Ils s appellent Osmane, Zaïd, Hussein, Ishtar... On le voit dans leurs regards amis, dans leurs sourires innocents, leurs gestes mesurés, leur coquetterie d enfant, leurs attitudes prudentes. Ils connaissent déjà la misère et le dénuement, ils connaissent la violence et les privations, ils les ont subi des siècles durant, sans discontinuer; ils n ont plus rien à craindre. Comme ils connaissent la patience, le courage, la dignité, l humilité; ils n ont plus rien à apprendre. Ils possèdent tout ce qui fait levain pour magnifier leur vérité, notre vérité. [...] Grâce soit rendue à cette femme venue d ailleurs, elle nous a permis de nous rencontrer dans ce grand puzzle nommé Algérie. Et grâce soit rendue à Tendo Taijin et Nacer Khemir dont les chants ont accompagné notre quête.
Depuis le début des années 1970, la photographe Françoise Saur tient un journal photographique, comprenant aujourd'hui 157 albums et à peu près 11 100 pages. Chaque page est un tirage photographique. Toutes ces photos ont été prises au Leica, longtemps son inséparable compagnon, en argentique N&B. Elles parlent de la vie de tous les jours et des petits riens, mais aussi des moments exceptionnels, des rencontres avec des gens célèbres ou non, des émotions et des paysages, de la maladie et de la mort. Cet important corpus permet des lectures différentes. Elle en avait déjà extrait une série d'images concernant "les années combi" (Médiapop éditions). Pour "Prises de vie" elle a rassemblée celles qui lui semblaient refléter au mieux l'énergie vitale résidant dans chaque destinée humaine.
Dans Les années Combi, la photographe Françoise Saur rend un hommage buissonnier au fameux camping-car Volkswagen qui n'a cessé de se réinventer depuis 1950. Ce fidèle compagnon de route des routards et des familles nombreuses est aussi un sujet photographique qui n'aime rien tant que se glisser en douce dans le cadre. Qu'il s'installe dans le paysage le temps d'une pause casse-croûte, qu'il serve de refuge à la famille pendant l'orage ou serpente sur une route de montagne, le Combi, vu du dedans ou du dehors, s'invite à chaque page de ce petit road trip familial. Comme l'écrit joliment Michèle Lision dans le texte qui se faufile entre les images, " les années Combi sont des années de fraternité, d'amitié, d'huile de moteur, de vis-écrous, de stations-essence, de dépanneuses. " Baignée de lumière, la vie défile à toute blinde mais sans heurts dans le Combi de Françoise : famille voyageuse, famille heureuse ! Texte de Michèle Lision
Après "Bambois, la vie verte", Claudie Hunzinger raconte comment elle a vécu les années 1980 aux côtés de Francis, son compagnon. Si les temps ont changé, tous deux restent fidèles à la montagne et à leur choix, celui d'une exploration du monde sur place. Car on peut très bien gagner sa vie en l'inventant, et vivre de grandes aventures à l'écart de la société, à la façon des chercheurs d'or. C'est ainsi que Claudie imagine un nouveau langage, en fabriquant son papier à partir des plantes, une poétique des choses et des éléments qu'écrivent ensemble les mousses, les écorces et les graminées. Mais à la nuit tombée, c'est aussi dans les livres que Claudie et Francis écoutent le coeur battant du vaste monde. Et penser partir leur suffit. Puisque, comme l'écrit Claudie : « Plus puissant que l'imaginaire, ce serait quoi ? Est-ce que cela existe ? »
Le manuel est une initiation aux sciences qui composent la géographie physique. Il présente de façon simple et claire, mais complète, les connaissances de base en océanographie, hydrologie continentale, climatologie et biogéographie. Il se termine par un ensemble de chapitres qui font la synthèse de ces différents éléments en présentant les grands géosystèmes de la planète (milieux désertiques, littoraux, montagnes et les grandes zones climatiques).
ournez ces pages lentement. Chaque page est une note de musique, les rythmes et les rimes se suivent. Laissez-vous immerger dans un autre monde. Ce monde de l'Orient. Une autre culture, une autre façon de vivre. Une autre façon aussi de voir. Un Orient que l'on ne voit plus en Chine, un peu au Japon, mais qui survit en Inde malgré la tentation de l'occident, de ses techniques et ses impatiences. Caroline Abitbol a vu cet Orient dont on entend plus parler. Elle en rapporte des images. Et c'est un bonheur de découvrir ici ces gestes, ces visages dans la brume. Marc Riboud [Extrait de la préface]
Leriche Dany ; Fickinger Jean-Michel ; Fleury Jean
Les Korèdugaw parodient et tournent en dérision toutes les figures du savoir et du pouvoir et remettent en question le pouvoir, les comportements sociaux, la sexualité et même le rapport à la mort. Ils sont en voie de disparition ! Le rire et la satire sont étroitement liés à la liberté d´expression, à la création, ils sont les garants d´une société libre et une porte ouverte sur la vie. La Société Korèdugaw a été inscrite par l´UNESCO sur la liste du patrimoine immatériel de l´Humanité le 24 novembre 2011.