Avant-nefs & espaces d'accueil dans l'église, entre le IVe et le XIIe siècle
SAPIN CHRISTIAN
CTHS EDITION
53,00 €
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EAN :9782735504756
Les récentes campagnes archéologiques sur le site de l'ancienne avant-nef de l'abbaye Saint-Germain d'Auxerre ont permis de retrouver plusieurs états de l'occupation occidentale de ce site depuis le Ve siècle. La mise au jour d'une avant-nef du IXe siècle, reconstruite sur un plan différent au début du XIe siècle, conduit à renouveler la réflexion sur la structure et les fonctions de ces constructions occidentales. Les travaux de Jean-Charles Picard sur le quadriportique ou atrium des églises paléochrétiennes avaient déjà attiré l'attention sur les multiples fonctions de cet espace, entre accueil et recueillement, entre vie liturgique et lien funéraire. On est en droit de se demander s'il existe une filiation entre cette structure relativement bien datée et celle associée aussi bien aux grandes églises carolingiennes, comme sous le terme de " Westwerk ", qu'à certaines églises romanes, comme les abbatiales bourguignonnes de Tournus ou de Vézelay. Les travaux archéologiques de ces quinze pays européens, pour certains encore inédits, les réflexions menées par divers chercheurs en séminaire ainsi que des thèses récemment soutenues nous invitent à faire le point sur cette question. Pour percevoir l'ampleur de ce paysage en diverses régions de France et d'Europe, nous avons retenu une démarche inscrite autant dans la longue durée que des approches croisées entre archéologie, textes et décors.
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Nombre de pages
508
Date de parution
05/06/2002
Poids
1 990g
Largeur
210mm
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EAN
9782735504756
Titre
Avant-nefs & espaces d'accueil dans l'église, entre le IVe et le XIIe siècle
Auteur
SAPIN CHRISTIAN
Editeur
CTHS EDITION
Largeur
210
Poids
1990
Date de parution
20020605
Nombre de pages
508,00 €
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Résumé : Au coeur du Poitou, le site de Vouneuil-sous-Biard (Vienne) s'inscrit dans un contexte riche en vestiges archéologiques depuis la haute Antiquité. Situé dans un méandre de la rivière Boivre, aux abords sud-ouest de la cité épiscopale de Poitiers, il fait partie d'un dense réseau de sanctuaires chrétiens établi entre le IV et le vile siècles. Avec près de 2 500 fragments de stucs mis au jour entre 1984 et 1986, l'ensemble de Vouneuil-sous-Biard se place - par la quantité recueillie - bien au-delà des lots découverts jusqu'à présent à Bordeaux ou Saint-Denis, qui ne dépassaient pas deux ou trois cents unités. Les comparaisons opérées avec les rares stucs déjà découverts en France et à l'étranger, conduisent vers les sources italiennes de l'Antiquité tardive et notamment Ravenne. Afin de cerner la spécificité du corpus de Vouneuil, chaque élément de stuc a été étudié comme un objet archéologique susceptible de livrer des informations sur sa réalisation et sa place dans un décor complet. Grâce aux relevés dessinés, ont été pris en compte les différents états de réalisation non seulement du matériau stuc lui-même mais aussi des couches picturales et des badigeons. De même que l'étude des traces d'accrochage au dos des stucs, des éléments de fixation, des bordures des pièces, ont été autant d'indices pour comprendre les techniques et les modes de mise en oeuvre dans l'espace. C'est à partir de ces indications et du travail en relation avec l'iconographie qu'ont pu être compris progressivement la position des pièces essentielles afin de restituer ce puzzle monumental dispersé. Il est apparu ainsi des jeux d'arcatures monumentales avec personnages et plusieurs registres de décor. Situé entre Loire et Gironde, Vouneuil-sous-Biard n'a pas dû échapper, au Ve siècle, à un contexte politique marqué, entre autres, par l'opposition de familles sénatoriales et d'évêques face à l'arianisme wisigoth. Après la victoire des Francs à Vouillé en 507, il apparaissait peut-être utile de réaffirmer l'orthodoxie de la foi, à travers des représentations monumentales (prophètes ou apôtres accompagnés des signes de l'agneau et de la croix). Avec une transformation de son sens au VIIIe siècle, peu de temps avant sa disparition, par l'adjonction d'inscriptions mentionnant divers martyrs anciens, le décor de stucs de Vouneuil demeure par son nombre, sa qualité, sa datation et l'iconographie représentée un ensemble unique et majeur pour saisir le passage de l'Antiquité au haut Moyen Age en Europe. Il démontre la permanence des traditions et devient un relais nouveau pour l'histoire des formes et celle des sociétés pré-médiévales.
