Histoire et mémoires des temps coloniaux en Polynésie française
Saura Bruno
VENT DES ILES
29,00 €
Epuisé
EAN :9782367340814
Parce qu?il a pour l?essentiel trait à des sujets douloureux, embarrassants et conflictuels, j?aurais aimé ne pas écrire le présent ouvrage. Il m?a pourtant semblé qu?il convenait de le faire, pour des raisons à la fois morales et ??scientifiques??. Il s?adresse à tous les acteurs engagés dans l?histoire contemporaine de la Polynésie française, au premier rang desquels ses habitants désireux de mieux connaître les sources relatives à la colonisation de leurs îles et les résistances que celle-ci provoqua. C?est d?abord pour eux que j?ai écrit ce livre. J?espère qu?ils y trouveront matière à l?approfondissement de leurs connaissances et de leurs réflexions. Je le destine aussi destiné aux lecteurs français métropolitains, et notamment aux représentants de l?Etat en Polynésie française ainsi qu?aux tenants des autorités parisiennes en charge du "dossier polynésien", notamment dans ses aspects nucléaires. Enfin, dans le domaine "scientifique" - ou de la recherche - cet ouvrage tente de combler un certain vide existant dans les études anthropologiques et historiques relatives au passé récent de la Polynésie française, et plus précisément, à la mémoire de ce passé. Mon ambition est de rendre compte de façon synthétique de la mémoire ou peut-être des mémoires que les habitants de la Polynésie française d?aujourd?hui gardent ou nourrissent des "temps coloniaux"".
Nombre de pages
376
Date de parution
28/11/2015
Poids
625g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782367340814
Titre
Histoire et mémoires des temps coloniaux en Polynésie française
Auteur
Saura Bruno
Editeur
VENT DES ILES
Largeur
140
Poids
625
Date de parution
20151128
Nombre de pages
376,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Un célèbre mythe polynésien voit l?île de Tahiti naître sous les traits d?un poisson. En des temps très reculés, au nord de Tahiti, dans l?île de Ra?iatea ? qui se nommait encore Havai?i ?, une énorme anguille avala une jeune fille. Possédé, l?animal se mit à ébranler la terre, dont un morceau se détacha, prenant le large, devenant le poisson Tahiti. Les paroles finales du mythe sont très dépréciatives : Tahiti, île subalterne, n?aurait autrefois eu ni dieux, ni chefs sacrés (ari?i), contrairement à sa glorieuse terre-mère Ra?iatea-Havai?i. Qu?en était-il en réalité ? C?est à cette question que tente de répondre l?auteur, dans ce riche ouvrage qui interroge notamment le rayonnement régional du grand marae ? temple ? « international » de Taputapuatea de Ra?iatea, classé au patrimoine mondial de l?Unesco en 20174e de couverture : Un célèbre mythe polynésien voit l?île de Tahiti naître sous les traits d?un poisson. En des temps très reculés, au nord de Tahiti, dans l?île de Ra?iatea ? qui se nommait encore Havai?i ?, une énorme anguille avala une jeune fille. Possédé, l?animal se mit à ébranler la terre, dont un morceau se détacha, prenant le large, devenant le poisson Tahiti. Les paroles finales du mythe sont très dépréciatives : Tahiti, île subalterne, n?aurait autrefois eu ni dieux, ni chefs sacrés (ari?i), contrairement à sa glorieuse terre-mère Ra?iatea-Havai?i. Qu?en était-il en réalité ? C?est à cette question que tente de répondre l?auteur, dans ce riche ouvrage qui interroge notamment le rayonnement régional du grand marae ? temple ? « international » de Taputapuatea de Ra?iatea, classé au patrimoine mondial de l?Unesco en 2017
Une génération a passé depuis la parution en 1998 de l'ouvrage Des Tahitiens, des Français : leurs représentations réciproques aujourd'hui, dans lequel Bruno Saura faisait le point sur les questions identitaires contemporaines en Polynésie française.Si demeure l'évidence que les Tahitiens continuent d'entretenir une certaine distance avec les Français « métropolitains » installés dans leurs îles, le constat est aussi, aujourd'hui, celui d'une francisation croissante de leur propre société. L'intégration à la culture du colonisateur y produit chaque jour de nouveaux effets en matière de langue, de religion, de vie politique, de rapport au corps, au genre, à la famille, à l'habitat, aux loisirs. Il y a là une configuration originale, de l'ordre d'une assimilation culturelle accélérée, à l'intérieur d'une situation coloniale toujours largement consentie.
