Archives de sciences sociales des religions N° 182, avril-juin 2018 : Signes et scènes de la convers
Savy Pierre ; Sotinel Claire
EHESS
23,00 €
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EAN :9782713227387
La phénoménologie, la théologie, souvent aussi l'histoire, privilégient une approche de la conversion en termes d'itinéraires personnels, ou réduite à l'analyse de réseaux de sociabilité de faible rayon. Dès lors qu'elles se rendent visibles dans l'espace public, les conversions se dotent pourtant d'un contenu proprement politique. Elles engagent acteurs de la conversion et pouvoirs politiques dans un processus complexe de mise en signes et de mise en scène. Le dossier "Signes et scènes de la conversion" s'attache à l'histoire longue de ces politiques de la conversion, dans l'espace chrétien, de l'Antiquité à la période moderne. De la cité à l'Etat et à l'Empire, il en explore les jeux d'échelles et les enjeux d'institution et de représentation. L'article en varia, "Thérèse de Lisieux et la Russie", aborde l'internationalisation d'une dévotion en milieu catholique dans l'entre-deux-guerres, sous l'angle d'un agencement entre mobilisation des acteurs de terrain et régulation romaine.
Nombre de pages
284
Date de parution
13/09/2018
Poids
466g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713227387
Titre
Archives de sciences sociales des religions N° 182, avril-juin 2018 : Signes et scènes de la convers
Auteur
Savy Pierre ; Sotinel Claire
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
466
Date de parution
20180913
Nombre de pages
284,00 €
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Le livre envisage les politiques des Etats princiers du Nord de l'Italie (Savoie, Milan, Etats des Este, Mantoue) envers les Juifs à la Renaissance. Entités politiques hétérogènes parmi d'autres, dans des espaces où l'hétérogénéité était mieux acceptée que dans les systèmes républicains, les communautés juives bénéficièrent d'une relative bienveillance : c'est que le prince cherchait à réduire la diversité en imposant son autorité à tous, sous le concept fort de " sujet ", et s'efforçait ainsi de réaliser un programme politique qui n'était pas celui d'une société fluide et homogène, mais celui d'un pouvoir exercé sur de nombreux particularismes, largement acceptés pourvu que l'ordre, la sécurité et la justice fussent respectés. Les Juifs, considérés comme des sujets comme les autres, voire comme des citoyens, bénéficièrent, un temps, de ce modèle politique.
Savy Pierre ; Berthelot Katell ; Kichelewski Audre
Cet ouvrage, composé de quatre-vingt textes courts consacrés à des dates-clés, propose un voyage à travers le monde et plus de trois millénaires d'une histoire extraordinairement riche, complexe et mouvementée. Un voyage qui permet de découvrir des individus et des familles unis (ou non) par une foi, une appartenance, des traits culturels, des pratiques, mais aussi par une histoire commune. La chronologie plurimillénaire du peuple juif ne se réduit pas à une quête qui, de l'exil au retour en Israël ? où vit désormais la moitié de la population juive mondiale ?, ferait de l'expérience diasporique une vaste parenthèse. De 1207 avant notre ère à 2015, chaque texte est consacré à une date de l'histoire des Juifs, heureuse ou tragique, interne à la vie des communautés ou relevant de l'histoire générale ; célèbre, comme l'expulsion d'Espagne en 1492, ou méconnue. Elles forment un exceptionnel panorama de l'histoire et de la culture juive.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.