Face à la crise du capitalisme, on voit le FMI, des gouvernements ou des économistes célèbres brûlerce qu'ils ont adoré ? le marché ? et réhabiliter l?État autrefois honni: nous vivons l'amorce d'une« démondialisation ». Ce mouvement réveille de vieilles peurs. Et si elle annonçait le retour au tempsdes guerres...Ces craintes sont l'effet d'un mythe qui fut propagé par intérêt, celui du « doux commerce » venant sesubstituer aux conflits. C'est par la violence, en réalité, à coups de calculs et de mensonges, que lespuissances dominantes ont ouvert les marchés et modifié à leur guise les termes de l?échange.Il faut donc établir le vrai bilan de cette mondialisation, pour penser rigoureusement une nouvelleorganisation commerciale et financière qui ne conduise pas au chaos et à l'affrontement desnationalismes.