Fruit du riche travail de deux spécialistes incontournables de la passionnante époque des Carolingiens, cet ouvrage constitue une synthèse sur l'architecture carolingienne sacrée et profane. Grâce à une étude approfondie, il couvre tous les aspects de cette période, et ce, dans un espace culturel qui forme encore aujourd'hui le coeur historique de l'Europe. Cette unité est perceptible à travers un vaste panorama de sites illustrant la richesse de l'architecture carolingienne : les lieux de pouvoir, palais et châteaux ; les abbayes et les cathédrales avec leur domaine canonial. Ces monuments, d'une valeur artistique et historique incomparables, sont décryptés avec finesse et énergie par les auteurs.
La Bourgogne, terre monastique et religieuse par excellence. C'est effectivement sur ce territoire que naissent de très nombreuses fondations dès la fin de l'Antiquité, et c'est également là que l'on voit émerger quelques siècles plus tard les grands réseaux monastiques autour de Cluny et Cîteaux. Par la suite, ce sont les villes qui accueillent très rapidement les premiers ordres mendiants. Ces terres bourguignonnes de grandes réformes pendant le millénaire médiéval demeurent encore à notre époque fertiles, alimentant la spiritualité des moines de Cîteaux, de la communauté oecuménique de Taizé ou, dans le sud de la région, celle de monastères orthodoxes ou tibétains. Le présent se nourrit du passé dans le souvenir des maisons religieuses, conservées ou disparues, qui ont façonné les paysages de la région, développé son économie et marqué durablement la mémoire des hommes au long des temps écoulés. Christian Sapin, archéologue, est directeur de recherche émérite au CNRS. Denis Cailleaux, est maître de conférences en Histoire de l'Art et Archéologie du Moyen Âge à l'Université de Dijon. Tous les deux consacrent leurs recherches sur la Bourgogne médiévale.
Le présent travail a pour objet l'étude des restes humains adultes provenant de la grotte de La Chaise, abri Bourgeois-Delaunay, en Charente et mis au jour entre 1967 et 1975. La plupart des restes osseux humains recueillis dans l'abri Bourgeois-Delaunay se trouvaient scellés dans un plancher stalagmitique daté du stade isotopique de l'oxygène 5e. Les fossiles humains provenant de l'abri de Bourgeois-Delaunay correspondent à 23 restes fossiles appartenant à des adultes et des enfants. Ces restes humains correspondent à une calotte crânienne, un os zygomatique, un os temporal, un os occipital, une mandibule avec sa série complète de dents, un fragment de maxillaire portant les trois molaires, une scapula, un fémur et des fragments de côtes. Les fossiles de l'abri Bourgeois-Delaunay ont été mis au jour dans un très faible espace n'ayant livré aucun outil et ces fossiles semblent donc, exclus de tout complexe d'habitat. A travers l'examen des fossiles de La Chaise, cet ouvrage permet de suivre et de retracer les diverses étapes conduisant aux Néandertaliens. Sur la base de leurs caractères anatomiques et métriques détaillés au long de ce livre, les fossiles de Bourgeois-Delaunay sont à rattacher indiscutablement aux Néandertaliens, desquels ils ne se différencient parfois que bien peu. Certains os du squelette sont si spécialisés dans le sens des Néandertaliens qu'en absence de données chronologiques et stratigraphiques il aurait été difficile d'envisager pour ces fossiles de l'abri Bourgeois-Delaunay un âge pré-würmien.