Riveneuve Continents N° 13, printemps 2011 : Haïti, le désastre et les rêves
Sancerni Alain ; Gaudemar Antoine de
RIVENEUVE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782360130351
Depuis toujours les écrivains comme les artistes se sont trouvés confrontés à des situations ou à des événements qui par leur gravité, par leur intensité ou par leur caractère insupportable, posent la question des pouvoirs et des limites de la littérature. Ces événements sont d'ordre naturel (Pline et l'éruption du Vésuve, Voltaire et le tremblement de terre de Lisbonne?) ou humain (les épidémies, les guerres, les massacres et les génocides, où le 20ème siècle s'illustre particulièrement) ; ils sont collectifs (la Shoah) ou singuliers (les assassinats de Socrate, de Giordano Bruno et peut-être demain de l'iranienne Sakineh), et tous à la fois semblent imposer leur nécessité à l'artiste (on songe à Guernica) et à l'écrivain, et à la fois les questionnent sur cette nécessité et sur leur capacité de traduire ce qui relève de l'horreur absolue, c'est à dire de l'indicible : devant une telle horreur, faut-il se taire ou en témoigner, et certainement certains se sont tus ou se taisent sans laisser de trace ? Et cette horreur, comment la dire ? Que peut la littérature, et que peut-elle de mieux le cas échéant que d'autres formes d'information, comme le journalisme, la parole politique ou religieuse, ou le discours académique ? L'histoire récente n'est pas la moins fertile en horreurs de tous genres, naturelles et humaines : le tremblement de terre en Haïti, les inondations du Pakistan, le génocide rwandais, les attentats du 11 septembre, et tant d'autres, demain la lapidation promise de Sakineh, etc. Riveneuve Continents propose aux écrivains de reprendre cette interrogation sur la légitimité de la littérature, sous l'angle général de la confrontation entre l'auteur et l'indicible, comme expérience des limites.
Nombre de pages
252
Date de parution
09/06/2011
Poids
310g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782360130351
Titre
Riveneuve Continents N° 13, printemps 2011 : Haïti, le désastre et les rêves
Auteur
Sancerni Alain ; Gaudemar Antoine de
Editeur
RIVENEUVE
Largeur
140
Poids
310
Date de parution
20110609
Nombre de pages
252,00 €
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Harar, carrefour spirituel et culturel, quatrième ville sainte de l'Islam, située à la croisée de l'Ethiopie chrétienne et de l'Orient, aura été essentielle dans la vie de Rimbaud. Dans Rimbaud selon Harar, long poème en prose mais aussi étonnant voyage auquel nous invite l'auteur, c'est cette ville dont on dit qu'elle est figée dans son mystère qui s'adresse au Poète.
La poésie d'Alain Sancerni est un chemin qu'on est tenté de suivre en courant sur les mots, en se laissant porter par le flot quitte à parfois regarder en arrière et tenter d'apercevoir ce qui aurait pu échapper dans un sentier de travers. Comme partout ta réverbération n'est pas une halte sur ce chemin mais les mots, cette fois, nous demandent de ralentir le pas, de marcher à leur rythme sans nous contenter d'en effleurer le sens, de les interroger même: qui est ce tu? Qui est le je qui lui parle? Qui est l'autre et son flou? Qui est cela? Qui sont les nous? Il n'y aura pas de réponse. Deux mots, deux expressions, suffisent à faire taire l'enquêteur: "l'envie du doute" et "le miroir". Cesse alors tout désir de lire "tu", "je", "nous", "cela", dans un sens ou un autre. Seul reste le doute, donc le mystère, et le miroir, donc l'éternelle question de la Réverbération. Reste aussi une bataille, probablement sans issue, entre sujet et objet, entre singulier et pluriel. Je deviens nous, tu deviens cela. Effet miroir? Flou de l'autre? Masque de la nuit?
Sancerni Alain ; Kane Hamidou ; Sarr Felwine ; Mia
Il y a cinquante ans, la vague des indépendances en Afrique francophone a changé le visage du continent et dessiné l'Afrique d'aujourd'hui, avec ses Etats cloisonnés aux frontières étranges; avec ses peuples qui y retrouvent des identités longtemps étouffées ou brouillées, parfois improbables, ou qui s'en forgent d'autres; avec une histoire à refaire dans le tournis d'une planète dressée sur ses blocs puis mondialisée à outrance. L'histoire de ces indépendances recouvre des vies singulières, des expériences, des regards de tous les jours que ce numéro tente de restituer dans leur épaisseur matérielle et leur tissu microscopique, leur conscience vive et leur modification permanente. Sous la figure emblématique des indépendances politiques, et du demi-siècle écoulé depuis, écrivains, artistes et intellectuels font part de leur vécu, de leur imaginaire, de leurs sentiments et de leurs analyses. Et nous révèlent leur Afrique, en toute indépendance.
