
Redonner sens au mot "droit"
Nous vivons dans l'inversion et la confusion. Ce qui est en bas a pris la place du haut et ce qui a de la valeur est méprisé. Dans cette confusion des valeurs, le droit n'est pas épargné. Plus personne ne sait à quoi il correspond. Ce mot est désormais employé en toutes occasions, soit pour culpabiliser le plus faible, soit pour justifier des pratiques purement bureaucratiques mais vides de sens, soit pour signifier un ensemble formel de normes creuses, soit pour glorifier celui qui souhaite ainsi légitimer sa violence sur autrui, soit tout simplement pour signifier l'égarement de celui qui exprime un sentiment d'injustice qui n'est pas toujours justifié. Une telle situation de confusion est dangereuse car une société sans un droit digne de ce nom est une société qui s'égare et qui finit tôt ou tard par sombrer. Dans ce texte, il s'agit donc de se saisir ce problème en distinguant deux types de droit : le droit au sens propre et le droit dénaturé. Seul un droit digne, propre, qui élève l'individu et qui lui redonne foi en l'existence peut être qualifié de véritable droit. Cependant un tel concept ne peut exister par de simples promesses ou de belles paroles. Il suppose, pour être crédible et légitime, une application concrète au quotidien qui n'est possible que si une élite de magistrats formés à une éthique rigoureuse - mais non pas susceptible de conduire au sacrifice de leur être ou de leur personne - existe et est sélectionnée non en fonction de critères formels ou de culture dite "générale" ou technique, mais d'une part en fonction de leur engagement pour le bien commun et singulier de chacun et d'autre part en raison de leur valeur personnelle et humaine. Pour redonner sens au droit il faut donc le repenser dans son essence mais aussi et surtout le mettre ensuite en oeuvre en mettant au-dessus ce qui est digne de l'être et en confiant sa mise en oeuvre à une élite digne de ce nom : une élite au sens propre du terme.
| Nombre de pages | 126 |
|---|---|
| Date de parution | 24/02/2017 |
| Poids | 160g |
| Largeur | 148mm |
| EAN | 9782753904330 |
|---|---|
| Auteur | Sarfati Jean-Jacques |
| Editeur | PUBLIBOOK |
| Largeur | 148 |
| Date de parution | 20170224 |
| Nombre de pages | 126,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le droit : un espace pour l'un et pour l'autre. Plaidoyer pour une approche post-positiviste du droi
Sarfati Jean-JacquesDans ce texte, l'auteur cherche à redéfinir le droit. Partant du positivisme juridique et tenant compte des critiques effectuées à l'égard de celui-ci, il propose de construire une pensée post-positiviste. Ce post-positivisme juridique et philosophique admet l'idée de hiérarchie des normes. Cependant, pour l'auteur, le droit ne peut être considéré de la sorte, s'il n'est pas juste. Or, selon lui un droit digne de ce nom ne peut qu'être celui qui laisse effectivement la place qui convient à l'un et l'autre. Pour y parvenir, il faut savoir écouter chacun mais une telle mise en oeuvre ne saurait se réaliser que par le truchement de magistrats désignés, non pas seulement sur des critères formels mais aussi à partir de leur valeur effective. Le magistrat chargé d'appliquer le droit ayant ainsi pour mission de laisser une place effective à l'un et à l'autre, il aura d'autant plus de valeurs qu'il saura laisser cette place juste à ce tout qui ne saurait être confusément pensé. Droit et éthique ont trop souvent été séparés alors, qu'il est patent qu'aucun droit ne peut avoir de légitimité si d'une part, il ne se fonde pas sur une éthique et d'autre part, s'il n'est pas appliqué par des magistrats qui se nourriraient au quotidien de celle-ci, sans en être les dupes pour autant.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER27,50 € -

A la recherche des sens perdus des épreuves de philosophie à la française. Complément de philosophie
