Il est facile d'aimer. Il est moins facile, peut-être, de continuer d'aimer. C'est à ce moment de la vie du couple, où l'amour fait place à une tendre indifférence, que débute le roman de Wilna Salinas. Juan et sa jeune femme commencent à se lasser l'un de l'autre ; mais ils décident de tout mettre en oeuvre pour sauvegarder le bonheur. Entreprise désespérée, insensée même : deux êtres prétendent rester de force dans le paradis d'où ils se sentent chassés... Or, ils reconnaissent que l'émotion sensuelle a disparu, qui les reliait l'un à I'autre. C'est donc elle qu'ils doivent raviver. Ils ont besoin, physiquement, de se renouveler. Imaginant les caresses que Juan pourrait donner à une autre femme, ils éprouvent tous deux un plaisir nouveau. La jeune femme accepte l'idée que son mari pourrait aimer une étrangère. Mais quand cette rencontre se produit, elle souffre : ce qu'elle admettait en esprit lui parait insupportable dans la réalité. Un jour, en participant aux amours de son mari, elle comprend que les gestes sont peu de chose, et que les éléments de sa jalousie étaient les produits d'une imagination qui s'égare. Elle retrouve alors son amour, et la paix de son coeur. Ce roman, à la fois audacieux et pur, est une analyse subtile des comportements amoureux ; et le contraste entre la grandeur des exigences de Juan et de sa femme, et ce qu'ils doivent faire pour réussir, donne son sens tragique, son sens humain, à La faiblesse d'aimer.
Nombre de pages
272
Date de parution
08/02/1951
Poids
200g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782070257171
Titre
la faiblesse d'aimer
Auteur
Salinas W
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
200
Date de parution
19510208
Nombre de pages
272,00 €
Disponibilité
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Serge était jeune, bel homme et il plaisait aux dames. Par ailleurs, il vouait un culte à sa propre famille. Et, quand son tonton gangster fut assassiné par des "relations d'affaires", il le vengea en les arrosant au lance-fIammes, car il ne faisait pas le détail. Mais l'inspecteur Crespo s'était juré d'avoir sa peau. Par tous les moyens. Y compris les moyens... illégaux. Et la loi en prit pour son grade !
Non, le pot-au-feu ne l'est pas tellement, assuré. Il y a les coffiots qu'on fait sauter, et qui ne sont riches que d'illusions. Les nanas, aimantes, trop aimantes, qui vous distraient. Et les guerres raciales, aussi bêtes que la "der des ders". Et puis, l'impression générale que, "hommes" ou pas, on est des paumés. Comme tout le monde.
Profitant de la défaite militaire française de 1940, le régime espagnol du général Franco revendiqua expressément la souveraineté sur la ville d'Oran, alors possession de la France mais autrefois préside du royaume d'Espagne pendant près de trois siècles. Tandis que plus de 150 000 soldats espagnols attendaient sur la frontière de leur protectorat marocain l'ordre d'envahir l'Oranie, l'agitation séditieuse s'amplifiait dans la cité sous l'impulsion du Consulat franquiste et de ses hommes de main phalangistes qui, face à un pouvoir colonial aux abois, se comportaient impunément en seuls maîtres des lieux. "Oran appartient à l'Espagne", martela inlassablement le Caudillo auprès de ses alliés Hitler et Mussolini qui, chacun de son côté, nourrissaient pour leur propre compte le projet de conquérir la ville. Le débarquement anglo-américain de 1942 en Afrique du Nord sonna le glas de toutes ces convoitises. Biographie de l'auteur Alfred Salinas, universitaire puis journaliste d'agence, est natif d'Oran où il a passé son enfance avant l'exode des Pieds-noirs en 1962. Docteur d'Etat en Sciences politiques et diplômé d'études supérieures de Droit, il s'est spécialisé dans l'étude du caractère hispanique de la société coloniale algérienne. Il est l'auteur de Oran la Joyeuse (L'Harmattan, 2004).
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.