Les âges du monde. Fragments, dans les premières versions de 1811 et 1813
Schelling Friedrich von
PUF
27,00 €
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EAN :9782130440345
Aucun concept n'est tenu depuis fort longtemps en aussi, piètre estime que celui de temps." Ecrire sous la dictée du temps l'histoire de l'Absolu tel qu'il commence à s'éveiller de sa torpeur dans la nuit des temps, voilà l'ambition de cette reconstitution de la vie divine originelle au cours de laquelle nous assistons au "commencement du temps" sur fond d'une éternité qui est "fille du temps". Où la recherche philosophique se fait récit, narration de l'Absolu qui se présente comme un "système des temps" ou une "généalogie du temps" dont le système des temps humaine ne constitue qu'une réplique pour laquelle seule vaut le mot de l'Ecclésiaste : rien de nouveau sous le soleil. Ambition peut-être démesurée, comme semble en témoigner l'inachèvement du grand oeuvre projeté des Ages du monde, dont les différentes versions ne nous donnent que le Livre du passé, mais qui va de pair avec l'effort héroïque de retrouver le sens d'une authentique temporalité, dans une audacieuse méditation sur le temps où se fait jour la thèse centrale, dans ces versions de 1811 et de 1813, du caractère organique du temps. Où il s'avère que passé, présent et avenir, loin d'être donnés à l'homme, ne peuvent être que conquis par une victoire sur soi. Ainsi s'annonce le singulier renversement que Heidegger formulera dès 1924 : nous ne sommes pas dans le temps, nous sommes temps. Par là se dessinent aussi les contours de cette "histoire supérieure" à laquelle s'attachera la dernière philosophie. Voici donc la première traduction française intégrale du dernier tome des Oeuvres de Schelling, publié en 1946 par Manfred Schroner.
Nombre de pages
368
Date de parution
01/03/1992
Poids
493g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782130440345
Titre
Les âges du monde. Fragments, dans les premières versions de 1811 et 1813
Auteur
Schelling Friedrich von
Editeur
PUF
Largeur
150
Poids
493
Date de parution
19920301
Nombre de pages
368,00 €
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Autour des célèbres Recherches sur l'essence de la liberté humaine de 1809 sont ici rassemblés cinq autres textes fondamentaux issus de la période «médiane» de la longue carrière philosophique de Schelling : les deux séries d'Aphorismes de 1805-1806, les Conférences de Stuttgart de 1810, les Leçons d'Erlangen de 1821, et un fragment à peu près contemporain, resté longtemps inédit. En mettant en évidence l'endurance, c'est-à-dire l'unité et la rigueur de l'entreprise schellingienne, ce livre espère contribuer à effacer l'image mythique et tenace d'un philosophe «romantique», voire «irrationaliste».
En dépit de l'apparente diversité de leurs objets, les deux parties qui composent cette Introduction à la philosophie de la mythologie traduisent un unique dessein : opposer à la dialectique hégélienne alors triomphante une dialectique plus authentique, car reconduite à sa source grecque - chez Planton, mais aussi, de manière plus inattendue, chez Aristote. Le ressort de cette dialectique consiste dans l'auto-élimination progressive de tout ce qui est de l'ordre de l'hypothèse, du possible, de la «puissance», pour que surgisse, à la fin, la singularité nue et inébranlable d'un fait.La première partie, la plus anciennement rédigée, applique cette méthode à la mythologie, et, après avoir fait s'effondrer les différentes «explications» de celle-ci, débouche sur l'historicité radicale du processus au long duquel, dans la métamorphose réglée des dieux, se constitue la «religion sauvage» de l'humanité. La seconde partie, qui représente en philosophie le dernier mot de Schelling, va soumettre au travail dialectique le contenu le plus immédiat de la pensée, l'idée de l'Etre (ou de l'Etant, >, comme préfère dire Schelling, là encore fidèle aux Grecs), dont la patiente et minutieuse déconstruction dégagera le noyau caché, l'acte pur d'exister, que la raison ne peut plus contenir et qu'elle doit poser hors d'elle-même comme le point de départ d'une philosophie encore inouïe - la philosophie positive.
L'entrée sur la scène philosophique du jeune Schelling qui s'engage dans la problématique kantienne fut "fracassante". Mais la "refondation", si elle passe d'abord par l'affirmation du primat de la liberté, débouche aussi sur l'énigme de la liberté humaine finie, que Schelling ne cessera de méditer. En soulignant l'ambiguïté de l'intuition intellectuelle, les Lettres témoignent de la percée au-delà de Kant, ouvrent le débat avec Fichte et marquent les premiers jalons de la métaphysique achevée.
