
Autoportrait au père absent
Sarré Jean-Luc
BRUIT DU TEMPS
12,20 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :
9782358730174
Il y a des années qu'il tourne dans son bocal à l'extrémité du comptoir, le poisson rouge. La patronne prétend qu'il s'agit bien du même et ne voit vraiment pas où serait le mystère."Il suffit de savoir s'en occuper, c'est tout."Elle aussi est toujours la même: rébarbative. Rien n'a changé, excepté le percolateur; combien d'illusions n'ai-je pas tuées dans l'oeuf, accoudé au comptoir en contemplant ses chromes! De même la terrasse - trois tables, cinq ou six chaises - était un lieu propice aux exécutions. J'y regardais parfois passer la vie des autres sous les platanes qui débordaient de cris d'oiseaux. Une harmonie régnait... Je m'illusionne encore.". Jean-Luc Sarré, Autoportait au père absent, 2010.
| Nombre de pages | 90 |
|---|---|
| Date de parution | 17/04/2010 |
| Poids | 106g |
| Largeur | 118mm |
Plus d'informations
| EAN | 9782358730174 |
|---|---|
| Titre | Autoportrait au père absent |
| Auteur | Sarré Jean-Luc |
| Editeur | BRUIT DU TEMPS |
| Largeur | 118 |
| Poids | 106 |
| Date de parution | 20100417 |
| Nombre de pages | 90,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapidité Commandé avant 16h livré demain
Économique et pratique Livraison dès 3,90 €
Facile et sans frais Retrait gratuit en magasin
Du même auteur
-

Affleurements
Sarré Jean-Lucn'a pas de nom coincé dès l'aube dans la lumière on appelle ça les événements le mot erre près du kiosque aux terrasses des cafés dans le vacarme des oiseaux ce n'est qu'un mot dans les salons le même dans les vignes sous les arbres à midi un mot pour un autre quelque chose qu'on ne peut dénouer parfois il met l'azur en pièces alors on frotte les trottoirs on lave la peur à grands seaux très vite les rues sont belles et la mer n'est pas loin "les enfants ont ramené la plage dans la voiture" et le soir le soleil joue dans la pièce du basSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER13,80 €
Du même éditeur
-

La mort à Venise
Mann Thomas ; Jaccottet PhilippeCe volume reproduit la traduction de La Mort à Venise commandée en 1946 à Philippe Jaccottet par l'éditeur Henry-Louis Mermod avec l'approbation de l'auteur, et publiée en Suisse l'année suivante. Miroir et statue ! Il embrassait du regard la noble figure debout là-bas au seuil de l'azur et, exalté par son ravissement, il croyait dans ce seul regard saisir le Beau en soi, la Forme en tant que pensée divine, la pleine et pure perfection qui n'existe que dans l'esprit et dont s'élevait ici, pour qu'on l'adorât, légère et pleine de grâce, une copie, une image humaine. C'était l'invasion de l'ivresse ; et l'artiste vieillissant l'accueillait sans hésitation, avidement. Il sentait son esprit tournoyer en vastes cercles, sa culture s'émouvoir, sa mémoire brasser des mythes immémoriaux appris au temps de sa jeunesse et que nulle personnelle chaleur n'avait jusqu'alors ravivés. Thomas Mann, La Mort à Venise - chapitre IV, 1912.EN STOCKCOMMANDER13,00 € -

