Un texte court, incisif et philosophique qui démonte le grand malentendu contemporain autour de la non-violence, et montre comment la peur de toute contrainte légitime paralyse l'action politique tout en laissant prospérer les violences illégitimes. Ce manifeste interroge la place de la violence dans l'Etat moderne, l'école, le sport, les jeux vidéo, les mouvements militants et le terrorisme, pour réhabiliter une notion clé : on ne peut pas gouverner sans contrainte, mais toute contrainte n'est pas violence. Le texte part de Polybe, Aristote, Platon, Machiavel, Marx, Weber, Arendt pour poser une thèse centrale : en absolutisant la condamnation morale de la violence, nos sociétés ont rendu suspecte toute action politique, au point de préférer l'inaction à la décision. La violence est définie non comme "intensité" ou colère, mais comme rupture de l'agir et du langage, privation de maîtrise, passage à l'acte là où la parole et la délibération cessent. L'auteur montre comment : - la gauche, héritière d'une tradition révolutionnaire, a moralisé l'action (indignation plutôt que décision), tout en légitimant certaines violences au nom des "dominés" ; - la droite, marquée par l'obsession de l'ordre et de la Providence, délègue la violence et hésite à agir ; - le centre technocratique dissout la violence dans la procédure et la norme ("maître des horloges" , "en même temps"), gouvernant par neutralisation. Résultat : l'action politique n'est plus assumée, la contrainte n'est plus nommée, la violence n'est plus pensée. Exemples clés développés - Jeux vidéo et jeunesse : critique de la tentation d'interdire au nom d'une confusion entre violence et frustration ; plaidoyer pour une éducation à la frustration et au langage plutôt qu'une interdiction étatique infantilisante. - Sport : rappel du rôle ritualisé du sport comme mise en forme de la conflictualité ; analyse des débordements (CAN 2025, violences de supporters, dopage) comme symptôme d'une société qui ne sait plus contenir la violence ailleurs. - Violence "juste" et morale décoloniale : critique des grilles dominants/dominés, du glissement vers une violence sacralisée au nom de la "réparation" ou de la "décolonisation" , des mobilisations étudiantes transformant l'université en tribunal moral. - Terrorisme et action directe : analyse du terrorisme comme "action pure" sans langage, forme limite d'un rapport dégradé à l'action, nourrie par la fascination romantique pour la violence (exemples de Rouillan, Virginie Despentes, etc.). L'essai se conclut sur une proposition : réhabiliter l'action politique (décider, contraindre de façon légitime) pour éviter que la violence illégitime ne remplisse le vide. - Collection Manifeste Héliade : textes courts d'intervention, "moins qu'un livre, plus qu'un édito" , destinés à prendre position sur un enjeu brûlant, avec un ton libre, vif, parfois polémique mais toujours argumenté. - Format matériel : fascicule court, agrafé et non broché, pensé pour la lecture rapide, la diffusion large, les débats, les ateliers, les achats impulsionnels en caisse ou en présentoirs thématiques. - Objectif : offrir des prises de parole marquantes qui éclairent et bousculent le débat public, en multipliant les voix et sensibilités dans un cadre éditorial exigeant. Pour quels lecteurs et quels lieux ? - Lecteurs d'essais courts, de tribunes argumentées, de textes de philosophie politique accessibles. - Enseignants, médiateurs, journalistes, mi
Nombre de pages
40
Date de parution
08/09/2026
Poids
70g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782488897136
Auteur
Salvador Xavier-Laurent
Editeur
HELIADE
Largeur
145
Date de parution
20260908
Nombre de pages
40,00 €
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Que répondre à son enfant persuadé que l'Occident est raciste par nature, que son ressenti vaut plus que la science ? L'enjeu, c'est l'école et la société de demain. Des pistes pour comprendre son enfant woke, et renouer le dialogue avant de le virer de la maison. Qui accepterait d'invalider Socrate ou Aristote au prétexte qu'ils seraient les reflets de la " pensée blanche " ? C'est pourtant là que nous en sommes aujourd'hui. La race. Ce mot qu'on croyait incapable de décrire la modernité devient un concept transversal de toutes les disciplines en sciences humaines. Dans le même temps, le genre passe progressivement élément clé, grille de lecture essentielle qui précède toutes les études universitaires. Tout cela ne serait qu'une plaisanterie si, dans les amphithéâtres, ne se jouaient la formation des enseignants de demain, et donc des adultes de la société de 2040. Il faut écouter ce qu'ils nous disent quand ils nous expliquent qu'ils ne croient pas à l'avis majoritaire en démocratie ; quand ils estiment que la société raciste viole la terre ; que le ressenti remplace la science ou le savoir ou qu'ils déclarent pompeusement qu'il n'y a de vraie langue que celle des plantes et des cailloux. Ce livre voudrait, sous la forme d'un manuel, éclairer le malentendu sur l'imposture des études aujourd'hui qui amènent nos enfants à confondre la science... et leur conscience.
