Le Passé dans la ville. Remplois, identités et imaginaire
Sandron Dany
SUP
43,00 €
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EAN :9791023105391
Cet ouvrage dépasse la simple observation des marques du passé dans la ville pour mettre en exergue sa manipulation par les générations ultérieures, soucieuses de perpétuer ou de détourner des usages et des spécificités de la topographie et la parure monumentale de la cité héritée du passé. Comment nos ancêtres se représentaient l'histoire de leur ville ? Depuis l'émergence, au xixe siècle, des concepts de monuments historiques et d'héritage, la présence du passé dans nos villes a avant tout été analysée sous l'angle du patrimoine, voire de son affrontement avec la modernité. Ces empreintes nous permettent certes de retracer l'histoire de la fabrique des villes. Mais, plus encore, ce passé se fait source d'identité et de légitimation pour les générations ultérieures. Du Moyen Age à nos jours, les différents pouvoirs, les architectes et les habitants, en rapport direct avec les monuments et les structures des époques antérieures, repensent leur héritage, et permettent de dévoiler cette autre facette de l'histoire urbaine, où l'imagination se heurte au réel. Sur plus d'un millénaire, l'étude proposée dans cet ouvrage dépasse la simple observation des marques du passé dans la ville : les auteurs mettent ici en exergue sa manipulation par les générations ultérieures, soucieuses de perpétuer ou de détourner des usages et des spécificités de la topographie et la parure monumentale de la cité héritée du passé. Les phénomènes de remplois et de reconversions sont analysés dans les moindres détails, avec l'objectif de mettre en évidence des tendances de fond du développement urbain dans une perspective diachronique.
Nombre de pages
333
Date de parution
05/12/2016
Poids
944g
Largeur
168mm
Plus d'informations
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EAN
9791023105391
Titre
Le Passé dans la ville. Remplois, identités et imaginaire
Auteur
Sandron Dany
Editeur
SUP
Largeur
168
Poids
944
Date de parution
20161205
Nombre de pages
333,00 €
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Deux tours monumentales, une majestueuse galerie des rois, des voûtes aériennes portées par une structure d'une légèreté inédite : Notre-Dame, monument-clé de l'histoire de France, est aussi un parangon de l'art gothique. Une cathédrale dont le terrible incendie du 15 avril 2019 a ému la terre entière. Pour saisir sa profonde singularité, Dany Sandron, familier du monument depuis plus de vingt ans, nous livre les clefs des premiers siècles de cet édifice. Dans cette passionnante synthèse, il nous en offre une étude globale, à la fois historique, artistique et sociale. Revenant sur sa construction, ses acteurs, notamment les artistes et artisans, et les ressources mobilisées, il nous introduit dans les différents mondes qu'elle domine : le palais épiscopal de Maurice de Sully, le cloître des chanoines et l'hôtel-Dieu. Il souligne aussi, en spécialiste du Paris médiéval, les liens étroits de la cathédrale avec la ville et au-delà avec le diocèse dont elle est l'église-mère. Notre-Dame entretient également des relations privilégiées avec la royauté capétienne qu'elle magnifie dans une savante mise en scène. Elle sert enfin de référence majeure à l'action édilitaire des souverains et de leurs alliés jusqu'au début du règne de Saint Louis. Dans ce réseau complexe qui associe la cathédrale à tous les niveaux de la société médiévale, c'est l'esprit de Notre-Dame qui nous est révélé.
Ce volume rassemble 17 contributions sur les recherches actuelles sur les caves, menées par des historiens, historiens de l'architecture, archéologues, géologues et ingénieurs sur les caves anciennes, essentiellement en Ile-de-France, Normandie et Picardie. A travers l'étude des caves, c'est l'espace urbain qui se dessine, celles-ci permettant de préciser les contours des bâtiments, des parcelles et des îlots, le tracé de la voirie, pour une restitution plus fine du paysage urbain.
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Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.