Voici un essai percutant sur une tendance actuelle sur le continent africain : le rejet de la démocratie libérale par les putchistes, les masses et des élites car non-adaptée aux "valeurs africaines". En rupture avec les idées reçues, l'ouvrage replace la crise démocratique en Afrique dans son contexte historique et rappelle les termes de l'universel. - Un essai percutant et vigoureux sur le rejet actuel de la démocratie libérale en Afrique , tant chez les putchistes, les masses populaires que dans une partie des élites. - Un ouvrage érudit et très renseigné analysant plusieurs cas au Mali, Burkina Faso, Sénégal, Algérie, Afrique du Sud, Rwanda... et décryptant l'aveuglement du nouveau panafricanisme assimilant démocratie et Occident. - Un texte écrit avec style et brio par un spécialiste du sujet, le journaliste Ousmane Ndiaye, ancien rédacteur en chef Afrique de TV5Monde. - Un préfacier qui fait autorité sur le droit en Afrique, Jean-François Akandji-Kombé, et grand observateur et acteur des combats pour la démocratie. - Le deuxième titre de la nouvelle collection "Pépites jaunes" dirigée par Elgas.
La campagne militaire menée par Israël suite aux massacres du 7 octobre 2023 conduit la bande de Gaza au bord de l'extinction. L'armée israélienne ne détruit pas seulement un territoire et sa population, elle met à l'épreuve, frontalement, les normes juridiques internationales. Survivront-elles à l'anéantissement de Gaza ? Premier constat : le droit international constitue un langage commun à tous ceux et celles qui, depuis une variété de positions institutionnelles, militantes et politiques, décrivent les crimes de grande ampleur commis dans ce petit territoire densément peuplé et plaident pour que leurs auteurs soient dûment sanctionnés. Deuxième constat : l'efficacité de ces outils juridiques dépend de la capacité des acteurs à les utiliser concrètement devant des juridictions internationales, intergouvernementales, nationales ou citoyennes. C'est le cas de l'incrimination de "génocide" qui fait l'objet d'intenses mobilisations tout en suscitant de fortes résistances. En l'absence de cette mise en oeuvre pratique, un "désarmement" durable du droit international est à craindre. Un défi majeur pour les opinions publiques et la communauté internationale.
A sept ans, Wilhelm de Kostrowitzky se découvre une vocation de poète. A douze ans, c'est une vocation de journaliste qui débute lorsqu'il crée un journal dans son lycée. A vingt ans enfin survient la vocation de critique d'art après avoir rencontré Picasso et Braque. Il prend alors le nom d'Apollinaire. Guillaume Apollinaire. Jean-François Robin fait de cette "naissance d'une vocation" une biographie romancée, où il suit pas à pas l'évolution et l'oeuvre du poète, en se glissant dans la peau des acteurs qui l'ont connu. Apollinaire se raconte, mais tous ceux de son entourage le racontent aussi : sa mère joueuse et aventurière qu'il suit au gré des casinos ; son frère, sage employé de banque, et surtout ses amis de lycée gardés tout au long de sa vie. Tous racontent la bataille incessante qu'il a dû mener pour s'imposer dans le paysage littéraire du Paris de cette époque bohème, une époque qu'il a su égayer de ses excentricités, de son génie, de son humour, de ses amours impossibles et de son art de vivre. Jusqu'à ce que la blessure reçue lors de la première guerre mondiale, combinée à la grippe espagnole, ne mette fin à ses jours prématurément. Cent ans plus tard, la poésie d'Apollinaire ne nous a pas quittés, elle continue sa chanson immortelle.
Comprendre les Turcs, c'est d'abord s'immerger confortablement dans ce qu'ils ont d'européen. Avant de se nourrir avec délice de leurs influences orientales. C'est s'imprégner de traditions musulmanes solidement enracinées dans un pays officiellement laïc. C'est se frotter à une fierté nationale modelée dans des gloires passées. C'est faire l'expérience d'une hospitalité sincère. C'est se confronter à une dualité déroutante, entre soif de modernité et volonté de conservatisme. C'est accepter enfin de ne pas tout comprendre pour se laisser surprendre. Quel pays peut se targuer de faire le pont entre deux continents ? D'avoir abrité la capitale de deux puissants empires ? D'être le foyer historique de deux religions monothéistes, la chrétienté puis l'islam ? La Turquie, bouillonnante mosaïque. S'y aventurer, c'est s'engouffrer dans dix mille ans d'histoire. Des premières traces d'agriculture en Mésopotamie aux frénétiques conquêtes ottomanes en passant par les plus belles heures de l'empire Byzantin. Mais c'est aussi découvrir une jeune République, à peine centenaire, qui mène encore une quête identitaire.