Les discours du journal. Rhétorique et médias au XIXe siècle (1836-1885)
Saminadayar-Perrin Corinne
PU SAINT ETIENN
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EAN :9782862724393
Au XIXe siècle, la presse devient le premier média de masse qu'ait connu la France : aussi désigne-t-on volontiers cette période, qui s'étend jusqu'en 1914, comme la " civilisation du journal ". Or, à lire les journaux les plus " modernes " de la monarchie de Juillet ou du Second Empire (La Presse de Girardin, Le Figaro de Villemessant...), on s'avise d'un surprenant paradoxe : le journal s'efforce d'inventer un dispositif communicationnel révolutionnaire, distinct de l'ancien modèle oratoire ; pourtant, celui-ci continue à imposer ses paradigmes et ses modèles d'écriture jusqu'à la Troisième République au moins. L'écriture journalistique des années 1836-1885, avant l'émergence en France de la grande presse d'information à l'anglo-saxonne, est constitutivement rhétorique. Quels sont les modalités et les enjeux de cette reconfiguration médiatique d'un très ancien héritage rhétorique ? Quelle conception de la communication et de l'espace public engage-t-elle ? Quel rôle réserve-t-elle à l'intellectuel, à l'écrivain, au journaliste ? Toutes ces questions sont décisives en un siècle où s'invente, en France, la démocratie.
Nombre de pages
270
Date de parution
25/01/2007
Poids
490g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782862724393
Titre
Les discours du journal. Rhétorique et médias au XIXe siècle (1836-1885)
Auteur
Saminadayar-Perrin Corinne
Editeur
PU SAINT ETIENN
Largeur
160
Poids
490
Date de parution
20070125
Nombre de pages
270,00 €
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La trilogie de Vallès - L'Enfant, Le Bachelier, L'Insurgé - apparaît, à maints égards, comme l'oeuvre d'une vie. Ces trois romans imposent leur auteur comme un écrivain de premier plan ; ils marquent le bilan (et le couronnement) d'un itinéraire révolutionnaire. Le jeu des titres et des dédicaces souligne le double objectif du romancier : la "fiction autobiographique" construit un moi en prise directe sur le présent, l'histoire, la révolution ; le destin individuel du protagoniste dessine d'autre part, en creux, le parcours de toute une génération en butte à un "monde mal fait", dans lequel l'affirmation heureuse de l'individu ne peut passer que par l'insurrection. Autobiographie romanesque et contre-roman d'apprentissage, la trilogie n'a cependant rien d'une oeuvre à thèse, monolithique et dogmatique : elle se caractérise avant tout par la polyphonie, le croisement des discours, le perpétuel vacillement des registres et des tonalités narratives. Ecrire la révolution passe nécessairement, pour Vallès, par une révolution de l'écriture : c'est ce que donne à lire, exemplairement, le récit fondateur qu'est L'Enfant". Corinne Saminadayar.
Jules Vallès (1832-1885) a, toute sa vie, défendu la «liberté sans rivages». Cette passion libertaire en fait l'un des premiers avocats des droits de l'enfant et lui inspire une inépuisable indignation contre les enfers sociaux où croupissent les victimes d'un «monde mal fait».
Zola Emile ; Saminadayar-Perrin Corinne ; Mourad F
L'entreprenant Octave Mouret, tout juste arrivé à Paris pour conquérir la capitale, emménage dans ce qu'il croit être un immeuble respectable. Il ne tarde pas à découvrir les turpitudes de ses voisins, manigances auxquelles lui-même n'échappe pas - il compte bien parvenir socialement grâce à ses succès auprès des femmes. Avec cette parodie grinçante du romanesque sentimental, Zola dresse un portrait au vitriol de la bourgeoisie : la morale des convenances couvre hypocritement un monde de mensonges et d'adultères. Roman "plein de cochonneries sur les gens comme il faut" , Pot-Bouille est ici présenté dans une nouvelle édition qui invite à en ressaisir, avec finesse, toute la charge comique et satirique.
A la suite de la réforme de Benoît d'Aniane (816), le clergé était régulièrement partagé en trois groupes : les moines, les chanoines et les religieuses. Pour les hommes il y avait ceux qui se coupaient du monde, les moines, et ceux qui y demeuraient, les clercs et les chanoines; les premiers pouvaient rester laïcs, les seconds recevaient les ordres de la cléricature, notamment le diaconat puis la prêtrise. Toutefois le partage n'était pas entièrement satisfaisant, car certains chanoines voulaient eux aussi mener une vie placée sous le signe d'une règle, comme les moines, et suivre le régime des Apôtres, marqué par une vie commune et l'absence de propriété personnelle. Au début du XIe siècle, à l'instigation de la communauté religieuse de Saint-Ruf, près d'Avignon, un mouvement se développa dans cette direction et, en 1092, le pape Urbain II en vint à soutenir les chanoines qui adoptaient une règle nouvelle, dite de saint Augustin, distincte de celle de saint Benoît de Nursie. Ainsi se trouvait créée une catégorie de religieux intermédiaire entre les moines et les chanoines. Le sixième colloque international du CERCOR, dont les actes sont publiés ici, leur a été entièrement consacré. Il comprend deux groupes de communications : le premier s'attache à la définition des chanoines réguliers face aux moines et aux chanoines séculiers et à l'étude de leur spécificité en matière de liturgie, d'enseignement, d'accueil des pauvres et des femmes, d'ouverture aux laïcs ; le second examine l'expansion des chanoines réguliers dans certains pays (France, Empire, Italie, Espagne, Grande-Bretagne).