Qui se souvient de toi, le grand Niault, le chef de bande écrasé si jeune sous ta jeep, de toi Rémy, l'infirme de 14, de toi l'idiot qui mangeais les limaces, de toi Karl l'officier allemand si beau... ? A travers ces " Quelques vies oubliées " resurgissent du passé des personnages attachants. Au récit de l'enfant, à travers son journal, répondent les réflexions du père. Le jeune narrateur nous livre aussi sa révolte, la découverte du monde impitoyable des adultes, la découverte de la mort. C'est la chronique, dans les années trente, d'un petit village au creux de la Vendée. Au souvenir toujours vivace des massacres de la Révolution vont bientôt s'ajouter les troubles de l'occupation allemande et de la Libération. Malgré tout, on retrouve dans ce livre la joie d'être jeune et libre, tout le bonheur d'une enfance sauvage.
Nombre de pages
168
Date de parution
23/03/2007
Poids
110g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296024571
Titre
Quelques vies oubliées. Une enfance vendéenne
Auteur
Sauteron François
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
110
Date de parution
20070323
Nombre de pages
168,00 €
Disponibilité
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On la nommait la Cité du cinéma. Charles Pathé en était l'empereur. Avant la guerre de quatorze, la majorité des films réalisés dans le monde provenaient de cette usine de Vincennes et de ses studios de Joinville. Achetée par Georges Eastman, elle devint l'usine Kodak-Pathé. Puis, à l'ère du numérique, il fallut la détruire. L'auteur y vécut quarante ans. Ce récit déroule une aventure indutrielle étonnante, où l'on découvre des personnages hauts en couleur, des vies consacrées au travail et à la création d'une industrie qui change notre vie.
Le Quercy martyrisé fait suite à notre précédent livre, Deux beaux salauds, qui retraçait le drame de la rafle de 1200 personnes perpétrée, les 11 et 12 mai 1944, dans le Figeacois, parla féroce division Das Reich. Mais, avant de rejoindre le front de Normandie, cette dernière poursuivit ses massacres. Peu après son départ, la "division fantôme", tout aussi sanguinaire, fut chargée de continuer la lutte contre les Résistants. Enfin, les SS quittèrent la région. Commença alors pour le Quercy une période incertaine : règlements de compte après la Libération, femmes tondues, gangsters en liberté. Très vite, les politiques se disputèrent le pouvoir et les frères de combat commencèrent à s'entre-déchirer. Puis ce fut le retour des absents, prisonniers, STO, raflés, déportés. Il s'en était passé des choses en cinq ans ! Aussi ces hommes retrouvèrent-ils un pays qu'ils ne reconnaissaient plus. C'est cette page douloureuse de notre histoire que fait revivre l'auteur à partir de documents souvent inédits, de témoignages poignants d'anciens Résistants, de révélations que le temps écoulé permet maintenant d'affronter.
Jean Masbou, Figeacois miraculeusement épargné par la féroce division Das Reich, s'engagea à 18 ans dans la Résistance au moment du débarquement. Nous le suivons ici dans son apprentissage de la clandestinité, lors des sabotages de voies ferrées, ou à l'attaque d'un convoi allemand. Nous découvrons son quotidien de maquisard dans la région de Gabaudet, de Tulle, d'Oradour-sur-Glane, jusqu'à sa participation à la libération d'Egletons et de Toulouse.
Ce livre est-il une fiction ? Hélas non. C'est l'histoire vraie, incroyable, de la lente agonie de l'Eastman-Kodak. L'auteur se rend au salon du livre de Bétaille. A-t-il tout dit dans "Une si jolie usine" ? Non, il fallut détruire aussi l'usine Ultra moderne de Chalon sur Saône. Récit grave, parfois cocasse,de l'incompréhensible chute de cet empire.