Mgr Eudoxe Irénée Mignot (1842-1918). Un évêque français au temps du modernisme
Sardella Louis-Pierre ; Fouilloux Etienne
CERF
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EAN :9782204073264
Mgr Eudoxe Irénée Mignot (1842-1918), évêque de Fréjus (1890) puis archevêque d'Albi (1899), a été, du fait de son ouverture d'esprit et de sa compétence dans le domaine biblique, l'un des évêques français de son temps le plus impliqué dans la crise moderniste. Son amitié indéfectible pour l'abbé Alfred Loisy et le soutien sans faille qu'il a apporté à l'exégète suspect puis condamné et finalement excommunié ont été une source d'incompréhension pour la plus grande partie de l'opinion catholique de son temps, y compris ses collègues évêques et le magistère romain. En sorte que la défense de son orthodoxie a été l'objet d'un véritable enjeu de mémoire jusque dans les années 1930. Face aux principales questions en débat dans l'Eglise catholique durant le quart de siècle qui a précédé la Première Guerre mondiale - nature de la révélation, caractère de la connaissance de foi qui y répond, valeurs des formules dogmatiques qui l'énoncent, rôle et méthodes de l'apologétique qui en établit le bien-fondé -, Mgr Mignot était persuadé que l'Eglise n'avait rien à craindre de la prise en compte des résultats de la méthode historico-critique appliquée à la lecture de la Bible et de la mise en ?uvre d'une apologétique qui ferait davantage droit aux exigences de la conscience moderne ainsi qu'à l'idée de développement de la doctrine qu'il avait faite sienne à la suite de sa lecture de John Newman. Il considérait donc qu'il fallait laisser aux chercheurs une pleine liberté et que la théologie ne devait plus avoir pour objectif l'exposition d'un corps de doctrine censé être intangible, mais celui de proposer une meilleure intelligence de la foi chrétienne en tenant compte des exigences de la pensée contemporaine. Sa grande culture, la compréhension qu'il avait des impératifs de la recherche le faisaient s'accommoder d'idées qu'il ne partageait pas nécessairement. Il les considérait comme la manifestation de la vitalité même de l'Eglise et estimait qu'il fallait laisser au temps le soin de faire le tri entre " le bon grain et l'ivraie ". Comme le note Alfred Loisy, s'il a beaucoup souffert de la suspicion dont il a été l'objet, il a attendu " sans impatience le triomphe de la vérité ".
Au début du XXe siècle, les catholiques français étaient-ils tous des antirépublicains réactionnaires, antidreyfusards, cléricaux traumatisés par la séparation de l'Eglise et de l'Etat et la crise des inventaires ? Telle n'est pas la réalité que Louis-Pierre Sardella décrit ici à travers l'exemple de la revue lyonnaise Demain, fondée en 1905 dans le but d'amener les catholiques à une "intime refonte de conscience et de mentalité" pour qu'ils soient "ce ferment dont la société moderne a besoin". Laboratoire d'idées d'avant-garde, Demain est un bon révélateur du climat d'"audace et de soupçon", selon la formule de Pierre Colin, qui prévalait dans le catholicisme de l'époque. Bien que disparue précocement, dès juillet 1907, cette revue illustre la capacité de réflexion d'une partie du catholicisme français qui, confronté à une société politique hostile et au raidissement de l'Eglise, ne se décourage pas et entend rester force de proposition. Soucieux d'une foi vécue dans le monde, les responsables de cette revue, pourtant bien insérés dans le tissu très vivant du catholicisme à Lyon, ont peiné à faire vivre un espace de débat serein entre des positions intransigeantes. Un destin contrarié qui éclaire les difficultés, plus feutrées, d'aujourd'hui.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Un document pour accompagner les adultes au sacrement du baptême. Une proposition d'itinéraire en plusieurs rencontres, qui peut élargie aux recommençants.