Les relations tumultueuses entre éthique et commerce de matériels d'armement ne sont pas récentes. Elles ont même modelé une partie du subconscient des générations contemporaines marquées par L'Histoire. Dans ce contexte, et au moins celui des deux derniers siècles, il ne faut donc pas s'étonner que l'éthique ait conduit les populations et leurs dirigeants à s'interroger progressivement sur Le bien-fondé de la vente de matériels d'armement. Ces mêmes interrogations ont amené, de façon quasi unanime, toutes les grandes religions à conclure que la protection de la population constituait un devoir absolu et que la légitime défense imposait une réponse proportionnée à l'agression, mais juste suffisante pour y mettre fin. Face à ces tendances contradictoires et à bien d'autres, en ce début de 21e siècle, il importe que chacun puisse disposer d'arguments et, ainsi, se forger sa propre opinion pour en débattre.
Nombre de pages
92
Date de parution
22/03/2019
Poids
119g
Largeur
135mm
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EAN
9782343170619
Titre
Ethique et armement. Le commerce des armes
Auteur
Schaeffer Fabien ; Somekh Guy
Editeur
IMPLIQUES
Largeur
135
Poids
119
Date de parution
20190322
Nombre de pages
92,00 €
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Écrire un livre que je ne sentais pas. Jamais ! Bien sûr, la dure nécessité économique et les lettres de rappel d'huissiers qu'on ignore tellement elles ressemblent à des lettres d'huissiers, me poussaient à ravaler mon orgueil et à accepter le boulot. Mais je ne voulais pas céder à cette veule et lâche facilité qui consiste à accepter de faire ce que l'on ne veut pas faire, étalon universel de cette indigne fausse dignité humaine.
Musique pour le temps présentLe 18 mars 1950, dans la respectable salle de l'École nor - male de musique, a lieu le « premier concert de musique concrète » par Pierre Henry et Pierre Schaeffer, Sym - phonie pour un homme seul. Les auditeurs y vivent une expérience inédite : en l'absence de musiciens, ils découvrent non seulement des sons inouïs, mais des assemblages sonores dont il est impossible de dire s'ils obéissent à des lois décidées par leurs auteurs ou s'ils tiennent du hasard. Étrange, pour ne pas dire étranger, ce nouveau langage est-il encore un langage ? Cette recherche aboutit en 1966 à la publication du Traité des objets musicaux, discours de la méthode d'une recherche musicale et récit d'une aventure artistique sans précédent. Définition de l'objet sonore, morpho - logie et typologie des sons, apparition d'un solfège généralisé, nouvelle géographie musicale et recherche à partir du sonore d'un langage musical refondé : tandis que la peinture est devenue abstraite, la musique se fait concrète. Désormais, tous les sons du monde sont éligibles à entrer dans la musique.
Les années quatre-vingt-dix ont vu une renaissance remarquable des réflexions philosophiques consacrées à l'esthétique. Et d'autant plus étonnante que ces débats ont trouvé, au moins momentanément, un écho public au-delà de la sphère de la philosophie professionnelle, notamment dans ce qu'il est convenu d'appeler "le monde de l'art". De là à croire à une renaissance de la doctrine esthétique elle-même conçue comme une discipline philosophique fondatrice, il n'y a qu'un pas, que certains philosophes se sont empressés de franchir. L'objet de cet essai est de montrer le caractère illusoire d'une telle croyance - ou même d'un tel espoir.
Contempler un tableau ou un paysage, écouter une pièce de musique, s'immerger dans un univers sonore, lire un poème, voir un film : telle est l'expérience esthétique. Or, dans chaque culture humaine, elle est de toutes les expériences communément vécues à la fois la plus banale et la plus singulière. Singulière car elle a pour condition qu'on s'y adonne sans autre but immédiat que cette activité elle-même ; banale, car elle n'en demeure pas moins de part en part une des modalités de base de l'expérience commune du monde. Elle exploite le répertoire de l'attention, de l'émotion et du plaisir mais elle leur donne une inflexion particulière, voire paradoxale. Il s'agit donc, démontre Jean-Marie Schaeffer, de comprendre non pas l'expérience des oeuvres d'art dans sa spécificité, mais l'expérience esthétique dans son caractère générique, c'est-à-dire indépendamment de son objet. Si l'expérience esthétique est une expérience de la vie commune, alors les oeuvres d'art, lorsqu'elles opèrent esthétiquement, s'inscrivent elles aussi dans cette vie commune. Mais n'est-ce pas là ce qui peut arriver de mieux et aux oeuvres et à la vie commune ? Faisant appel aux travaux de la psychologie cognitive, aux théories de l'attention, à la psychologie des émotions et à la neuropsychologie des états hédoniques pour en clarifier la nature et les modes de fonctionnement, l'ambition philosophique de cet ouvrage est de comprendre le comment de l'expérience esthétique - la généalogie évolutionnaire de cet emploi si singulier de nos ressources cognitives et émotives - et le pourquoi - ses fonctions, existentielles tout autant que sociales. Après cela, il sera difficile de penser l'expérience esthétique comme autrefois.
« Vous allez au Japon ? Quelle chance vous avez ! », me disent, en ch?ur, beaucoup de mes amis du Caire. « Alors, vous allez voir », m'affirment ceux qui connaissent ou font un peu semblant. Et s'en suit une longue liste, baroque autant qu'étrange, digne d'un inventaire « à la Jacques Prévert », de ce que le Japon évoque surtout pour eux. Bien sûr, les sushis et le « Fujiyama », les cerisiers en fleurs et les kakemonos : l'empereur Hiro Hito et Madame Butterfly ; le sumo et Madame Chrysanthème ...