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Psychanalyse et esprit du temps. Penser la normalité, la légitimité et la production de sens
Saurer Andreas
ITHAQUE
20,00 €
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EAN :9782490350216
Réunissant une demi-douzaine de contributions de psychanalystes de différents pays et courants, Psychanalyse et esprit du temps discute l'articulation entre psychanalyse et culture. Sont abordées la capacité de symbolisation dans le monde animal, l'acceptation de la normalité et de la légitimité à notre insu, la question du système de valeurs comme étayage du fonctionnement intrapsychique ou comme contre-investissement des fantasmes infantiles tout-puissants, ou encore la mise en latence de certains aspects de la théorie psychanalytique et l'abandon de la fonction de critique socioculturelle de la psychanalyse freudienne avec la montée du nazisme. Ce recueil vise à stimuler la réflexion sur cette problématique d'une très grande complexité sans vouloir tendre vers une pensée intégrative.
Nombre de pages
184
Date de parution
08/10/2021
Poids
190g
Largeur
131mm
Plus d'informations
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EAN
9782490350216
Titre
Psychanalyse et esprit du temps. Penser la normalité, la légitimité et la production de sens
Auteur
Saurer Andreas
Editeur
ITHAQUE
Largeur
131
Poids
190
Date de parution
20211008
Nombre de pages
184,00 €
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En 1952, dans son article sur "Les difficultés narcissiques de l'observateur devant le problème psychosomatique", Pierre Marty postule la capacité humaine de s'autodétruire "de façon pratique, effective", à savoir au moyen des affections et des maladies physiques. Introduisant une pensée révolutionnaire dans le champ des relations corps-esprit, cette hypothèse marque une rupture non pas avec la psychanalyse mais avec toutes les approches psychosomatiques qui l'ont précédée. Rigoureux, le corpus théorique de l'Ecole de Paris est un édifice d'une extrême cohérence. S'il est aujourd'hui fort connu et enseigné dans le monde, il n'est pas certain que sa complexité soit toujours pleinement saisie. A la différence de l'Ecole de Chicago et des thèses de Franz Alexander, le modèle français récuse l'idée d'un parallélisme entre certains profils de personnalités et des maladies spécifiques. Présentant le symptôme comme une probable trace du non-symbolisé, il réfute aussi toute idée d'une généralisation de la symbolisation. Ancré dans la métapsychologie freudienne et fondé sur l'économie des mouvements de la libido et sur le conflit psychique, il aborde la maladie principalement autour de trois axes : ridée d'une énergie commune aux fonctions psychiques et somatiques ; l'hypothèse d'une insuffisance des mécanismes névrotiques et de la faiblesse des défenses du moi ; enfin, la notion de "défenses somatiques" qui, en cas de surcharge de l'appareil psychique, pourraient suppléer aux insuffisances de la mentalisation. En réunissant quinze textes fondateurs de l'Ecole de Paris, ce volume nous offre une vision panoramique d'un demi-siècle de dialogue entre la psychanalyse et la psychosomatique sur les souffrances du corps et les spécificités de leur traitement.
Qu'appelle-t-on "symptôme" en psychiatrie ? Et de quel talent d'observateur faut-il créditer le clinicien qui essaie de regrouper les symptômes en syndromes, voire en maladies mentales ? Steeves Demazeux, après son enquête sur les classifications contemporaines (Qu'est-ce que le DSM ? , Ithaque, 2013), continue ici sa remontée dans le temps, en examinant l'émergence de la clinique psychiatrique, de ses origines chez Pinel à la crise qui la secoue au tournant des années 1950. A cette fin, il fouille le sol de la relation clinique, en amont du diagnostic, quand, au plus proche du patient, le psychiatre se met en quête des "signes" de la maladie. Les aliénistes ont longtemps cherché à constituer une "sémiologie" de la folie aussi respectable que celle des autres branches de la médecine. Très vite, cependant, ils ont hésité. Fallait-il voir dans ces signes et ces symptômes les éléments formels d'un tableau, les indices d'un trouble sous-jacent qui en serait la cause, ou les lettres d'un texte dont le sens nous échappe ? Une sémiologie psychiatrique n'est-elle pas au fond une chimère ? La psychanalyse n'a-t-elle pas hérité de ses impasses ? Et si c'était à des auteurs méconnus, voire méprisés, "numéristes" et modestes statisticiens d'asile, qu'il fallait enfin accorder la palme de l'objectivité ? L'histoire et la philosophie des sciences croisent ici des personnages inattendus, et pourtant tous nécessaires : Edgar Poe et Jacques Lacan, Carlo Ginzburg et Michel Foucault, les habitants de Manhattan, un photographe victorien spécialisé dans les gouttelettes, et plusieurs neurologues le marteau à la main. Au terme de ce parcours, Steeves Demazeux propose une refondation vigoureuse de notre épistémologie de la psychiatrie, qui doit changer et d'objet et de but
Qu'est-ce que l'identité personnelle ? Quelles sont les conditions qui assurent l'identité d'une personne à travers le temps ? Est-ce la continuité corporelle, ou celle des états mentaux, ou encore la permanence d'une substance immatérielle ? L'identité personnelle pourrait-elle avoir des degrés ? Qu'est-ce qui, en fin de compte, importe pour la survie ? En recourant à d'innombrables expériences de pensée, comme la transplantation du cerveau d'un corps à un autre, la téléportation, l'hypothèse d'une extraordinaire longévité, la scission du cerveau, la fission en deux jumeaux ou encore la fusion avec un autre, trois éminents philosophes contemporains, Derek Parfit, Richard Swinburne et David Lewis renouvellent les réflexions sur l'identité et la survie, en proposant trois réponses inédites et radicalement différentes.