Comment le Moyen Âge lisait-il la Bible ? Qui avait accès à ce texte fondamental ? Au xiiie siècle, la réponse est claire : seul le latin a droit de cité. Pourtant, un élan novateur va changer la donne. Alors que la crainte de l'hérésie et des dissidences pousse les autorités à proscrire les versions françaises des Écritures, un simple prêtre, Guyart des Moulins, se lance dans une entreprise audacieuse : offrir au peuple une Bible dans sa propre langue. Véritable encyclopédie des savoirs antiques, enrichie de commentaires novateurs et d'illustrations savoureuses, sa Bible historiale rencontre un succès fulgurant dans toute l'Europe médiévale. Fin connaisseur de la littérature du Moyen Âge, Xavier-Laurent Salvador nous raconte, d'une plume mordante, cet incroyable défi intellectuel et la genèse de cette oeuvre révolutionnaire. Un joyau essentiel de la spiritualité médiévale à redécouvrir.
La magie au Moyen Age est à la fois une science, un artisanat c'est-à-dire un savoir-faire. La merveille, quant à elle, est l'irruption dans le monde naturel d'un phénomène surnaturel comme les spectres ou les manifestations démoniaques. Les moyens de contrôler ces phénomènes relèvent en revanche de la magie qui tire en partie la légitimité de sa persistance dans les récits bibliques et en particulier la Bible Historiale (fin XIIIe siècle). Parcourir le champ actif de la merveille et de la magie en partant de ces récits, c'est ouvrir une fenêtre sur un univers ancien beaucoup plus complexe que nous pouvions le soupçonner. X.-L. Salvador est agrégé et Maître de Conférences à Paris XIII.
Sacrée bataille" propose une analyse des polémiques qui entourent la bataille de Poitiers, événement vieux de treize siècles devenu un véritable champ de bataille mémoriel et politique. Vincent Tournier retrace l'extraordinaire destin de cet épisode historique, de sa consécration sous la monarchie de Juillet à son rejet progressif à partir des années 1970-1980, jusqu'aux controverses actuelles qui en font un marqueur de la polarisation politique française. L'ouvrage analyse les trois facteurs qui ont transformé le regard porté sur cette bataille : la décolonisation et le sentiment de culpabilité post-colonial, la dépendance énergétique vis-à-vis des pays arabes producteurs de pétrole, et la chute de l'URSS qui ouvre l'ère de la mondialisation et du rejet des identités nationales. Dans ce nouveau contexte géopolitique et idéologique, la bataille de Poitiers devient embarrassante. Charles Martel, jadis héros célébré par Ernest Lavisse et Jean Jaurès, se voit progressivement effacé des programmes scolaires, puis associé à l'extrême droite. Les historiens contemporains minimisent l'événement, parlant de "mythe" ou de "simple raid" , tandis qu'émerge un nouveau récit "inclusiviste" valorisant les contacts et les échanges culturels entre chrétienté et islam. Vincent Tournier met en lumière les enjeux de cette réécriture mémorielle : le mythe d'Al-Andalus tolérante, la thèse de "nos ancêtres les Sarrasins" , les projets d'histoire "mondiale" de la France. Autant de tentatives pour adapter le récit du passé aux préoccupations du présent, dans une société marquée par l'immigration et la quête d'un "vivre-ensemble" apaisé. Mais les attentats islamistes de 2015 et des années suivantes ont fragilisé ce discours optimiste. L'histoire revient avec violence dans le débat public. En 2024, trois étudiants sont arrêtés alors qu'ils préparaient un attentat contre la mairie de Poitiers pour "venger" la bataille de 732, révélant la persistance d'un imaginaire de conquête chez certains musulmans, en contradiction avec le récit pacifié promu par les élites. Au-delà de l'analyse historiographique, l'ouvrage pose une question politique fondamentale : dans une société fragmentée, traversée par les tensions identitaires et religieuses, quel récit du passé est encore possible ? Entre la nostalgie du roman national