Les marabouts de l'islam politique. Le Dahiratoul Moustarchidina wal Moustarchidaty, un mouvement né
Samson Fabienne ; Kane Ousmane
KARTHALA
26,00 €
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EAN :9782845866638
Le Sénégal connaît depuis une quinzaine d'années une transformation considérable des pratiques de l'islam, notamment chez les jeunes urbains. Le système confrérique se modifie en profondeur et une nouvelle mouvance islamique apparaît, composée de mouvements " néo confrériques ". Ceux-ci restent affiliés à leurs confréries d'origines par leur mode de fonctionnement et de légitimité, mais ils se politisent et s'inspirent de mouvements réformistes et néofondamentalistes arabo-musulmans sur des questions tels que l'analyse de l'histoire, le rapport à l'Occident, la laïcité, la conception d'un islam total, etc. Si leur principal objectif est dorénavant de réislamiser par le bas la société, ils refaçonnent toutefois ces apports extérieurs, les adaptent au contexte sénégalais et offrent ainsi de nouveaux types d'identités religieuses. Le Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty, issu de la Tidjaniyya, est un parfait exemple de cette nouvelle mouvance islamique au Sénégal. Mouvement urbain, moderne, tourné exclusivement vers un public de jeunes, il espère par un enseignement de masse et une participation au champ politique transformer la société, non conforme, selon lui, à l'islam. A partir d'une longue enquête ethnologique, Fabienne Samson analyse les multiples facteurs de la politisation de ce mouvement strictement religieux à 1a naissance. Devenu un espace islamisé où tous les actes de la vie quotidienne sont redéfinis, les adeptes y vivent une renaissance identitaire. Ils se transforment alors en ambassadeurs d'une future société islamique idéale. Par des activités citoyennes qui consistent à agir pour la transformation progressive de la société, ils deviennent également des patriotes musulmans comme aime les nommer leur guide Moustapha Sy. Néanmoins, beaucoup de fidèles, inscrits dans un processus d'individualisation sociale et politique, ne deviennent pas de véritables militants de la cause politique de leur leader religieux, ce qui oblige à repenser le rôle réel de ce type de mouvement dans la société sénégalaise et dans le champ politique.
Nombre de pages
380
Date de parution
02/06/2005
Poids
630g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845866638
Auteur
Samson Fabienne ; Kane Ousmane
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
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20050602
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380,00 €
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Cet ouvrage collectif, coécrit par ses collègues et/ou "élèves" dont nombre d'Africain. es, analyse les apports de cette longue anthropologie critique sur les "modernités africaines" , Jean-Pierre Dozon ayant profondément marqué le champ des études africanistes en France mais aussi en Afrique francophone. Structuré par quatre entrées thématiques, l'ouvrage rend également hommage à sa carrière institutionnelle, montrant un homme impliqué dans la direction de la recherche et le partenariat.
L'Église Universelle du Royaume de Dieu, une célèbre église néo-évangélique d'origine brésilienne, s'est implantée à Dakar. Ce livre est le résultat d'un travail de terrain saisi à l'échelle micro, au plus près des acteurs. En se mêlant aux adeptes, l'ethnographe Fabienne décrit les modalités d'insertion de cette Église dans le paysage sociologique et religieux sénégalais. Elle démonte ses stratégies, évoque son essor spectaculaire, puis son déclin progressif, dont on ne sait d'ailleurs s'il est ou non définitif. Le lecteur est embarqué dans les pérégrinations et les aléas d'une enquête clandestine, dans un lieu où il serait périlleux de sortir des instruments d'enregistrement (magnétophones et caméras) et où il est même délicat de montrer que l'on prend des notes. L'auteur se glisse dans la peau d'une fidèle mais ne se départit jamais de l'indispensable recul critique, ce qui fait que ses réflexions ne se réduisent pas à ce qui se passe dans le lieu empirique de son enquête L'Église Universelle du Royaume de Dieu, une célèbre église néo-évangélique d'origine brésilienne, s'est implantée à Dakar. Ce livre est le résultat d'un travail de terrain saisi à l'échelle micro, au plus près des acteurs. En se mêlant aux adeptes, l'ethnographe Fabienne décrit les modalités d'insertion de cette Église dans le paysage sociologique et religieux sénégalais. Elle démonte ses stratégies, évoque son essor spectaculaire, puis son déclin progressif, dont on ne sait d'ailleurs s'il est ou non définitif. Le lecteur est embarqué dans les pérégrinations et les aléas d'une enquête clandestine, dans un lieu où il serait périlleux de sortir des instruments d'enregistrement (magnétophones et caméras) et où il est même délicat de montrer que l'on prend des notes. L'auteur se glisse dans la peau d'une fidèle mais ne se départit jamais de l'indispensable recul critique, ce qui fait que ses réflexions ne se réduisent pas à ce qui se passe dans le lieu empirique de son enquête
Les recherches académiques sur l'islam intègrent rarement l'appartenance à une classe sociale comme critère d'analyse, différenciant plutôt les musulman. e. s par leurs divergences dogmatiques (soufies, salafistes, etc.). Or, dans les contextes régionaux contemporains d'Afrique centrale, de l'Ouest et du Nord, reconfigurés par les violences djihadistes, nombre de musulman. e. s redéfinissent les normes de leur "bonne religiosité" en jouant sur des marqueurs de classe. Majoritairement axées sur les musulmanes, figures centrales de ces nouvelles configurations de religiosités, les études de cas présentées dans ce numéro montrent qu'une appartenance de classe - entendue en termes socioéconomiques, mais aussi en fonction de pratiques (culturelles, matérielles) où s'expriment des sentiments d'adhésion à un groupe - influe sur les façons d'être et de se montrer musulman. e ; et qu'en retour, l'affirmation de pratiques religieuses renforce un sentiment de différenciation sociale. Les contextes urbains, où les "classes moyennes émergentes" sont les plus visibles, sont privilégiés pour poser la question d'une éventuelle corrélation entre volonté d'ascension sociale et prétention à une élévation morale et religieuse.
Cet ouvrage collectif rend hommage à l'oeuvre singulière et à la carrière riche et éclectique de Jean Paul Colleyn, anthropologue et cinéaste, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris. Ses recherches, principalement au Mali sur les enjeux contemporains des dynamiques religieuses (prophétismes, exorcismes, divination), parallèles ou internes à l'islam, ont profondément marqué le champ scientifique africaniste en redéfinissant, entre autres, les paradigmes de l'anthropologie visuelle. Dans les pas de Jean Rouch, il s'est distingué par son engagement dans une démarche entremêlant ethnographie, photographie et cinéma, afin d'éclairer les recompositions sociales, religieuses et politiques de l'Afrique de l'ouest. La manière de rendre compte, par l'écrit ou l'image, des façons de faire des personnes avec lesquelles il a su créer une proximité ou une intimité amicale sur ses terrains d'étude, a toujours été au coeur de ses réflexions : son érudition se mêle à une quête de simplicité ; la réflexivité étant inhérente à sa pratique de l'anthropologie écrite et filmée. Cet ouvrage, illustré de photos de son amie photographe Catherine De Clippel qui l'a très souvent accompagné, décrypte en quatre parties son approche écrite et filmique qui a inspiré nombre de ses étudiants/étudiantes et collègues. L'intérêt est, in fine, de montrer un homme aux multiples activités, chercheur, enseignant mais aussi présentateur et producteur de télévision, intéressé par les arts et par les gens, dont les autrices et auteurs de cet ouvrage témoignent de l'élégante sympathie.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.
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