Samuel Beckett auto-traducteur ou l'art de "l'empêchement". Lecture bilingue et génétique des textes
Sardin-Damestoy Pascale
PU ARTOIS
20,00 €
Epuisé
EAN :9782910663803
Au croisement de plusieurs langues et idiomes, de plusieurs domaines de recherche et techniques d'analyse textuelle - littérature et traductologie d'une part, stylistique, psychanalyse et génétique d'autre part -, cette étude cherche à retracer les procédés de réécriture mis en œuvre par Samuel Beckett lorsque ce dernier s'auto-traduit. Le corpus, qui comprend la plupart des textes dits " courts " de Beckett, nouvelles et pièces, couvre les années 1946-1980. L'étude s'appuie essentiellement sur une lecture comparée des versions jumelles qui révèle la topographie modifiée du texte auto-traduit, lequel constitue un des seuils de l'œuvre. Elle prend aussi largement en compte les avant-textes bilingues, objet d'une attention particulière en annexe. La traduction se révèle être un art de l'empêchement voué à l'inachèvement, l'auto-traduction un travail de (mal)-citation de soi prolongeant le travail intra et intertextuel inscrit dans une œuvre qui ne cesse de se citer d'un texte à l'autre. Chaque texte est ainsi vu en concurrence avec son double, qui offre une vision décentrée du Moi et de son rapport avec le monde.
Nombre de pages
319
Date de parution
02/10/2002
Poids
535g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782910663803
Titre
Samuel Beckett auto-traducteur ou l'art de "l'empêchement". Lecture bilingue et génétique des textes
Auteur
Sardin-Damestoy Pascale
Editeur
PU ARTOIS
Largeur
160
Poids
535
Date de parution
20021002
Nombre de pages
319,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La graphologie est une science humaine fondée par Jules Crépieux-Jamin au début du XXe siècle. Elle obéit à une technique particulière qui permet, par l'analyse de l'écriture, d'étudier la personnalité de chacun. Pour ne pas tomber dans la simplification, il faut procéder avec méthode et introduire des nuances. C'est ce que propose ce livre, qui suit pas à pas toutes les étapes de l'analyse graphologique, en s'appuyant sur plus de 300 exemples d'écriture. Vous y trouverez : Un panorama complet de référence. Une méthode pour mieux se connaître. Un outil pour maîtriser sa communication.
Lauréat du prix Nobel de littérature en 1969, Samuel Beckett (né à Dublin en 1906 et mort à Paris en 1989), certainement le plus français des écrivains irlandais, a modifié notre façon d'envisager l'art de raconter des histoires, et celui de montrer les corps au théâtre. Ce petit livre revient sur sa carrière étonnante comme romancier et dramaturge, mais aussi comme essayiste, traducteur et auto-traducteur, et sur une oeuvre qui a jalonné toutes les grandes crises du XXe siècle. Il prend le parti de suivre au plus près l'imaginaire d'un auteur réputé difficile, depuis ses romans les plus foisonnants écrits dans le sillage de Joyce, jusqu'aux textes très austères et minimalistes des dernières décennies.
On ne retient souvent d'une oeuvre que quelques mots d'ouverture, un monologue, une phrase, un moment philosophique ou poétique. Ces fragments constituent une forme de mémoire du monde, que la collection "Translations" voudrait contribuer à maintenir vivante en faisant éprouver, à travers la présentation simultanée d'un texte et de ses traductions en des temps et des langues multiples, la force de rayonnement du monde écrit.
Ce numéro de Cycnos s'inscrit dans le cadre des célébrations qui ont marqué le centenaire de la naissance de Dylan Thomas (1914-1953) en 2014. Il propose des lectures originales des textes du poète gallois à la lumière d'approches critiques diverses allant de la sociocritique à la traductologie en passant par l'historicisme ou la stylistique. Font surface dans ces analyses une poésie dialectique et dissonante, en même temps qu'un poète versatile et dionysiaque, figure tutélaire de la postmodernité. S'y inscrit également une poétique de l'excès comprise comme expression formelle de la violence et de la vulnérabilité humaines, poétique qui se manifeste dans un amour immodéré de la langue, un goût outrancier pour la formule, le drame et la voix, mais aussi dans une révolte précoce contre l'ordre établi et la finitude de l'homme.
Boisseau Maryvonne ; Chauvin Catherine ; Delesse C
Alors que l'on s'intéresse aujourd'hui à l'épistémologie de la traductologie, cet ouvrage réexamine les relations complexes qu'elle entretient avec la linguistique. Conscients que la linguistique ne peut rendre compte à elle seule de tous les paramètres socio-culturels, stylistiques et situationnels qui interviennent dans l'acte de traduction, mais également certains qu'on ne peut faire l'économie de la linguistique dès lors qu'il s'agit de tenter de comprendre les processus en jeu, les collaborateurs de ce volume mettent en lumière l'interaction entre les deux disciplines tant au niveau épistémologique que théorique et méthodologique. S'intéressant à différents genres de textes dans des langues diverses (anglais, français, italien, allemand), prenant en compte les évolutions théoriques récentes ainsi que les développements technologiques de ces dernières décennies, cet ouvrage propose un éclairage diversifié sur la traduction en tant que contact des langues, approche déjà illustrée par la perspective contrastiviste développée en France par Jacqueline Guillemin-Flescher. A la fois mise en débat d'idées reçues et remise en perspective des problèmes qui se posent au théoricien, au comparatiste et au traducteur, il s'adresse à tous ceux que la réflexion sur la traduction, la traductologie et la linguistique intéresse.
Le volume n°12 rassemble plusieurs inédits du romancier Jean Giono, dont deux longs extraits jusqu'alors inconnus d'une version de Deux cavaliers de l'orage (1965). Les carnets de travail de l'écrivain font l'objet d'une autre publication inédite prolongeant pour l'année 1959 un témoignage sur l'activité de polygraphe de Giono. La partie critique du volume reprend les principales communications prononcées à l'occasion des "Rencontres Giono" de 2018 à Manosque, placées sous le signe des héroïnes gioniennes. C'est toute une galerie de portraits de femmes fortes (et d'âmes fortes) qui s'y trouve brossée, de Pénélope et Hélène de Troie à Ennemonde, en passant par Pauline de Théus, par les spécialistes de l'oeuvre de Giono. Un cahier iconographique en couleurs présente une "belle édition" de l'oeuvre de Giono, ici celle du Haut pays illustrée en 1965 par Pierre Ambrogiani. Une bibliographie actualisée de l' "année gionienne" 2018 clôture l'ouvrage.