et le rejet de toute référence historique jugée "identitaire" , existe-t-il une troisième voie ? La France peut-elle encore assumer son histoire, y compris ses dimensions conflictuelles, sans tomber dans la stigmatisation ni dans le déni ? Accessible et rigoureusement documenté, nourri d'une connaissance approfondie des débats historiographiques et des enjeux politiques contemporains, Sacrée batailles'adresse à tous ceux qui cherchent à comprendre comment l'histoire devient un enjeu de pouvoir, comment le passé est instrumentalisé, et pourquoi la bataille de Poitiers cristallise aujourd'hui autant de passions. Un livre essentiel pour comprendre les guerres mémorielles qui traversent la France du XXIe siècle. Vincent Tournier est maître de conférences de sciences politiques. Spécialiste des questions électorales, de l'opinion publique et de la sociologie politique, il enseigne à l'Institut d'études politiques de Grenoble. Ses travaux portent notamment sur les transformations des valeurs politiques, les comportements électoraux et les enjeux identitaires dans les démocraties contemporaines. Il est l'auteur de nombreux articles scientifiques et chroniques dans la presse analysant les mutations de la société française et les recompositions du paysage politique.
Préface d'Arnaud Montebourg. «France 203X : Engagement pour une France sociale et souveraine»présente un programme de redressement national sur 10 à 15 ans, face à un effondrement inédit de la confiance démocratique et à quarante années de dérégulation, de renoncements et de déclassement.L'ouvrage refuse la perspective d'une prise de pouvoir durable du Rassemblement national et propose « les Décennies vertueuses » autour de trois piliers :-recréer l'empathie envers les citoyens,-recréer l'espoir dans l'avenir et-recréer la crédibilité d'un projet fondé sur des mesures concrètes. Le coeur du programme est une réindustrialisation massive : 210 milliards d'euros sur cinq ans pour 1 000 usines, une part de l'industrie portée de 11% à 15% du PIB, un grand emprunt national, un fonds souverain de 100 milliards et un État stratège doté d'un ministère d'État de l'industrie. S'y ajoutent 50 milliards pour moderniser ports, canaux, fret ferroviaire, routes et réseaux.Le projet défend une agriculture souveraine via un protectionnisme raisonné, une transition agroécologique et une meilleure rémunération des agriculteurs. Il propose une revitalisation démocratique par le recours au référendum, la simplification administrative et la restauration des services publics de proximité. Il articule transition écologique (nucléaire, électrification, rénovation thermique) et justice sociale (meilleur partage de la valeur, renforcement du rôle des salariés).Sur le plan international, il plaide pour un euro-keynésianisme et une souveraineté retrouvée dans une Europe réorientée. Porté par une écriture à la fois chiffrée et lyrique, préfacé par Arnaud Montebourg, le texte s'inscrit dans la tradition républicaine française et se conclut par un appel à « plus de démocratie, plus de République, plus de protection sociale et plus de souveraineté ». L'Engagement est un micro-parti politique créé initialement pour soutenir les campagnes présidentielles d'Arnaud Montebourg. Après le retrait de ce dernier de la vie politique, L'Engagement a poursuivi son action en se transformant en un laboratoire d'idées citoyennes. Composé de militants issus de la société civile, d'experts et de femmes et hommes de terrain, le mouvement refuse la résignation face à la crise démocratique française. Pendant deux ans, une douzaine de commissions thématiques rassemblant experts et profanes ont travaillé à élaborer un projet politique concret, ambitieux et républicain. L'Engagement est présidé par Vincent Guibert. L'ouvrage bénéficie d'une préface d'Arnaud Montebourg, entrepreneur et ancien ministre de l'Économie, du Redressement productif et du Numérique.
