Qui entendra nos cris ? Dix témoignages des femmes d'Afghanistan
Sayas Mursal ; Divantchegui Zaher ; Sureau Ayyam
L'OBSERVATOIRE
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EAN :9791032927021
Rédigé à partir de témoignages recueillis à Kaboul, ce livre révèle les visages martyrisés des femmes d'Afghanistan. Des visages pleins de douleur et de force, qui refusent de se taire, et qui crient pour qu'enfin s'éveillent nos consciences. Voici Sonbol, mariée à l'âge de 11 ans ; Arghawan, prostituée par un mari qui préfère les jeunes garçons ; Taherah, réduite en esclavage par sa belle-famille ; Saman, offerte pour conclure un arrangement financier ; Homayra, qui cache à ses collègues les traces des coups qu'elle reçoit à la maison ; Reyhan, abusée par celui qui semblait le plus tendre des pères ; Benafsha, qui voit son mariage d'amour détruit par la haine entre les ethnies ; Golnar, tenue responsable de l'infertilité de son couple ; Palwashah, orpheline puis veuve de guerre, violée par un "saint homme"... Femmes martyrisées, battues, brûlées, insultées, humiliées. Femmes que Mursal Sayas a retrouvées dans la solitude des maisons-refuges et des hôpitaux psychiatriques. Ces récits, qui exposent les cruautés inimaginables commises au nom de la tradition, de la religion et de la coutume, ne cherchent pas à attendrir : ils cherchent à réveiller. A déchirer le voile de l'ignorance. A secouer les préjugés. A rendre à toutes ces victimes leur impeccable dignité.
Les nouvelles technologies de l'information et de la communication (TIC) s'imposent de nos jours comme l'un des déterminants de la presse écrite. L'auteur s'interroge sur les conditions d'appropriation des nouvelles technologies de l'information dans un environnement professionnel, celui de la presse écrite congolaise, encore marquée par le dénuement technologique.
De Camus, Hannah Arendt disait en 1952 qu'il était "sans aucun doute pour le moment le meilleur homme en France" parmi ses pairs qu'elle trouvait "tout juste supportables" . Comment expliquer un jugement aussi tranché à l'encontre d'un milieu intellectuel où l'écrivain algérois côtoyait pourtant Jean-Paul Sartre, Maurice Merleau-Ponty ou encore Georges Bataille ? C'est que l'auteur de L'Homme révolté a su incarner, à une époque d'extrême polarisation du débat d'idées, le difficile équilibre de la nuance. Sa lucidité, dont son ami Char disait qu'elle est la blessure la plus rapprochée du soleil, face à la réalité de l'idéologie totalitaire et son refus obstiné de céder aux sirènes du manichéisme ont fait de lui un penseur souvent caricaturé et incompris. Les Justes, Lettres à un ami allemand, Le Mythe de Sisyphe, La Chute... A l'heure de l'immédiateté numérique et de la polémique permanente, il importe plus que jamais d'entendre cette pensée exigeante, tendue comme un fil d'Ariane entre des extrêmes mortifères.
La Nakba, la "catastrophe" : tel est le nom que les Palestiniens donnent à la guerre de 1948, événement désastreux qui provoqua le départ de quelque 850 000 réfugiés palestiniens. Du côté israélien, 1948 fut une guerre d'indépendance victorieuse qui aboutit à la création de l'Etat d'Israël. Israël s'est construit autour de cet événement, politiquement et "symboliquement". Très tôt, l'historiographie israélienne s'est emparée de cette victoire pour en tirer des "mythes fondateurs", tels que "une terre sans peuple pour un peuple sans terre", "les Palestiniens ont fui les combats volontairement", ou encore "Israël a accepté la partition de l'ONU en 1947 alors que les Arabes l'ont refusée"... Tous ces récits mythiques sont ici revisités et, souvent, mis à mal. Depuis quelques années déjà, se développe en effet en Israël une nouvelle historiographie qui remet en cause la version officielle israélienne des faits, et notamment le problème des réfugiés palestiniens. Eugene L. Rogan et Avi Shlaim, deux éminents historiens du Moyen-Orient contemporain, ont rassemblé les contributions des meilleurs "nouveaux historiens" israéliens et universitaires arabes et occidentaux, pour offrir un regard totalement neuf sur la guerre de 1948, afin d'en comprendre les enjeux historiques et contemporains. Avec Fawaz A. Gerges, Rashid Khalidi, Joshua Landis, Benny Morris, Laila Parsons, Charles Tripp.
Depuis la résolution des Nations unies sur le partage de la Palestine et la proclamation de la création d'un Etat juif par David Ben Gourion en 1948, le Proche-Orient n'a jamais trouvé la paix. Pourtant, au début des années 1990, la main tendue de Yasser Arafat, qui reconnaît, de fait, l'existence de l'État d'Israël, et la réponse d'Itzhak Rabin laissent entrevoir la possibilité d'un accord de paix. L'espoir est de courte durée: le discours de paix de Rabin sera son dernier, et l'Autorité palestinienne représentée par Arafat sera affaiblie par les luttes internes et les pressions politico-militaires israéliennes.
Comment un État né comme refuge au lendemain de la Shoah peut-il exercer un régime d'oppression ? Comment le sionisme a-t-il pu évoluer d'un mouvement de libération et d'auto?détermination vers une idéologie ethno-nationaliste ? Par quels renversements tragiques de l'histoire a-t-on pu en arriver là ? Omer Bartov répond à ces questions vertigineuses en mêlant son analyse politique à un récit plus intime. Il raconte l'histoire des violences extrêmes à l'encontre des Palestiniens, décrypte la persistance de l'antisémitisme et la stigmatisation des critiques d'Israël. Écrit avec la douleur vive du présent, ce livre esquisse surtout un scénario pour l'avenir, rappelant que seule une pression internationale massive peut enrayer la plongée de l'État hébreu dans l'abîme. Omer Bartov est un historien israélo-américain, spécialiste de la Shoah. Il est professeur d'histoire européenne à l'université de Brown (États-Unis). Il est l'auteur d'Anatomie d'un génocide. Vie et mort dans une ville nommée Buczacz (Plein Jour, 2021 ; Champs, 2024), et L'Armée d'Hitler. La Wehrmacht, les nazis et la guerre (Les Belles lettres, 2024). Traduit de l'anglais par Lise Vermont
5 juin 1967-4 juin 1982 est une étape décisive de la question de Palestine, le moment où le conflit israélo-arabe connaît son apogée pour ensuite tendre à se transformer en conflit israélo-palestinien. L'occupation par Israël de la totalité de la Palestine mandataire remet en avant la dimension première du conflit, l'opposition des deux peuples. La révolution palestinienne contrecarre les projets des États arabes au risque d'une confrontation armée. La guerre de 1973 restaure l'honneur des États arabes et ouvre un processus de paix bien ambigu tandis que le Liban bascule dans une guerre civile qui attire à elle Israéliens et Palestiniens. Ce tome IV de la question de Palestine restaure le caractère unique de chacune des séquences historiques de cette période tumultueuse, les rendant pour la première fois intelligibles. C'est la première synthèse de ce genre issue d'un enseignement de plusieurs années au Collège de France. La description des événements permet de comprendre les mécanismes politiques du Moyen-Orient contemporain et l'évolution des sociétés, ainsi que les règles qui régissent les relations internationales dans cette région du monde.