De La Personnalité Juridique. Histoire Et Théories, Vingt Cinq Leçons D'introduction
Saleilles Raymond
CULTUREA
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EAN :9791043132315
Cet ouvrage fondamental, structuré en vingt-cinq leçons d'introduction, plonge au coeur de la notion complexe et évolutive de la personnalité juridique. Il offre une analyse exhaustive de son histoire et de ses théories, depuis ses racines profondes dans le droit romain jusqu'à ses manifestations contemporaines dans les systèmes juridiques français, allemand et anglais. L'auteur guide le lecteur à travers les âges, explorant la genèse des "collegia" et "universitas" romaines, les "piae causae" du Bas-Empire, et l'évolution des concepts de propriété collective et d'indivision au Moyen Age, notamment sous l'influence des glossateurs et canonistes. Le livre décortique les grandes doctrines qui ont façonné notre compréhension de la personnalité juridique. Il confronte la théorie de la fiction, popularisée par des penseurs comme Savigny et Planiol, qui voit la personne morale comme une pure création de la loi, à la théorie de la réalité, défendue par Gierke et Michoud, qui lui attribue une existence propre, indépendante de la volonté étatique. D'autres approches sont également examinées, telles que la théorie de la concession légale, la théorie de l'affectation (Brinz, Ihering, Zweckvermögen), la théorie organiciste, et les perspectives institutionnelles. L'ouvrage met en lumière les débats autour de la volonté collective, du principe majoritaire, et de la distinction entre droits individuels et droits collectifs. Au-delà des considérations théoriques, l'étude aborde les applications pratiques de la personnalité juridique aux entités collectives. Elle examine en détail le régime juridique des associations, des fondations, des sociétés commerciales, des syndicats et des mutualités. L'auteur analyse les questions cruciales de la capacité juridique, de la responsabilité (civile et pénale) des personnes morales et de leurs organes, ainsi que les mécanismes de contrôle administratif et les implications de la "mainmorte". Des figures historiques comme Turgot et des textes législatifs majeurs tels que la Lex Julia de collegiis, l'Edit de 1749, la Loi de 1901 et les articles pertinents des Codes civils français et allemand sont passés au crible. L'ouvrage propose une réflexion approfondie sur la nature du sujet de droit, la portée du droit subjectif, et l'équilibre délicat entre liberté d'association et tutelle étatique. Il explore les liens entre la personnalité juridique et des concepts plus larges comme l'Etat, la solidarité sociale, et la propriété. En adoptant une démarche comparative rigoureuse, il offre une perspective enrichissante sur les différentes manières dont les systèmes juridiques ont appréhendé et continuent d'appréhender cette pierre angulaire du droit moderne. C'est une ressource indispensable pour quiconque souhaite maîtriser les fondements historiques, théoriques et pratiques de la personnalité juridique.
Nombre de pages
698
Date de parution
07/02/2026
Poids
890g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9791043132315
Auteur
Saleilles Raymond
Editeur
CULTUREA
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148
Date de parution
20260207
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698,00 €
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Saleilles Raymond ; Foulquier Nicolas ; Sacriste G
Traduction inédite d'un article de Raymond Saleilles, datant de 1895, sur les lois constitutionnelles de 1875, textes fondateurs de la IIIe République. Eclectique, Raymond Saleilles s'est distingué par son intérêt pour l'histoire et sa conviction de l'utilité de la méthode historique; il enseigne le droit comparé, le droit pénal et le droit civil, milite pour une évolution de la jurisprudence dans plusieurs domaines du droit civil: théorie de l'abus de droit, responsabilité pour risque et contrats d'adhésion, participe à la commission de révision du Code civil, fait connaître l'importance du droit allemand, prône pour la séparation de l'Eglise et de l'Etat etc. C'est dans ce cadre, qu'il rédige un article sur les lois constitutionnelles de 1875, paru dans les Annals of the American Academy of political and social Science. Il propose par ce texte une première explication universitaire systématisée des lois constitutionnelles de 1875 et expose une conception originale de la souveraineté nationale, réussissant à ne pas condamner explicitement le suffrage universel tout en le minorant. Cette traduction inédite permet d'illustrer le fait que Saleilles était alors considéré comme le leader des professeurs de droit public contestataires de la IIIe République, rappelle que la doctrine française avait une renommée internationale et restaure la pensée de Saleilles aujourd'hui répertorié par erreur exclusivement comme privatiste. Préface de Norbert Foulquier, Professeur à l'Université d'Evry et de Guillaume Sacriste, Maître de conférences en sciences politiques à l'Université Paris I
Dans 'Du sang, de la volupté et de la mort', Maurice Barrès explore des thèmes profonds tels que la mort, la sensualité et le deuil. A travers une prose sombre et éclatante, il évoque la mémoire de Jules Tellier, un ami disparu, et médite sur la condition humaine. Le livre aborde également des réflexions sur l'art, la passion et la solitude, à travers des récits poignants et des portraits saisissants.
