Cette nouvelle traduction en français du célèbre livre de D.P. Schreber était attendue depuis longtemps. Il s'agit de l'écrit de référence pour l'élaboration de la théorie psychanalytique de la psychose et cela depuis Freud, en passant par Lacan. Aujourd'hui, la théorie a beaucoup progressé en psychanalyse, en psychopathologie, en linguistique. Bref, la communauté scientifique sait à quel point il est important, dans la psychose, de respecter l'énoncé du patient à la lettre. Autrement, on passe à côté de toute compréhension. C'est pour cela que le travail minutieux des traducteurs s'est appuyé sur le facsimilé de Schreber lui-même. Cette nouvelle lecture révèle les écrits de Schreber tout autrement à commencer par le titre. Lorsque S. Freud en vient à s'intéresser à D.P. Schreber en 1906, à la suite de ses échanges à propos des psychoses avec C.G. Jung, il évoque des " Evénements mémorables " il ne s'agit pas de " Mémoires ", et si Freud évoque une autobiographie, Schreber raconte en fait l'histoire de sa maladie. Les traducteurs ont assumé et repris à leur compte tout ce qui peut apparaître maladroit ou rugueux et ont suivi à la lettre les signifiants allemands, les sonorités et la musicalité de cette langue. C'était indispensable. Cela a permis d'échapper au discours métaphorique de la névrose et de mieux cerner les particularités de son écriture. C'est dans l'esprit du séminaire de Bernard Mary (1983-2007) sur " Les psychoses ", que cette lecture de Schreber a été initiée. Ceci, dès les premières années d'existence de l'Ecole Freudienne, fondée en 1983 par Solange Faladé à la suite de la dissolution de l'Ecole freudienne de Paris par Jacques Lacan en 1980. Cette nouvelle traduction évite tout jeu sur le signifiant et en ceci, elle est proche de la construction du mot allemand tel qu'il vient à l'esprit de celui dont c'est la langue maternelle. Ainsi, fait-elle entendre, au plus près, un Réel qui persécute Schreber. Son rapport délirant à un Dieu qui en même temps qu'il le persécute, le détruit, participe à sa jouissance et lui donne aussi les ressources nécessaires pour construire ce que Lacan appellera sa " métaphore délirante ".
Nombre de pages
372
Date de parution
04/10/2025
Poids
490g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782386720031
Auteur
Schreber Daniel-Paul ; Samacher Robert
Editeur
MJW
Largeur
145
Date de parution
20251004
Nombre de pages
372,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Mémoires d'un névropathe1893 : D. P. Schreber, président de chambre à la cour d'appel de Dresde, alors âgé de près de cinquante ans, doit être placé dans un asile du royaume de Saxe.1900 : Schreber engage un procès en levée de son « interdiction » afin de pouvoir sortir librement de l'asile. C'est à cette occasion qu'il écrit les Mémoires d'un névropathe.1902 : Schreber gagne son procès en appel.1903 : publication des Mémoires.Voici donc traduit en français ce texte qui, depuis plus d'un siècle, fournit un document essentiel à tout travail sur la paranoïa, depuis Freud (1911) jusqu'à Lacan (1955) et à ses élèves.Traduit de l'allemand par Paul Duquenne et Nicole Sels
Mémoires d'un névropathe 1893 : D. P. Schreber, président de chambre à la cour d'appel de Dresde, alors âgé de près de cinquante ans, doit être placé dans un asile du royaume de Saxe. 1900 : Schreber engage un procès en levée de son « interdiction » afin de pouvoir sortir librement de l'asile. C'est à cette occasion qu'il écrit les Mémoires d'un névropathe. 1902 : Schreber gagne son procès en appel. 1903 : publication des Mémoires. Voici donc traduit en français ce texte qui, depuis plus d'un siècle, fournit un document essentiel à tout travail sur la paranoïa, depuis Freud (1911) jusqu'à Lacan (1955) et à ses élèves. Traduit de l'allemand par Paul Duquenne et Nicole Sels
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