Travail de recherche sur le passage de Dominique de Villepin au Quai d'Orsay en qualité de ministre des Affaires étrangères entre 2002 et 2004, cet ouvrage, ni hagiographique ni critique, se veut une contribution à l'étude de la politique étrangère de la France dans une période historique particulière marquée par les retombées géopolitiques des attentats islamistes du 11 septembre 2001 à New York et Washington et la guerre en Irak en 2003. Revenir sur le passage de Dominique de Villepin, porte-voix de la France et héraut romantique et révolutionnaire, au Quai d'Orsay entre 2002 et 2004, c'est d'abord analyser ce qui ressemble aux derniers feux du gaullisme diplomatique : en effet, depuis la fin de la présidence Chirac en mai 2007, la politique étrangère française semble s'orienter vers l'occidentalisme, c'est-à-dire un rapprochement de plus en plus manifeste avec les Etats-Unis d'Amérique, ce qui est une rupture avec la ligne gaulliste de la France fondée sur l'indépendance nationale, les "mains libres" et des positions originales permettant à ce pays d'apparaitre comme une passerelle entre les mondes.
Nombre de pages
188
Date de parution
23/08/2022
Poids
248g
Largeur
135mm
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EAN
9782140286728
Titre
Dominique de Villepin au Quai d'Orsay (2002-2004)
Auteur
Saint-Mède Zachary de
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
248
Date de parution
20220823
Nombre de pages
188,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'Inde sur la scène internationale, c'est d'abord un constat, celui d'une forte ambition de jouer un rôle majeur en ce 21ème siècle sur la base de nombreux atouts et indicateurs de puissance, et un constat, celui de la persistance de nombreux freins intérieurs et extérieurs qui entravent l'action de l'Inde, freins que New Delhi devra gérer pour espérer exercer l'influence qu'elle estime avoir droit d'exercer. L'Inde est un pays systémiquement important, elle peut certes être plus influente dans le monde, mais elle doit gérer des impératifs géopolitiques internes et externes à la hauteur de son gigantisme.
Travail de recherche sur le passage de Dominique de Villepin au Quai d'Orsay en qualité de ministre des Affaires étrangères entre 2002 et 2004, ce livre se veut une contribution à l'étude de la politique étrangère de la France dans une période historique particulière marquée par les retombées géopolitiques des attentats islamistes du 11 septembre 2001 à New York et Washington. La guerre américaine contre l'Irak en mars 2003 marque l'apogée de l'unilatéralisme de "l'hyperpuissance" américaine et un tournant dans les relations internationales, ouvrant une ère de désordres majeurs au Moyen-Orient et au-delà. La vision prophétique de Jacques Chirac, président de la République d'alors, et de Dominique de Villepin aura contribué à atténuer un tant soit peu le divorce majeur entre l'Occident et le monde musulman.
Le but de l'ouvrage est de comprendre le "caractère national" de chaque Etat, c'est-à-dire la personnalité de chaque pays, fondée sur des idées partagées et véhiculées par les élites politiques, idées reposant sur la philosophie nationale, les mythes et légendes, les traditions, la culture et l'Histoire. Caractère national veut également dire "psyché" , personnalité et âme d'un pays. Le caractère national de chaque pays repose sur un fondement idéologique, un ensemble de principes philosophiques clés, guidant l'action et définissant l'agenda international de chaque pays, un ensemble de questions, problématiques et controverses, auxquels les Etats concentrent leurs ressources, leur attention et leurs énergies.
Durant un règne de 70 ans, de 1952 à 2022, la reine Elizabeth II d'Angleterre aura marqué en tant que souveraine du Royaume-Uni et chef du Commonwealth, l'histoire de son pays. Dans le domaine de la politique étrangère, le rôle du souverain est honorifique et symbolique, mais par les voyages qu'elle a effectuées dans les pays étrangers, la reine Elizabeth II peut être considérée comme un acteur de premier plan de la diplomatie britannique. Etudier les déplacements officiels effectués par Elizabeth II à l'étranger, pendant 70 années, c'est suivre les évolutions de la politique étrangère du Royaume-Uni dans un espace-temps long et riche, qui va de l'après-Seconde Guerre mondiale au monde globalisé du 21e siècle.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...