Sarfati Jean-JacquesLes exercices français contemporains de philosophie font de plus en plus l'objet soit de critiques fortes soit au contraire de défenses de plus en plus intransigeantes. Entre ces deux thèses qui s'affrontent n'est-il pas possible de recréer un dialogue fécond ? Une routine s'est installée autour de ces exercices et rares sont ceux qui prennent le temps d'observer la sagesse pédagogique qu'ils expriment, tout en écoutant, le plus sincèrement possible, les critiques qui leur sont adressées. Tel est l'humble objectif de ce travail qui a pour projet : d'aider ceux qui veulent réussir ces épreuves à mieux les comprendre ; ceux qui veulent les enseigner à mieux transmettre et ceux qui souhaitent réformer à le faire sans mettre en péril l'essentiel. Il y a du bon sens chez ceux qui critiquent ces exercices. Mais il convient de ne pas oublier qu'ils ont été forgés tout au long des années par des enseignants qui savaient ce qu'enseigner voulait dire. Les techniques qu'ils ont mises en place - et que ces exercices expriment - sont le fruit d'un subtil art d'enseigner que nous devons préserver. En voulant du " passé faire table rase " nous risquons ainsi d'en perdre toute la substance. Mais en souhaitant à tout prix conserver ce qui ne nécessite plus de l'être, nous risquons également de tenir pour éternel ce qui n'était que l'expression du souci d'un moment révolu. Il convient donc de faire la part des choses en prenant le meilleur de ceux qui veulent conserver et le meilleur de ceux qui souhaitent innover afin de retrouver une excellence pédagogique qui se reconstruira en donnant une juste part à l'un et à l'autre.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER13,60 € -
le pervers narcissique : un phénomène de société
Jean Jacques SarfatiRésumé : On parle aujourd'hui beaucoup de harcèlement et de perversion narcissique. Certains sociologues - et non des moindres - font du narcissisme le mal du siècle. Des psychologues nous indiquent que ceux qui se sentent "harcelés" sont de plus en plus nombreux. Or nous savons que la notion de harcèlement a été "introduite" en France par MF Hirigoyen, qui s'inspirant des travaux de Racamier, a transformé le pervers narcissique en harceleur. Sous un angle clinique le harceleur et le pervers ne sont qu'une même personne. Que dissimule le succès de cette notion au point de justifier, tout récemment une intervention officielle du président de la république française à son sujet ? Pourquoi voyons-nous partout des "harceleurs" et des pervers ? Pour l'auteur du texte, nous sommes ici en présence d'un phénomène de société en ce qu'il révèle quelque chose de profond sur notre monde. Le harcèlement et la perversion ne sont pas que des maux sociologiques et psychologiques, ce sont des maux politiques et donc philosophiques. Mais que sont ces maux ? Dans le Politique, Aristote assimilait le pervers à celui qui était dominé par son corps et qui avait l'âme fragile. Pour lui, la cité mal gouvernée était précisément celle qui était gouvernée par son corps ? En sommes-nous là ? La thèse qui est soutenue ici est que ces pathologies sont en lien avec nos fantômes et le mythe du vampire et que ces fantômes sont eux-mêmes la marque de nos fragmentations internes et externes. Que sont ces fragmentations ? Elles sont des failles ou des tensions entre des vérités contradictoires qui paraissent également vraies et qui ne trouvent pas de médiation et de médiateurs pour les accorder. L'accroissement de la perversion narcissique et du harcèlement sont donc bien des réalités de notre monde qui révèle que celui-ci est en guerre contre lui-même et à l'intérieur de lui-même. C'est cette guerre que nous cherchons à explorer et que nous cherchons à mettre en évidence avant d'éviter qu'elle ne conduise à notre implosion comme cité et comme société. Relecture et correction du manuscrit par staka. frSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER11,95 € -

Honte et éducation
Lacroix André ; Sarfati Jean-JacquesL'usage de la honte en éducation fait plus souvent polémique que débat. L'objectif des auteurs de cet ouvrage est de réfléchir sur ce sujet, sans souci guerrier particulier, mais afin de proposer une ou des réponse(s) raisonnable(s) sur la question. La polémique, selon eux, vient du fait que ce thème est souvent envisagé sous l'angle de la posture et rarement sous celui de l'analyse. Il est ainsi laissé dans l'obscurité et la confusion. Les distinctions nécessaires ne sont dès lors pas assez opérées – et ce notamment – entre honte et humiliation, humiliation et rappel de l'humilité. Or cette obscurité favorise une humiliation qui s'oppose par nature à l'acte d'éduquer qui est souvent rappel à l'homme de ses limites et retour à plus d'humilité. Comment faire lorsque l'on a soi-même – comme tout homme limité en son essence – à travailler sur ce sujet et qui peut prétendre donner des leçons à autrui dans ce domaine ? L'acte d'éduquer