Jour du jugement de l'attentat du 14 juillet 2016. Nice est sur le banc des accusés. Ashanti est toujours en état de choc : la ville qui l'a fait grandir s'est montrée incapable de la protéger, ni elle, ni les nombreuses autres victimes du camion-bélier dont 86 ont perdu la vie. Ashanti, convoquée à la Cour d'assises de Paris, le coeur meurtri, a accepté de comparaître à l'audience, à la fin de laquelle elle remet en main propre à la métropole azuréenne, celle qu'elle considère comme sa mère, une longue lettre : son " carnet de voyages " après le drame. Alice Banki-Neige est une écrivaine portraitiste franco-congolaise. Dans ce roman poignant, elle retrace le parcours d'Ashanti, une jeune femme dont les sentiments ambivalents se dessinent à travers ses nombreux voyages en quête de bonheur, pour le meilleur et pour le pire. Ce récit à dimension autobiographique est une méditation sur la résilience et la capacité à transformer la douleur en art, la violence en création, faisant de l'écriture une source de vie unissant les villes aux âmes qu'elles édifient.
«Science, la citadelle assiégée» est un essai de Jacques Robert qui dresse un réquisitoire documenté contre les dérives de la science contemporaine.Il part d'un constat inquiétant : montée des croyances irrationnelles chez les jeunes, désinformation de masse sur les réseaux sociaux et défiance croissante envers la science, à rebours de la prophétie weberiennedu « désenchantement du monde ».L'ouvrage est structuré en cinq parties :- La première analyse les dysfonctionnements internes : universités démissionnaires, bureaucratie technocratique, revues prédatrices, injonction « publier ou périr » et tyrannie de l'impact factor qui transforment la recherche en course aux points et étouffent la créativité.- La deuxième décrit l'idéologisation des savoirs : sous l'effet du postmodernisme, de la « French Theory » et du wokisme, lesstudies(genre, race, décoloniales, critiques) envahissent les disciplines, font reculer l'universalisme scientifique et poussent les chercheurs à l'autocensure.- La troisième partie expose la fraude scientifique (plagiat, manipulation d'images, fabrication de données) et ses conséquences mortelles en médecine, ainsi que la passivité des institutions face à des dizaines de milliers de rétractations.- La quatrième distingue fraude et imposture, en explorant pseudo-sciences, infiltration de l'astrologie à l'université, savants fourvoyés et collusions avec les intérêts industriels.- La cinquième interroge les moyens de sauver la science : outils de détection, rôle des lanceurs d'alerte, limites de l'intelligence artificielle, responsabilité des tutelles.Préfacé par Nathalie Heinich, qui montre comment la science, idéologisée, se transforme en « char d'assaut contre elle-même », le livre adopte un ton d?« amoureux déçu », mêlant rigueur, ironie et références culturelles, pour défendre une science intègre, universaliste et émancipatrice. Jacques Robert est cancérologue, biologiste et chercheur, ancien directeur du laboratoire Inserm de Tours. Fort d'une carrière de plusieurs décennies consacrée à la recherche en biologie moléculaire et à la cancérologie, il a publié de nombreux articles scientifiques dans des revues internationales de référence. Auteur de plusieurs ouvrages de vulgarisation scientifique, il s'est imposé comme une voix critique majeure dans le débat sur l'intégrité scientifique. Observateur attentif des dérives du monde académique, il a contribué à de nombreuses revues médicales francophones où il publie régulièrement des tribunes et billets d'humeur. Membre de réseaux informels de promotion de l'intégrité scientifique aux côtés de lanceurs d'alerte reconnus, il collabore avec des blogueurs engagés.Jacques Robert pose aujourd'hui un regard sans concession sur les mécanismes qui menacent la recherche scientifique contemporaine.