Un projet colonial sans lendemain. Le chemin de fer de Bangui-Tchad (AEF)
Sautter Gilles
EHESS
23,00 €
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EAN :9782912915009
Voici l'essentiel du rapport commander en 1958 au géographe Gilles Sautter au sujet de la construction d'un chemin de fer reliant le Tchad à l'Oubangui-Chari. Il s'agissait d'améliorer les conditions de transport mais aussi d'organiser un territoire à l'échelle de l'Afrique Equatoriale Française et d'en faciliter le contrôle politique. La voie ferrée Congo-Océan, achevée en 1934, était la première phase de ce grand projet dont le Bangui-Tchad devait constituer le prolongement naturel et le terme en reliant les régions les plus septentrionales, peu peuplées, de l'Afrique Equatoriale Française à la côte ouest africaine. La mise en place des infrastructures constituait une priorité à la fin des années cinquante. Le Bangui-Tchad resta pourtant une entreprise sans suite. Pourquoi alors publier un texte écrit, il y a plus de quarante ans, sur un projet de chemin de fer jamais réalisé ? C'est que ce travail de commande constitue, à la veille de l'Indépendance, la meilleure étude de l'économie de la région Tchad - Haut-Oubangui. Le raisonnement s'appuie systématiquement sur un jeu de cartes géographiques et présente une méthode originale d'étude des transports. C'est parce qu'il contient aussi des analyses toujours pertinentes sur la complémentarité économique entre zones écologiques diversifiées, comme le souligne Claude Arditi, anthropologue spécialiste du Tchad, préfacier de la présente édition. Ce document à garder en archives est une sorte de chef-d'œuvre, témoignage d'une époque et d'un homme, alors jeune chercheur, porté par l'enthousiasme des découvertes et le souci d'une géographie appliquée à ce que l'on n'appelait pas encore le développement.
Nombre de pages
325
Date de parution
07/02/2000
Poids
570g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782912915009
Titre
Un projet colonial sans lendemain. Le chemin de fer de Bangui-Tchad (AEF)
Auteur
Sautter Gilles
Editeur
EHESS
Largeur
145
Poids
570
Date de parution
20000207
Nombre de pages
325,00 €
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Préface de Claude AlphandéryFondée en 1988, France Active est un réseau associatif qui finance et accompagne chaque année plus de 7 000 entrepreneurs, favorisant ainsi la création ou la sauvegarde de plus de 35 000 emplois dans le secteur de l'économie sociale et solidaire.À l'occasion de son trentième anniversaire, son président dresse le tableau d'un mouvement d'entrepreneurs engagés dont l'ambition est de bâtir une société plus juste.Partant du contexte socio-économique de sa création ? la fin des Trente Glorieuses ? jusqu'au développement récent de nouveaux outils de financement, comme le capital-risque solidaire, en passant par l'essor de l'épargne solidaire grâce à l'action résolue d'Edmond Maire, Christian Sautter revient sur les grandes étapes qui ont marqué l'histoire de France Active. En donnant de nombreux exemples d'initiatives entrepreneuriales soutenues par un réseau composé aujourd'hui d'une association nationale, de 42 associations territoriales et de 2 sociétés financières, il démontre que la lutte contre les inégalités se joue au quotidien, au plus près des territoires et des personnes fragilisées par le chômage.
Pour le monde occidental englué dans la crise, depuis maintenant plus de vingt ans, il y a un véritable mystère japonais : d'où vient cette formidable résistance des Nippons au chômage ? Comment en expliquer la persistance, quand le Japon doit affronter, comme tous les autres pays développés, la robotisation, les révolutions technologiques et, depuis peu, la concurrence de jeunes pays voisins ? Cela doit tout particulièrement faire réfléchir les Français. La France et le Japon sont deux pays frères. Démocratiques l'un et l'autre, ils reposent sur deux économies capitalistes efficaces qui ont su conserver, jusqu'à présent, une protection sociale forte, un haut niveau d'éducation et une réelle fierté identitaire. Économies de marché, les deux systèmes ont en même temps laissé l'État jouer un rôle très important de "développeur". Enfin, la France et le Japon connaissent les peurs et les espoirs que suscitent leurs intégrations, la première au sein de la Communauté européenne, le second au sommet de la pyramide asiatique. Il y a donc tout profit à faire dialoguer ces deux nations. La France y reçoit une belle leçon.
Un tour du monde... à la Papy. "A l'aube de mes années sixties," écrit l'auteur, "il ne fallait pas attendre d'être impotent, malade ou mort pour réaliser ce projet." Mais, pour Jean-Michel Sautter, la navigation n'est rien si elle n'est rencontre. Rencontre d'un homme avec la mer, le vent, les paysages. Rencontre avec soi-même face au danger. Mais l'essentiel est bien ailleurs... Au fil de cette longue route, chaque étape est la porte d'un autre monde. Un monde qui vous prend comme vous vous donnez à lui. Ce passionnant carnet de voyage, décrit, d'une plume précise mais sensible, ces rencontres, ces amitiés qui se nouent entre semblables, mais si différents. Des hommes dont l'histoire est façonnée par des climats, des paysages, des sociétés dont l'auteur livre les clés avec simplicité. Avec humour, il débusque derrière mille et une anecdotes le sens profond de son passage sur mer: la rencontre avec l'autre est le trésor caché, la richesse du voyageur. Un livre d'aventure, oui, mais à hauteur d'homme. "A soixante ans, Jean Michel, la vie est finie..." lui dit Denis, un pêcheur polynésien. Ce tour du monde à la Papy démontre qu'à soixante ans, la vie grandit encore...
Pourquoi publier mille Lettres écrites chaque semaine entre la Saint-Valentin de 2001 et la Saint-Valentin de 2023 ? Pour montrer qu'il est possible de décrypter la complexité du monde, de s'émerveiller du foisonnement des initiatives, d'agir pour rendre la société plus juste, plus solidaire, plus écologique. Voir loin, agir proche ! En observant la France, l'Europe et le monde sous un "grand angle", Fauteur met en lumière l'unité de l'humanité formée de peuples différents et également respectables. Un citoyen qui reste engagé parle aux citoyens qui veulent litre. Les jeunes lecteurs y trouveront un antidote aux prétentions de l'économie néo-libérale qui entend régenter nos vies, nos démocraties, notre environnement naturel. Les lecteurs actifs au siècle précédent découvriront que la nostalgie et la résignation ne sont pas de mise car la société civile fait surgir des entreprenante qui deviennent entrepreneurs du bien commun. Partout, sous les feuilles mortes du passé, jaillissent des jeunes pousses qui veulent résister et orner et c'est aux aines de les encourager. Voir loin, agir proche (Lettre 1). Mort d'un parti socialiste (125). Fin ou faim de démocratie (358). Hammace aux entreprenants (814). Monsieur Kimono et Madame Obi (853). Bal des vampiresäDavos (812). L'mfl de Pékin (819). La France tourne en rond (822). Debout, génération Erasmus (982). J'aime l'humanité (Lettre 1000).
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.