Lyotard politiqueYves Charles Zarka, EditorialI. Dossier: Lyotard politiqueJean-Michel Durafour et François Frimat, PrésentationJean-Michel Salanskis, Difficile politiqueAmparoVega, Socialisme ou Barbarie et le militantisme de Lyotard Bruno Chaouat, La clameur originaire du politiqueJean-Louis Déotte, Le paradoxe des Immatériaux: entre répulsion et fascinationClaire Pagès, Les Marx de LyotardGaëlle Bernard, Sur la crise « postmoderne » de la légitimation et la confusion des raisonsJean-François Nordmann, Rompre avec l'horizon de l'émancipation démocratiqueCorinne Enaudeau, La politique entre nihilisme et histoireII. Grand article inédit« Peinture et désir », conférence inédite de Jean-François Lyotard à la Sorbonne de 1972, présentation pour François Frimat et Jean-Michel Durafour III. Vie PolitiqueJacques de Saint-Victor, présentationPierre-Noël Giraud, Maurice Allais: « Celui qui avait tort d'avoir raison »Christian Godin, Excuses et attritions publiques: une nouvelle mode inquisitorialeVincent Michelot, Les Tea Parties: entre populisme et conservatismeJean Yves Camus, Le processus de normalisation des droites radicales en EuropeMarie Holzman, Chine: un prix Nobel de la paix que ne passe pasIV. Vie IntellectuelleChristian Godin, présentationChristian Godin, « La culture pour chacun »: Une nouvelle politique culturelle?Charlotte Lacoste, La fascination du mal: une nouvelle mode littéraireDiane Scott, Guitry ou l'inattendu de la réconciliation nationaleReynald Lahanque, Houellebecq ou la platitude comme styleYvon Quiniou, Le spectre moral de MarxV. RecensionDolorès Lyotard, Jean-François Lyotard: questions au cinéma (Ce que le cinéma se figure), PUF, coll. « Intervention philosophique », Paris, 2009, par Jean-Michel Durafour
Résumé : Qu'est-ce qui s'éduque dans L'Education sentimentale ? Ni le sentiment, réduit à la blague du sentimentalisme individuel et collectif, ni le " jeune homme " dont l'histoire ne rejoint pas une Histoire en rupture de sens, ni les héros sans héroïsme d'une Révolution manquée, ni le genre du roman, désormais fondé sur la " négation du romanesque ".
Cet essai parcourt les textes de référence classiques de Descartes, de Rousseau ou encore de Cervantès, pour montrer comment tous participent à l'écriture du monde.
Résumé : Ce livre fait un point très complet sur la crise de 1929. Il couvre tout le temps et l'espace de cet événement majeur. Il examine en détail toutes les grandes explications proposées à ce sujet. Mais il avance également une thèse originale : la crise de 1929 y est présentée comme une crise de l'émergence américaine. Ce sont les conditions de cette émergence, la rapidité. avec laquelle elle a eu lieu, qui ont fait la grande dépression. De la même façon qu'une île surgie du fond de l'océan, montant à toute allure à la surface, sera en équilibre intérieur instable et va lever une vague qui ira balayer les continents déjà établis. Crise de l'émergence américaine, la crise de 1929 l'est à un double titre, à la fois sur le plan intérieur américain et sur le plan international. Sur le premier de ces plans, il faut souligner que le monde américain a longtemps accordé une place très importante aux entrepreneurs individuels. Or, en quelques dizaines d'années, à la jonction des XIXe et XXe siècles, cet univers a été transformé en un monde où prédominent sociétés et salariat. Du contraste violent entre ces deux états a surgi, au XXe siècle commençant, la faille cachée de l'économie américaine. La colonisation intérieure a joué ici un rôle décisif. Les conditions de cette colonisation ont fait le très faible degré de marchandisation et de salarisation, et la très forte présence des entrepreneurs individuels. Mais ces mêmes conditions (c'est-à-dire un territoire neuf) ont fait la très rapide montée ultérieure de la marchandisation et de la salarisation, une fois la colonisation terminée et la fin de la frontière proclamée. La crise de 1929 trace ainsi une ligne de partage dans l'histoire des fluctuations économiques : elle ouvre l'ère des crises salariales. L'émergence américaine aura joué également un rôle décisif au plan international. La montée de la puissance américaine a été en effet tellement rapide qu'elle a empêché, à un moment crucial, le Royaume-Uni de jouer son ancien rôle stabilisateur, sans que les Etats-Unis soient pour autant déjà capables de remplacer la vieille Angleterre. Cette double incapacité s'est manifestée lorsqu'à la fin de la Première Guerre mondiale l'Allemagne a été abandonnée à son sort. Elle s'est faite cruellement sentir à nouveau, en 1931, à l'occasion de la crise bancaire allemande et de la chute de la Livre anglaise. Dans sa dimension internationale, la crise de 1929 est donc celle de l'entre-deux, celle d'une guerre inachevée. Il faudra une deuxième guerre mondiale pour mener les choses à leur terme et répondre aux questions que la première n'avait fait que poser.