Teahupo'o, presqu'île de Tahiti. Là où la route finit, l'aventure commence. Au-delà, la brousse du Fenua 'Aihere ? et la vague la plus belle du monde. Le Graal de tout surfeur. D'un homme, elle fait un demi-dieu ou une ombre. Hiro le sait, lui qui brave la mort pour caresser ce mur d'eau. Quand sa soeur Moea revient après sept ans d'absence, il lui faut surfer leur passé. Une vague bien plus difficile à apprivoiser. Quant au paradis cristallisé, le voici menacé par lice, une drogue redoutable. Qui est ce Taj arrivé en mercenaire de la mer ? Que vient-il chercher ? Chacun porte en soi une déferlante. Une lame de fond qui peut tout dévaster. La famille, la raison, l'identité. Un livre-hommage à l'océan, qui questionne puissamment la fragilité.
Bleu, larvé dans son canapé, déambule avec paresse devant les programmes insignifiants du télécran. Le président est mort sous des mégaoctets d?insultes mais il s?en inquiète peu, il est en rade de clopes. Au travail règne l?ambiance tortionnaire des cols blancs rangés en batterie, répondant à des ordres brûlants depuis leurs cubiques. Il se sent claquemuré dans cette ville ravagée. Bientôt elle l?aura englouti comme ces millions d?existences anonymes. Un documentaire lui murmure « TA-HI-TI » et ces trois syllabes font tilt dans sa tête de branlomane végétatif. Intérieurement, c?est l?appel de la forêt. Dehors ? le déluge. Lui rêve de troquer une nécropole pour de délicieux jardins abandonnés mais ni Rose, sa belle revenue en train du Sud, ni Trézor son bichon maltais obsédé, ne semblent convaincus par ces idées saugrenues. Leur embrigadement spontané en quête de pays neuf reste conditionné par l?avachissement moutonnier de nos aventuriers autoproclamés4e de couverture : Bleu, larvé dans son canapé, déambule avec paresse devant les programmes insignifiants du télécran. Le président est mort sous des mégaoctets d?insultes mais il s?en inquiète peu, il est en rade de clopes. Au travail règne l?ambiance tortionnaire des cols blancs rangés en batterie, répondant à des ordres brûlants depuis leurs cubiques. Il se sent claquemuré dans cette ville ravagée. Bientôt elle l?aura englouti comme ces millions d?existences anonymes. Un documentaire lui murmure « TA-HI-TI » et ces trois syllabes font tilt dans sa tête de branlomane végétatif. Intérieurement, c?est l?appel de la forêt. Dehors ? le déluge. Lui rêve de troquer une nécropole pour de délicieux jardins abandonnés mais ni Rose, sa belle revenue en train du Sud, ni Trézor son bichon maltais obsédé, ne semblent convaincus par ces idées saugrenues. Leur embrigadement spontané en quête de pays neuf reste conditionné par l?avachissement moutonnier de nos aventuriers autoproclamés
Une réflexion personnelle d'une puissance hors du commun sur les questions raciales, culturelles et identitaires. En tant qu'Aborigène, Stan Grant a dû faire face toute sa vie à l'héritage raciste de son pays, l'Australie. Confronté dès l'enfance à l'adversité, il a réussi à y échapper grâce aux études et à la découverte des écrits de James Baldwin, devenant l'un des journalistes les plus reconnus d'Australie. Dans cet essai, Stan Grant réagit au racisme qu'il observe autour de lui, toujours aussi présent. Il décrit avec une passion et une sincérité déchirantes la colère, la honte et les épreuves inhérentes à son identité. D'une écriture directe, stupéfiante, il nous rappelle qu'il ne faut jamais rien tenir pour acquis dans notre combat pour en venir à bout.