Le corps de l'Église - cette Église à la fois pécheresse et rachetée, comme l'est le peuple de l'Alliance et comme le sera demain le genre humain, c'est Jésus-Christ répandu et communiqué. Dans cette nouvelle édition riche de textes, rares ou inédits du cardinal de Lubac. de Mgr Lustiger et du père Gaston Fessard, l'auteur montre comment l'Église poursuit sa mission dans la crise historique que nous vivons, marquée par deux événements majeurs: l'inculturation de la foi chrétienne en Afrique et en Asie et ce nouveau temps des païens "né de la sécularisation des anciens continents peuplés d'idoles qui ne sont que des objets du désir de l'homme: l'argent. le sexe, la puissance, la nature ou la culture sans le seul Dieu vivant et vrai. Le livre s'ouvre sur une réflexion consacrée à la constitution israélite de l'Église des Apôtres, qui éclaire le rapport de l'Église catholique à Israël. le sens de l'apostolicité et l'essence eschatologique de la loi chrétienne comme de l'espérance d'Israel. Croyants et incroyants, Juifs et catholiques ne pourront rester insensibles à une réflexion et à des propos qu'ils jugeront parfois déconcertants ou excessifs. Mais n'est-ce pas ainsi que se nouent le dialogue et la reconnaissance réciproque à mie heure de bouleversements qui engagent la création tout entière?"
Date de parution
25/11/2010
Poids
492g
Largeur
149mm
Plus d'informations
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EAN
9782845739000
Titre
CORPS DE L EGLISE (LE)
Auteur
SALES MICHEL
Editeur
PAROLE SILENCE
Largeur
149
Poids
492
Date de parution
20101125
Disponibilité
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Ce livre est tout entier consacré à l'approfondissement d'un point essentiel de la théologie de P. Gaston Fessard s j. (1897-1978), à savoir la "dialectique du païen et du juif". Ce grand auteur n'hésitait pas, en se référant avant tout à Romains 11, 25 et 16, 25-27, à désigner la dialectique du Païen et du Juif comme "mystère", dans le sens fort que lui confère la tradition paulinienne. C'est dire qu'à ses yeux, la découverte puis la mise en forme de cette dialectique à partir des textes de saint Paul ne relevaient pas seulement d'une philosophie de l'histoire, ni même d'une théologie de l'histoire, mais engageaient la plénitude du contenu historique de la Révélation divine. Autrement dit, les catégories historiques de "Païen" et de "Juif", d'avant et d'après le Christ, et leur dialectique mutuelle sont pour lui constitutives du mystère du Christ lui-même, mais aussi du mystère de l'Eglise qui actualise la présence du Christ en chaque hic et nunc de l'histoire, et enfin du mystère ou de la vocation historique de chaque personne humaine comme de toute l'humanité. En effet, dans les vues fulgurantes de saint Paul, la médiation du Christ s'est insérée dans l'histoire en surmontant l'inimitié entre les païens et les juifs pour, à partir d'eux, former en lui-même un seul "Homme nouveau". Plus encore, l'essence de la "sphère de l'Eglise" peut ensuite être formellement définie comme synthèse, par la foi au Christ Jésus, du Juif élu et du Païen converti, rejetant l'incrédulité du Juif et l'idolâtrie du Païen - cette dialectique étant le modèle auquel l'Eglise catholique est appelée à se conformer et le moyen par lequel elle peut surmonter sans cesse sa propre particularité. Mais ces catégories et leur jeu mutuel définissent aussi réellement les possibilités existentielles caractérisant l'actualité historique de toutes et chacune des libertés personnelles, qu'elles soient singulières, particulières ou universelles. Ce qui est vrai du Christ lui-même l'est aussi de son Eglise comme de toute liberté humaine.
Elle ne dit jamais " les détenus ", elle dit " les lecteurs ". Depuis des années, elle parcourt des centaines de kilomètres, d'une prison à l'autre, dans cet engagement qui est le sien à faire ici aussi vivre le livre, cette rencontre, infime ou gigantesque, avec les mots d'un autre. En dépit de l'enfermement, de la méfiance, de l'illettrisme, de l'indifférence, elle passe les portiques de détection, chargée de cartons de livres et de rien d'autre, seulement les lumières et les odeurs du dehors, les nuances du ciel. Eux n'ont rien ou si peu. Bribes d'histoires, visages, cris, pleurs. Ce à quoi on n'échappera pas : La Grande Maison est dans nos tête.