Originaire du Maranhâo, l'auteur de ces nouvelles évoque l'ambiance de ce qui est une sorte de Far West brésilien avec ses personnages truculents : bandits de grand chemin au coup de pistolet facile, femmes résolues et capables de leur faire front, muletiers misérables et propriétaires terriens aux dents longues. Il y a aussi des "colonels" qui se disputent la suprématie dans une petite bourgade et qui, tout en se répandant en rodomontades, préfèrent régler leurs différends par la ruse. Comme le dit Jorge Amado dans sa préface : "L'astuce l'emporte sur l'escopette." Car ce qui caractérise ces textes, c'est la truculence, la violence, mais aussi beaucoup d'humour et une fraternelle compassion de l'auteur pour ses personnages. Leur univers est simple comme leurs préoccupations : manger, naître, faire l'amour, mourir, supporter la pluie, le soleil, la sécheresse ou les inondations et garder au milieu de tout cela ce formidable appétit de vivre. José Sarney invente des mots. Son style a l'ampleur des immenses paysages qu'il évoque. Le principal personnage, c'est toujours le Brésil, avec son âme, sa langue, ses mythes et ses réalités.
Nombre de pages
148
Date de parution
28/04/2005
Poids
144g
Largeur
110mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782710327745
Titre
Au-delà des fleuves
Auteur
Sarney José,Orecchioni Jean,Amado Jorge
Editeur
TABLE RONDE
Largeur
110
Poids
144
Date de parution
20050428
Nombre de pages
148,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-10 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Dans ce roman qui mêle légende et réalité, José Sarney évoque avec talent l'atmosphère du nord-est du Brésil : les pêcheurs du Maranhão, gens rudes et simples, entourent le héros Cristório, capitaine de la mer océane. Dès l'âge de six ans, celui-ci a connu, face à la tempête, le monde des vaisseaux fantômes qui hantent les ténèbres, les ombres et les mystères de la mer, son ami Querente, un revenant surgi de l'eau, en compagnie duquel il va affronter tous les dangers. À bord de Chita Verde, son canot, Cristório passe sa vie sur l'immensité des espaces marins, eaux de Dieu et du diable... Tout se déroule dans une atmosphère de fantasmagorie lyrique qui donne au livre sa force narrative et poétique. Comme l'écrit Jorge Amado : "En passant du conte au roman, José Sarney a su maintenir le haut niveau de l'écriture, mais en ajoutant une maturité de conception et de réalisation qu'on ne trouve pas si souvent dans la production littéraire de notre pays."
Saraminda est l'image féminine de cette somptueuse saga amazonienne qui se déroule à Amapa, à la frontière de la Guyane : ni femme ni esprit, ni vierge ni putain, ni végétal ni animal ; Saraminda est tout cela à la fois. Son corps hante les hommes comme les esprits de la forêt et des rivières qui les cernent de toutes parts. Mais l'autre héroïne est la " couleur ", c'est-à-dire l'or, divinité cruelle, que les aventuriers s'entêtent à poursuivre dans un univers fruste, superstitieux et brutal.
La question que je voudrais esquisser dans ce livre est une de celles qui me troublent le plus profondément, elle me paraît dans l'état de mes connaissances insoluble, et revêt un caractère grave d'étrangeté historique. Elle peut se dire d'une façon très simple : comment se fait-il que le développement de la société chrétienne et de l'Eglise ait donné naissance à une société, à une civilisation, à une culture en tout inverses de ce que nous lisons dans la Bible, de ce qui est le texte indiscutable à la fois de la Torah, des prophètes, de Jésus et de Paul ? [... ] Si bien que d'une part on a accusé le christianisme de tout un ensemble de fautes, de crimes, de mensonges qui ne sont en rien contenus, nulle part, dans le texte et l'inspiration d'origine, et d'autre part on a modelé progressivement, réinterprété la Révélation sur la pratique qu'en avaient la chrétienté et l'Eglise. Les critiques n'ont voulu considérer que cette pratique, cette réalité concrète, se refusant absolument à se référer à la vérité de ce qui est dit. Or, il n'y a pas seulement dérive, il y a contradiction radicale, essentielle, donc véritable subversion", Jacques Ellul.
«C'est étrange, il me semble que les touristes qui regagnent leurs véhicules m'observent comme si, soudain, une veste recouvrait mes épaules, comme si mes galoches écrasaient encore les cailloux du chemin. Car si nous ne savons pas comment s'établit en nous le contact entre passé et présent, il n'en est pas moins vrai qu'un fluide imperceptible et puissant nous traverse parfois et que la proximité de cette atmosphère inhabituelle, insolite, fait tressaillir les autres comme une barque sur une vague soudaine. Il est peut-être resté sur moi quelque chose des jours d'autrefois.» Quarante ans après sa déportation dans le camp de concentration de Struthof, un Slovène, mêlé à la foule anonyme des touristes, revient sur les lieux de son martyre. Ce récit convoque, avec pudeur et humanité, des souvenirs douloureux. Au-delà du témoignage, ce livre est aussi un hymne à l'espérance.
Lorsque le jeune Samuel Titmarsh quitte la campagne anglaise pour s'installer à Londres, où il vient d'obtenir une place de treizième clerc dans une compagnie d'assurances, sa vieille et richissime tante, Lady Hoggarty, lui offre une épingle de cravate en diamant. Ce précieux bijou le propulse très vite au sommet de sa carrière, lui apportant la considération de la haute société victorienne. Dans ce roman, Thackeray ridiculise de sa plume incisive les faiblesses et les travers des grands de ce monde, dont l'affaire Madoff de 2009 est l'un des plus récents avatars. La satire morale de Thackeray semble plus que jamais pertinente.
Ohl Michel ; Dussert Eric ; Ohl Jean-Pierre ; Nogu
C'est par pur altruisme que Michel Ohl a rejoint le groupe des écrivains imaginatifs débordants, et s'est laissé classer dans ce club informel des gens d'esprit avec ses pairs Maurice Roche, Jean-Pierre Verheggen, Alphonse Allais, Raymond Queneau, Boris Vian, Alfred Jarry et quelques moralistes carabinés du genre de Félix Fénéon. Ajoutez à cela son goût personnel pour les collages à usage épistolaire, vous avez le portrait de l'original bravant les conventions d'un monde codifié qui n'apprécie rien tant que le sérieux et la morgue. Dans ces pages où se percutent les notes de zinc, les détournements, les anagrammes, les calembours, les anecdotes, les récits de rêves fous et ses méditations de lecteur frénétique, ces pages où résonne le "mastaraglu", la langue des morts de son invention, on retrouve toute la jubilation et toute la déflagration de la littérature en marche.