implique donc une profonde humilité de la part de celui qui l'exécute mais il ne doit pas être abandonné, par crainte de faire honte, car notre premier devoir est de nous élever et d'accompagner celui qui souhaite grandir. Alors comment faire pour demeurer humble tout en aidant autrui à retrouver cette humilité mais sans pour autant l'humilier ? C'est une des problématiques que pose le rapport qui se noue secrètement entre honte et éducation et qui doit être approfondi et creusé. Pour tenter d'y parvenir, sont ainsi réunis, dans ce recueil, les réflexions de philosophes, pédagogues, éthiciens, juristes et psychanalystes qui revisitent la question de manière pluridisciplinaire. En effet, nous ne sortirons pas des difficultés qui sont les nôtres si nous ne croisons pas nos regards sur ce sujet et si notamment nous ne formons pas les enseignants et les futurs enseignants sur celui-ci. Nul ne peut en effet, selon les auteurs de cet ouvrage, faire oeuvre pédagogique sans souci éthique mais nul ne peut être dans l'éthique s'il souffre trop profondément. Or la honte est, avant tout, une souffrance qui paralyse l'être et le détruit peu à peu s'il n'y prend garde. Il en est de même de l'immodestie et de l'impudence qui sont les traits caractéristiques de tous les tyrans.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER23,00 €
Du même éditeur
-

C'est la vie !
Stof MartineRésumé : "C'est la vie !", nouvelles déclinées en deux temps. "On y passe tous !" : mourir ne se passe pas forcément mal. Certains y aspirent, le décident ou sont surpris de ce qu'ils découvrent au-delà. "Vivre" : tendre vers ses rêves. Rencontrer l'autre, l'aimer ? trop ou mal, parfois. Partir et revenir avec plus ou moins de bonheur et de réussite. Se souvenir... ou pas. Autant de situations explorées à travers des personnages hauts en couleur avec légèreté et humour. "C'est la vie !", c'est aussi s'amuser !Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER15,15 € -
Louise, Jeanne, Léontine &...
Tournier-Potiez PatrickJe reviens de l'antichambre du royaume des morts. Le sentiment de mourir est-il différent dans les tranchées de boue sous une pluie perpétuelle ou bien dans le lit d'une chambre en sous pente au dernier étage d'un immeuble à Paris ? Aujourd'hui, je ne peux répondre à cette question obsédante. L'impasse de ma réflexion, c'est l'incongruité de la situation. Passer à travers les balles, les mortiers, les obus et se faire cueillir par la grippe espagnole alors que l'on a relâché enfin sa garde en se croyant désormais à l'abri. J'ai du mal à tenir ce crayon qui semble peser un kilo. Je tenais à écrire quelques lignes pour fêter mon retour éphémère à la vie. " Un siècle de destins de femmes, de la fin de la Première Guerre mondiale à nos jours, Patrick Tournier-Potiez orchestre un puzzle de portraits croisés que le narrateur fait découvrir aux lecteurs à travers les écrits de son grand-père Adrien, romancier passionné de littérature. Récit à tiroirs et à voix multiples, l'ouvrage mêle chronique sociohistorique et saga familiale, en restant au plus près des personnages et en faisant revivre avec justesse le parler des différentes époques.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER19,65 € -

Les facettes de l'arbitrage
Dosseville Fabrice ; Laborde SylvainRésumé : Acteur essentiel d?événements engageant d?énormes investissements financiers et émotionnels, l?arbitre est le plus souvent ignoré, mais quand il se trompe, il est montré du doigt. Pourtant, ceux qui le dénigrent n?ont que rarement conscience de la complexité de son rôle. De la gestion du stress et des conflits à son entretien physique, en passant par l?appréhension juridique de ses décisions, il est soumis au regard de tous. Loin des fantasmes habituels, " Les Facettes de l?arbitrage " propose un regard éclairé, documenté et rigoureux sur la réalité de la condition de l?arbitre et fait apparaître une question fondamentale dépassant largement le cadre du terrain : la prise de décision. Car si l?erreur, réelle ou ressentie, est parfois le lot de ceux qui jugent, elle est avant tout le résultat d?un processus complexe impliquant hommes et systèmes. Rédigé par des universitaires et des psychologues, cet ouvrage collectif aux entrées multiples offre une série de réflexions novatrices pour comprendre et remédier aux problèmes de l?arbitrage.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER44,90 €

