Plus ancien théâtre d'Europe encore en activité, la Comédie-Française associe de façon organique une troupe, un répertoire joué en alternance et un espace de création permanents dans un établissement marqué par son exceptionnelle pérennité. Son histoire se mêle intimement à celle des spectacles en France. Emblématique des relations privilégiées autant qu'ambivalentes entre théâtre et Etat-nation, celle qu'on appelle la " maison de Molière " alors qu'elle naît sept ans après la mort de son " saint patron " ? a toujours été investie d'une double vocation : identifier, à chaque époque, parfois avec retard, les innovations artistiques émergentes, tout en valorisant un patrimoine littéraire qui ne cesse de s'enrichir. Glorifiée comme le sanctuaire de la consécration, elle est parfois dénigrée pour cette même raison. Elle est longtemps appelée " Théâtre-Français ", en référence à son rôle symbolique aussi bien pour la politique culturelle nationale que son rayonnement dans le monde. Elle offre ainsi un poste d'observation sans équivalent du rapport entre culture et pouvoir. Forte aujourd'hui de ces quatre cents employés issus de plus de soixante-dix professions, elle permet une plongée unique dans un ensemble de cultures de métiers relevant de l'artisanat d'art : scénographie, décors, costumes, machinerie, régies, accessoires... Cet ouvrage retrace les grandes phases de l'histoire politique, administrative, juridique, artistique, technique, sociale et économique d'une institution très présente dans l'imaginaire culturel des Français comme des étrangers. Il s'appuie sur un exceptionnel fonds d'archives, conservées depuis sa fondation en 1680, et de nombreuses oeuvres émanant de peintres, sculpteurs, architectes, comédiens ou metteurs en scène. Richement illustré de 230 documents, pour partie inédits, il articule de manière originale les regards croisés de la conservatrice-archiviste et de l'historien du théâtre. Il vise un public étendu, allant des spectateurs de théâtre et des étudiants aux amateurs d'art et d'histoire.
Nombre de pages
304
Date de parution
18/10/2018
Poids
1 326g
Largeur
212mm
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EAN
9782021343755
Titre
Comédie-francaise. Une histoire du théâtre
ISBN
2021343758
Auteur
Sanjuan Agathe ; Poirson Martial
Editeur
SEUIL
Largeur
212
Poids
1326
Date de parution
20181018
Nombre de pages
304,00 €
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Étienne-Jules Marey : chronophotographie, sciences et arts retrace le parcours fascinant d'un savant visionnaire, à la croisée de la médecine, de la physiologie, de la photographie et du cinéma naissant. Inventeur de dispositifs d'enregistrement du mouvement ? le célèbre fusil photographique, la chronophotographie sous toutes ses formes ?, Marey a su mettre l'image au service de la science, révolutionnant notre manière de voir le corps en action. À travers une sélection d'objets scientifiques, de documents d'archives et d'images rares, ce livre rend hommage à cette figure essentielle dont l'héritage irrigue aujourd'hui encore aussi bien les sciences que les arts visuels. Cet ouvrage, entre mémoire scientifique et exploration esthétique, donne à voir l'oeuvre d'un homme animé par un même élan : comprendre, capter et représenter le mouvement sous toutes ses formes, saisir des phénomènes qui échappent à nos sens. Un dialogue fécond entre précision scientifique et puissance poétique.
Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.
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Disjoindre le sexe et le genre est un geste éminemment moderne, théoriser cette dissociation l'est plus encore.Ce livre est d'une certaine manière l'histoire de ce geste. Il nous mène des grandes entreprises déconstructrices de la Modernité des années 1960-1980 jusqu'au triomphe contemporain de la théorie du genre : de Sartre, Lacan, Deleuze, Barthes, Derrida ou Foucault jusqu'à Judith Butler.Pourtant, parce qu'il s'agit d'un objet aussi fuyant que précieux, le sexe des Modernes est aussi un révélateur. Loin d'être tout à fait commun aux deux espaces intellectuels que sont l'Europe et les États-Unis, il est peut-être témoin de leurs divisions : disputes, équivoques, héritages détournés, et guerres silencieuses ou avouées...Il s'agit ici non seulement d'éclairer des doctrines récentes que la confusion des temps travaille à obscurcir, mais d'explorer ce qui s'est déplacé au tournant des XXe et XXIe siècles entre le continent européen et le continent américain. Transmission ou au contraire fracture ...Car le moment est venu d'interroger le partage du sexe et du genre sous l'angle de son histoire puisque cette histoire est la nôtre, et sans doute plus que jamais.E.M.
Excédés par le présumé laxisme des tribunaux, les justiciers autoproclamés s'évertuent à punir par eux-mêmes les fauteurs de trouble. Violant la loi pour maintenir l'ordre, ils s'improvisent détectives, juges et bourreaux. Adeptes du lynchage et autres châtiments spectaculaires, ils trouvent un nouveau public sur les réseaux sociaux. Des groupes d'autodéfense du Far West aux chasseurs de pédophiles en Russie contemporaine, les justiciers hors-la-loi sont typiquement des hommes blancs, réactionnaires et xénophobes. Toutefois, mouvements révolutionnaires et défenseurs des dominés ne s'interdisent pas de manier, à leur tour, le fouet et le feu. L'auto-justice compte en outre de fervents zélateurs dans les services répressifs. Et quand policiers et paramilitaires s'affranchissent du cadre légal pour nettoyer la société, ils précipitent l'avènement de l'Etat justicier. Cet essai comparatif s'aventure dans les eaux troubles de la justice sommaire. Au terme d'un périple dans le monde perturbant des redresseurs de torts, une question s'impose : la France est-elle immunisée contre cette fièvre punitive ...