La journée d'étude des vingt ans du Centre de Psychologie Clinique a suscité l'envie de donner une forme écrite aux réflexions partagées entre étudiants, enseignants et professionnels en partant de notre expérience singulière d'un lieu de consultation, de formation et de recherche en clinique, le C.P.C. rattaché à l'I.P.S.A. au sein de l'Université Catholique de l'Ouest - Angers. On constatera, à la lecture de cet ouvrage, que la transmission de la clinique du Sujet, dans laquelle chacun est engagé à sa place dans l'Université, fait l'objet, à quelques nuances près, d'un consensus sur les principes fondamentaux. Ils sont inspirés par une éthique psychanalytique initiée par Freud, qui a subi de multiples inflexions, se référant toutes à l'hypothèse de l'Inconscient. L'expérience accumulée et l'actualité des débats sur cette convergence nous obligent, avec le recul, à reformuler la question de l'éthique qui préside à notre implication dans la transmission des savoirs et des expériences pratiques. Cette reformulation passe par un triple questionnement: Les outils de la transmission: Tutorat, encadrement des stages par des professionnels sur le terrain nous interrogent sur le lien entre transfert de savoir et savoir du transfert. Une collaboration dans la pratique entre enseignants et étudiants dans le cadre de l'accueil de la souffrance psychique dépasse la dialectique maître-élève et invite à la subversion du rapport pédagogique. L'apport extra-universitaire intégré dépasse le cadre de la délivrance du diplôme et la validation du titre professionnel.
Nombre de pages
201
Date de parution
09/10/2008
Poids
280g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296064003
Titre
La transmission de la clinique à l'Université
Auteur
Savinaud Claude ; Grosbois Philippe
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
280
Date de parution
20081009
Nombre de pages
201,00 €
Disponibilité
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Cet ouvrage est le produit d'une réflexion d'un groupe de chercheurs qui tente, depuis une dizaine d'années, de faire vivre et cohabiter les approches psychanalytiques et les autres courants de pensée en sciences humaines dans un discours ouvert. Voici le cheminement de l'expérience singulière de l'écriture à plusieurs voix qui anime l'équipe de recherche sur la clinique psychanalytique, les processus philosophiques et existentiels, et l'esthétique.
Cet ouvrage collectif a été réalisé par une équipe de recherche universitaire du Centre de Recherche de l'Institut de Psychologie et de Sociologie Appliquées (I.P S.A. - U.C.O., Angers). Ce Groupe d'Etude " des processus normaux et pathologiques dans les champs sublimatoires " est composé pour la plus grande part d'enseignants-chercheurs auxquels s'adjoignent quelques praticiens professionnels et doctorants. Dans la continuité de l'approche menée autour du Temps, il élabore la question de la pensée : - dans son acception philosophique, phénoménologique, - en tant que processus psychique conscient-inconscient, - comme procédé organisationnel neurophysiologique et de traitement de l'information. De la pluralité des modes de pensée à l'éclatement des références conceptuelles, comment envisager les processus de pensée comme modes subjectifs d'appropriation du réel ? Sera exploré le hiatus entre phénoménologie (Heidegger) et psychanalyse (Freud) sur la question de l'être pensant-pensé. Une approche par les neurosciences de cette question suppose une redéfinition des notions et concepts communs (l'inconscient, la mémoire, le rêve etc.) mais surtout des modélisations de référence. Elle propose l'hypothèse d'un inconscient " biologique ", indépendant de l'historicité singulière du Sujet, dont le modèle théorique serait inspiré des théories de l'information les plus récentes. Du côté de la psychopathologie, en articulation avec une réflexion sur " l'impensable ", ce groupe confronte les théories à la pratique clinique dans les limites de leur domaine d'implication : les problématiques somatiques, les pensées délirantes et les phénomènes " élémentaires " qui les accompagnent, l'expérience mystique comme pensée du vide, la création et le génie, la folie du " penseur " et la question de la jouissance. Travailler " aux frontières " des domaines de validité des savoirs est une source de renouvellement de la pensée scientifique. La " clinique " emprunte cette voie. Un questionnement sur cette démarche qui vise le singulier pour atteindre l'universel s'imposait. Une revue des concepts autour de la " Pensée ", tels que Jacques Lacan en a renouvelé la formulation, soutiendra l'effort du lecteur souhaitant s'y engager à son tour.
Au décours de l'adolescence notamment, les transgressions sont monnaie courante. Elles font parfois appel à une réponse judiciaire ou sanitaire, laquelle s'assortit souvent d'une incitation à aller voir du côté des motifs de l'acte transgressif, pour en débrouiller les arcanes inconscients. Notre travail de praticien de la psychopathologie nous amène à en proposer une écoute psychanalytique qui tente de dépasser les limites des a priori sociétaux et moraux pour en formuler une approche dynamique.Que nous disent ces actes ? À quel nouage de problématiques impliquant le corps, le désir, l'interdit, tentent-ils de répondre ? Quelle position le thérapeute peut-il adopter face à ce paradoxe d'un acte qui s'oppose à la parole tout en manifestant un désir de se faire entendre, voire de faire reconnaître le Sujet dans le déni de cet acte parfois irréparable ...Notre approche vise à fonder une écoute de la transgression sur une clinique du Sujet qui ne le catégorise pas en termes de « malade mental » mais l'accompagne dans les méandres de ses trajectoires subjectives pour en démêler le cours. Ainsi peuvent se rejoindre les conceptions les plus avancées de la psychanalyse d'inspiration freudienne/lacanienne et une « clinique de l'acte », au cas par cas, exemplaire de la complexité des enjeux intersubjectifs de la modernité.
Les violences sexuelles seraient-elles l'expression d'une « maladie infanto-juvénile du néolibéralisme » ? Comment ne pas en passer par l'analyse d'une intersubjectalité sociale pour penser le traitement de ces violences impensables et restituer au Sujet sa responsabilité ...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...