Présenter en aperçu l'histoire de ce grand mouvement de l'esprit humain qui nous éleva graduellement de la magie et de l'astrologie à la science moderne, tel est le but de ce petit ouvrage. On a écrit déjà plusieurs fois l'histoire de la magie. Les uns ont cherché dans l'ensemble de ces croyances chimériques des preuves à l'appui de leur solidité ; les autres n'ont voulu que nous inspirer un profond dédain pour tant de folies et d'absurdités ; nul n'a songé à tirer de la comparaison des faits un enseignement réellement philosophique, et à marquer les différentes phases par lesquelles a passé une science qui, toute chimérique qu'elle est, a été cependant le début nécessaire des grandes découvertes qui devaient en ruiner les fondements. Je tenterai de le faire. J'aurais pu accumuler bien des témoignages et grossir ce volume d'une foule de détails intéressants ; mais j'ai voulu me borner à indiquer la voie qu'a suivi l'esprit humain, et je n'ai demandé à mes lectures que les citations indispensables à la démonstration de la vérité. (A. Maury)
Pendant la guerre de 1870 une diligence est pleine de gens qui fuient l'armée prussienne ; au milieu des gens "honnêtes" et bien-pensants, se trouve "Boule de suif" , une prostituée que ses compagnons de voyage méprisent. La diligence est arrêtée dans une auberge par des soldats prussiens dont l'officier exige, pour la laisser repartir, les faveurs de "Boule de suif" . "Boule de suif" qui refuse d'abord par patriotisme, va-t-elle finir par accepter ? Ses compagnons de voyage lui sauront-il gré de sa rigueur patriotique ou de sa complaisance ? Ce court récit est le premier que Maupassant a publié (en 1880). Son maître, G. Flaubert, n'en avait pas jugé dignes ses écrits précédents.
La religion des Celtes constitue un système de pratiques et de croyances basé sur un panthéon mythologique, civique et philosophique des Celtes. Comme les autres peuples de la protohistoire/Antiquité d'Europe, les Celtes ont développé un système religieux polythéiste, dans le cadre duquel officiait la classe sacerdotale des druides. Cette religion s'est progressivement dissoute dans la culture de l'Empire romain à partir du ier siècle av. J. -C. , à l'exception de l'Irlande où la civilisation celtique a continué d'exister jusqu'à l'évangélisation de l'île au ve siècle. Le celtisme fait donc partie intégrante de la tradition occidentale. Les Celtes ont su résister aux invasions romaines, puis aux évangélisations chrétiennes en gardant leur identité principale, une forme originale de paganisme qu'incarnent les druides. Ces prêtres anciens, dont le temple était la nature, maîtrisaient les sciences de la vie, de la mort et de la magie. Ils honoraient les Dieux qui n'étaient pas encore humanisés. Leurs présences invisibles apparaissaient aux Celtes sous la forme d'animaux que les druides et les héros pouvaient reconnaître. Les récits et les épopées celtiques irlandais témoignent de ce panthéon vivant qui influence encore notre imaginaire. Le plus connu des dieux celtes à forme d'animal est le Minotaure, moitié homme et moitié taureau. Ce dieu primitif apparaît sur les enseignes romaines où il occupe le troisième rang après l'aigle et le loup, avant le cheval et le sanglier. Ces conceptions mythologiques constituent-elles une phase intermédiaire entre la notion plus ancienne des dieux à forme animale et la notion des dieux à forme humaine ? C'est la question que, dans son inventaire des figures mythologiques de la Gaule et de l'Irlande, se pose Henri d'Arbois de Jubainville. Il en conclut que, contrairement à l'opinion répandue chez les géographes et les historiens grecs, les druides n'enseignaient pas "la métempsychose pythagoricienne" mais d'autres rites racontés dans cet ouvrage richement documenté.