Sujet polémique s'il en est, le thème de la race s'est imposé dans l'historiographie de la Révolution française et, plus globalement, dans celle des révolutions atlantiques du tournant des XVIIIe - XIXe siècles. Cet ouvrage apporte une pierre au débat en adoptant une perspective postcoloniale : inscrivant l'articulation entre race et Révolution dans le temps long de l'Ancien Régime et du début de la modernité, les auteurs y montrent que la race, construction sociale qui se transforme sous l'effet de la Révolution, est aussi une catégorie qui a joué un rôle moteur dans le processus révolutionnaire, dans l'Hexagone comme dans les colonies. En réponse aux polémiques sur le bien-fondé de recherches axées sur ce thème, celui-ci est d'emblée resitué dans l'historiographie (Cécile Vidal). Spécificité des enjeux révolutionnaires, la race questionne la citoyenneté et l'égalité face à la loi à l'heure où s'affirment la souveraineté populaire et l'universalisme des droits de l'homme. La généalogie pèse lourdement dans cette perspective, et la couleur de peau croise la question du genre et de la sexualité (Jennifer Palmer et Ian Coller). La question de la race met aussi la citoyenneté à l'épreuve de l'autre côté de l'Atlantique, au Sénégal (Guillaume Aubert). Le livre s'achève par un regard nécessaire sur l'entrée du concept de race dans les travaux portant sur la Révolution dans la colonie de Saint-Domingue, où l'approche raciale s'est imposée (Manuel Covo).
Nombre de pages
240
Date de parution
22/08/2024
Poids
367g
Largeur
157mm
Plus d'informations
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EAN
9782377011964
Titre
Race et révolution française
Auteur
Rance Karine ; Saunier Eric
Editeur
HEMISPHERES
Largeur
157
Poids
367
Date de parution
20240822
Nombre de pages
240,00 €
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Pourquoi prie-t-on aujourd'hui ? Comment prier ? Le sait-on encore ? Que signifie cet acte, le plus immémorial dans l'histoire des hommes ? A quelle faim, à quelle soif, à quelle urgence, mais aussi à quel amour répond la prière ? Les saints de tous les temps, les poètes et les écrivains, les musiciens et les peintres en ont tissé leurs oeuvres. Mouvement intérieur ou communion collective, la prière n'en finit pas de soulever une infinité de questions et d'espérances. Elles sont au coeur du livre de Christiane Rancé où se croisent et se mêlent traits historiques, rencontres, dialogues, aphorismes, paysages et méditations. Un nouveau bréviaire enchanteur.
Christiane Rancé est écrivain. Parmi ses dernières publications, un roman, On ne fait que passer (Nil, 2000), un essai politique, Ingrid ma fille mon amour, qu'elle a traduit et préfacé pour Yolanda Betancourt (Robert Laffont, 2006), et un beau livre de photos de Jean-Luc Manaud, Chroniques sahariennes (Éditions du Chêne, 2006). Grand reporter, elle a été chef du service "Enquêtes" pour le Figaro Magazine. Éditrice chez Robert Laffont et Nil, elle a publié notamment Phoolan Devi et Zlata Filipovic.
Quel est le rôle joué par l'État dans la définition et la prise en compte de ce qui est religion et de ce qui ne l'est pas, en autorisant, officialisant, légalisant, mais aussi en régulant les rapports entre les différentes religions ? La ville et ses espaces publics constituent un théâtre majeur, une scène d'expression et de visibilité de ces processus politiques, mais aussi des conflits religieux. Or, la mondialisation agit sur les pratiques religieuses et les religions, qui ne cessent de se reconfigurer. C'est la « gestion » politique et économique de ces expressions contemporaines de religiosité, et les positionnements des États face à elles, notamment dans le cadre de la ville, que se proposent d'étudier les chercheurs ici réunis - non sans faire une place aux travaux consacrés aux croyants, en tant qu'acteurs sociaux, et aux modalités selon lesquelles ceux-ci expriment ou revendiquent leur droit à une égalité de traitement en tant que membre d'une communauté religieuse.
Arabie Heureuse pour les uns, royaume de tous les rigorismes pour les autres, il est au coeur de la Péninsule Arabique un territoire de sable, grand comme quatre fois la France, qui nourrit abondamment nos fantasmes. Cet ouvrage a pour ambition de redonner place à la raison, de dessiner une image plus précise, moins passionnelle, d'un pays excessivement méconnu. Pour nous y aider, voici un précieux vade-mecum d'analyses historiques, religieuses, sociologiques et politiques, fruit d'une décennie de travail, de réflexions et d'enquêtes de terrain, indispensables pour distinguer les « djihadistes » des « salafistes », les tribus bédouines des princes saoudiens, les fortunes et ambitions des uns et des autres et mieux comprendre les moeurs locales. Cette nouvelle édition est actualisée et enrichie des toutes les données économiques, sociales, politiques et culturelles disponibles en cette fin d'année 2019.''
Explicitant la philosophie et les critères de son approche, Zafrani écrit lui-même à ce sujet : "Nous nous sommes proposés, tout au long de nos études et de nos recherches, de réaliser à la fois une analyse raisonnée des situations et une synthèse équilibrée des phénomènes afin de servir la science et la conscience historique, la mémoire collective et un patrimoine culturel qui nous est cher, à mille égards. Cela, nous l'avons fait avec le projet d'une quête des lieux de dialogue, de rencontres des hommes et des idées, d'espaces de convergences entre cultures et civilisations qui sont autant d'espaces de fidélités, de liberté et d'universalisme." Haïm Zafrani, auteur notamment de Deux mille ans de vie juive au Maroc, Juifs du Maroc. Vie sociale, économique et religieuse. Etudes de taqanot et responsa, et de Juifs d'Andalousie et du Maghreb, a consacré toute son existence à ses recherches et à l'enseignement, en étant toujours soucieux de transmettre son savoir. Son engagement, en la matière, qui était une forme de militantisme, ne peut qu'inciter à la réflexion tous ceux qui se soucient aujourd'hui d'histoire, de culture, de patrimoine, de diversité, de paix et de fraternité en ces premières décennies du XXIe siècle. Une urgence d'autant plus vitale pour l'humanité que l'enracinement culturel est devenu un enjeu capital dans le monde ultra-connecté. L'on ne peut que saluer et se réjouir de l'initiative prise par Mustapha Saha de consacrer un ouvrage à ce "penseur de la diversité", et de présenter, avec sa belle plume et le sens de la formule qui le distingue, l'homme dont il était familier depuis fort longtemps, et une oeuvre féconde dont il a une connaissance intime et qu'il rappelle avec une remarquable précision. Mohammed Kenbib.
« Vais-je tenter de faire oeuvre d'historien ? Non ni moi, ni mes parents, ni mes grands-parents n'avons la moindre prétention à entrer dans l'Histoire, fut-ce par une petite porte. Et les seuls éléments concrets dont je dispose, c'est dans ma mémoire que je peux les trouver - hormis concernant ma vie professionnelle qu'emporté par mon élan, j'ai commencé à raconter, et pour laquelle je disposais de sources abondantes. C'est donc à partir de quelques connexions neuronales survivant dans un coin de mon cerveau que je peux chercher à faire un récit où apparaîtront mon entourage, mes proches et quelques reflets d'une époque à jamais disparue. Sans trier mes souvenirs, j'ai simplement laissé courir ma plume en espérant que, dans ce désordre, certains lecteurs, dont mes petits-enfants, peut-être, trouveront une petite lucarne éclairant ce passé déjà lointain, qui nous fait ce que nous sommes, qui fait ce que vous êtes! »