Six nuits sur l'acropole
Séféris Georges ; Ortlieb GillesUnique roman de l'auteur, Six Nuits sur l'Acropole est un livre de jeunesse, esquissé dans les années 1920, mais réécrit dans la fièvre vingt-cinq ans plus tard par Séféris alors qu'il était en poste au Liban dans les années 1950 et qu'il ne se sera jamais résolu à publier de son vivant, peut-être parce qu'il craignait d'y avoir révélé trop de lui-même. Sept jeunes gens, parmi lesquels Stratis, l'alter ego de l'auteur, s'y cherchent, perpétuellement tiraillés entre la grandeur passée de la Grèce et leur refus de la réalité présente d'Athènes, entre leurs rêves d'absolu et l'omniprésente sensualité à laquelle les invitent, en ce début de 1928, la grande ville et leur " croyance à la toute-puissance du corps " (comme il est dit dans un poème de 1941). Ils forment le projet de se réunir chaque nuit de pleine lune sur l'Acropole, avec l'espoir – illusoire dans l'Athènes " rétrécie " des années vingt – d'y puiser " la force de leurs ancêtres immortels ". Le projet échouera, bien sûr, mais nul besoin de connaître déjà l'oeuvre poétique de Séféris, pour être séduit par ce portrait hachuré d'une poignée de jeunes gens en quête de cohésion et s'ébrouant dans une bohême qui nous semble encore assez neuve. Comme l'écrit le traducteur : " On peut lire ces Six Nuits sur l'Acropole comme un divertissement romanesque et moins juvénile qu'il n'y paraît, y chercher le portrait d'une ville et d'une génération où affleureraient aussi les réalités de l'époque, ou encore prêter à ce livre, sous le patronage de Dante qui introduit ce récit d'une jeunesse revisitée et l'éclaire de nouveau à la toute fin, des significations insoupçonnées. On y retrouvera dans tous les cas cette manière propre à l'auteur de s'attacher à tous les aspects du réel, jusqu'aux plus prosaïques, pour tâcher d'en entendre et d'en dégager le sens ".EN STOCKCOMMANDER14,00 € -

Le Bruit du temps
Mandelstam Ossip ; Schneider Jean-ClaudeJe n'ai pas envie de parler de moi, mais d'épier les pas du siècle, le bruit et la germination du temps..." Même s'il s'en défend, avec Le Bruit du temps, publié en 1925 et rédigé en Crimée dès 1923, Mandelstam signe son livre le plus autobiogaphique et donc la meilleure introduction qui soit à son oeuvre. Il y évoque le Pétersbourg d'avant la révolution et sa formation de poète: de la bibliothèque (russe et juive) de son enfance à l'étonnant professeur de lettres, V. V. Gippius, qui lui a enseigné et transmis la "rage littéraire". Mais le livre est aussi une éblouissante prose de poète, qui annonce Le Timbre égyptien. Une prose où le monde sonore du temps (concerts publics, mais aussi intonations d'acteurs, chuintements de la langue russe) constitue la base du récit, une prose qui jaillit d'un regard à travers lequel le monde semble vu pour la première fois, avec une étonnante intensité. Mandelstam compose ainsi une suite de tableaux d'une exposition sur la préhistoire de la révolution. Le livre s'achève au présent sous une chape d'hiver et de nuit ("le terrible édifice de l'Etat est comme un poële d'où s'exhale de la glace"), face à quoi la littérature apparaît "parée d'un je ne sais quoi de seigneurial" dont Mandelstam affirme crânement, à contre-courant, qu'il n'y a aucune raison d'avoir honte ni de se sentir coupable. Pourquoi traduire une nouvelle fois Le Bruit du temps alors qu'il existe déjà deux traductions en français, l'une, médiocre, dans une anthologie de proses de Mandelstam intitulée La Rage littéraire chez Gallimard, jamais rééditée; l'autre, extrêmement précise, par Edith Scherer, à L'Age d'homme, reprise dans la collection "Titres" chez Christian Bourgois? Sans doute parce qu'il fallait faire appel à un poète pour donner à entendre dans une langue d'une grande richesse, la musique et l'éclat si particuliers de cette prose. Nous avons commandé cette traduction nouvelle à Jean-Claude Schneider, admiré de poètes allemands comme Hölderlin, Trakl, Bobrowski, qui avait déjà traduit de Mandelstam, à La Dogana, des poèmes de Simple promesse et surtout le magnifique Entretien sur Dante, précédé de La Pelisse.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER13,00 € -

Le timbre égyptien
Mandelstam Ossip ; Limbour Georges ; Mirsky D-S ;II est terrible de penser que notre vie est un roman, sans intrigue et sans héros, fait de vide et de verre, du chaud balbutiement des seules digressions et du délire de l'influenza pétersbourgeoise. L'Aurore aux doigts de rose a cassé ses crayons de couleur. Ils gisent aujourd'hui comme de jeunes oiseaux, avec des becs béants et vides. Cependant, tout absolument me semble contenir les arrhes de mon délire favori en prose."Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER11,20 €


