Au lendemain de la Première Guerre mondiale, Vincent d'Indy ne perd rien de sa vitalité ni de sa combativité, comme en témoigne ce troisième et dernier volume d'écrits. Tout en poursuivant son enseignement à la Schola Cantorum et au Conservatoire de Paris, le musicien septuagénaire multiplie les concerts et conférences, en France et à l'étranger, et entame une ultime et féconde période créatrice. Il continue en parallèle à défendre ses idées dans la presse. La victoire de 1918 lui semble notamment produire en matière musicale l'effet inverse de la défaite de 1870 sur sa propre génération : il s'insurge contre les avant-gardes musicales des années 1920 ; pourfend la "laideur" de la production moderne, l'ignorance qui caractérise selon lui la jeune génération ; polémique volontiers avec les défenseurs du Groupe des Six et ceux qu'il nomme les "disciples de Schönberg" ; manifeste néanmoins de l'intérêt pour Arthur Honegger et Olivier Messiaen. Contestant les tendances nouvelles - jazz, polytonalité, musique mécanique -, il reste fidèle dans sa vieillesse aux admirations et convictions de sa jeunesse et de sa maturité : Tous ceux qui, au cours de l'histoire musicale, ont tenté de faire du nouveau, ne sont jamais arrivés à le trouver qu'en s'appuyant solidement sur les bases traditionnelles posées par leurs devanciers. Il ne s'agit pas d'abolir tout ce qui fut acquis, parfois péniblement, au cours des siècles, et de proclamer : "Nous allons faire une musique toute nouvelle ! ", mais de profiter des découvertes antérieures pour continuer le défrichement de la belle, de l'unique grande route de l'art. Les écrits de Vincent d'Indy savent alors se détourner de la polémique pour dédier de très belles pages aux musiciens de la tradition "expressive" : Monteverdi, Bach, Couperin, Beethoven, Wagner, Franck, les franckistes et leurs amis.
Nombre de pages
704
Date de parution
20/11/2024
Poids
860g
Largeur
167mm
Plus d'informations
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EAN
9782330197261
Titre
Ecrits de Vincent d'Indy. Volume 3 (1919-1931)
Auteur
Saint-Arroman Gilles
Editeur
ACTES SUD
Largeur
167
Poids
860
Date de parution
20241120
Nombre de pages
704,00 €
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Ce deuxième volet des Ecrits nous permet de suivre la pensée de Vincent d'Indy alors qu'il atteint l'apogée de sa carrière. Compositeur et chef d'orchestre, président de la Société nationale de musique et professeur au Conservatoire, le directeur de la Schola Cantorum est sur tous les fronts. D'une part, son enseignement exerce une influence considérable sur nombre de jeunes musiciens français et étrangers. D'autre part, son activité de chef se partage entre résurrection des chefs-d'oeuvre du passé et rayonnement de la musique française à travers le monde, par le biais de concerts en Europe, en Russie et aux Etats-Unis. Pendant ces années d'activité débordante, d'Indy est omniprésent dans la presse. Ses écrits portent sur les sujets d'actualité, mais aussi sur certains thèmes qui lui sont chers - Franck, Wagner, la musique à travers les âges, l'éducation musicale - et d'autres, plus inattendus - le rôle musical de la femme, Franz Liszt en 1873, le luth et sa littérature, la musique en 1814, etc. Certains s'inscrivent dans des polémiques dont il est parfois l'initiateur. L'une d'elles le conduit même à affronter en duel un écrivain avec lequel il avait imprudemment engagé une collaboration. A l'heure du debussysme et des Ballets russes, le chef de l'école franckiste s'oppose tant à Saint-Saëns qu'à Ravel et à Schönberg, ironisant sur les tendances des jeunes au "modern-style" et aux subtilités harmoniques et orchestrales "à la mode". Le climat conflictuel de cette période a aussi des répercussions sur ses écrits. La mise en oeuvre de la séparation de l'Eglise et de l'Etat l'amène à dénoncer l'anticléricalisme gouvernemental. A la veille de la Première Guerre mondiale, il critique sans ménagement les compositeurs et les musicologues de l'Allemagne contemporaine. Durant les quatre années du conflit, il réserve ses attaques à l'ennemi - sans renoncer à défendre Wagner - et oppose résolument la culture latine à la "Kultur boche".
Vincent d'Indy (1851-1931) est une figure éminente de la scène musicale française. Elève de César Franck, fervent wagnérien, membre de la Société nationale de musique, cofondateur puis directeur de la Schola Cantorum, il cumule les activités : compositeur, chef d'orchestre, pédagogue, organisateur de concerts, conférencier... C'est un homme d'action et de conviction, admiré autant que discuté de son vivant et célèbre pour ses prises de position polémiques. Sa notoriété a d'ailleurs souffert, après sa mort, d'une réputation de dogmatique, de réactionnaire, de nationaliste et d'antisémite à laquelle on l'a trop souvent réduit. S'ils ne sont pas sans fondements, ces jugements parfois caricaturaux doivent être réévalués. Les écrits publics du musicien - articles, conférences, discours, réponses à enquête, entretiens -, réunis pour la première fois, permettent de prendre connaissance de l'évolution année après année de ses idées esthétiques, politiques et pédagogiques, et de mettre celles-ci en perspective. Dans ce premier volume (1877-1903), Vincent d'Indy aborde, d'une plume alerte et souvent cinglante, tous les grands sujets de son temps : wagnérisme, théâtre lyrique, musique religieuse, chanson populaire, musique ancienne et modernité, enseignement, mais aussi éducation populaire et décentralisation, rapports entre l'art et l'Etat... Il révèle une âme de romantique attaché à l'expressivité comme aux grandes lois de l'architecture musicale, convaincu de sa mission éducatrice et de la dimension religieuse de l'art. S'employant à redonner vie aux chefs-d'oeuvre du passé comme à promouvoir la musique de ses contemporains, il se montre admirateur de l'époque gothique et du chant grégorien, de Palestrina, de Monteverdi, des tragédies lyriques de Rameau et de Gluck, de Beethoven et de Schumann, mais aussi du Pelléas et Mélisande de Debussy.
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.