Ce deuxième volet des Écrits nous permet de suivre la pensée de Vincent d'Indy alors qu'il atteint l'apogée de sa carrière. Compositeur et chef d'orchestre, président de la Société nationale de musique et professeur au Conservatoire, le directeur de la Schola Cantorum est sur tous les fronts. D'une part, son enseignement exerce une influence considérable sur nombre de jeunes musiciens français et étrangers. D'autre part, son activité de chef se partage entre résurrection des chefs-d'oeuvre du passé et rayonnement de la musique française à travers le monde, par le biais de concerts en Europe, en Russie et aux États-Unis. Pendant ces années d'activité débordante, d'Indy est omniprésent dans la presse. Ses écrits portent sur les sujets d'actualité, mais aussi sur certains thèmes qui lui sont chers - Franck, Wagner, la musique à travers les âges, l'éducation musicale - et d'autres, plus inattendus - le rôle musical de la femme, Franz Liszt en 1873, le luth et sa littérature, la musique en 1814, etc. Certains s'inscrivent dans des polémiques dont il est parfois l'initiateur. L'une d'elles le conduit même à affronter en duel un écrivain avec lequel il avait imprudemment engagé une collaboration. À l'heure du debussysme et des Ballets russes, le chef de l'école franckiste s'oppose tant à Saint-Saëns qu'à Ravel et à Schönberg, ironisant sur les tendances des jeunes au "modern-style" et aux subtilités harmoniques et orchestrales "à la mode". Le climat conflictuel de cette période a aussi des répercussions sur ses écrits. La mise en oeuvre de la séparation de l'Église et de l'État l'amène à dénoncer l'anticléricalisme gouvernemental. À la veille de la Première Guerre mondiale, il critique sans ménagement les compositeurs et les musicologues de l'Allemagne contemporaine. Durant les quatre années du conflit, il réserve ses attaques à l'ennemi - sans renoncer à défendre Wagner - et oppose résolument la culture latine à la "Kultur boche".
Nombre de pages
697
Date de parution
15/09/2021
Poids
930g
Largeur
166mm
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EAN
9782330153151
Titre
Ecrits de Vincent d'Indy. Volume 2 (1904-1918)
Auteur
Saint-Arroman Gilles
Editeur
ACTES SUD
Largeur
166
Poids
930
Date de parution
20210915
Nombre de pages
697,00 €
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Le pianiste Édouard Risler (1873-1929) est une figure centrale de la musique en France au tournant des XIXe et XXe siècles. Interprète des plus grands compositeurs, créateur de partitions majeures (Bourrée fantasque de Chabrier, Sonate de Dukas, ?uvres de Saint-Saëns, Fauré, Hahn?), Risler conservait des liens solides avec l'Allemagne. Ardent propagateur de Liszt, de Beethoven, il est le témoin privilégié des relations ambivalentes qu'entretiennent les Français de ce temps avec la patrie de Wagner. C'est la conquête progressive de son répertoire à la musique française que ce livre retrace. On y suivra la carrière internationale d'un pianiste partagé entre deux cultures, reflet du rayonnement grandissant que connaît l'école française, alors à son âge d'or.
Vincent d'Indy (1851-1931) est une figure éminente de la scène musicale française. Élève de César Franck, fervent wagnérien, membre de la Société nationale de musique, cofondateur puis directeur de la Schola Cantorum, il cumule les activités : compositeur, chef d'orchestre, pédagogue, organisateur de concerts, conférencier... C'est un homme d'action et de conviction, admiré autant que discuté de son vivant et célèbre pour ses prises de position polémiques. Sa notoriété a d'ailleurs souffert, après sa mort, d'une réputation de dogmatique, de réactionnaire, de nationaliste et d'antisémite à laquelle on l'a trop souvent réduit. S'ils ne sont pas sans fondements, ces jugements parfois caricaturaux doivent être réévalués. Les écrits publics du musicien - articles, conférences, discours, réponses à enquête, entretiens -, réunis pour la première fois, permettent de prendre connaissance de l'évolution année après année de ses idées esthétiques, politiques et pédagogiques, et de mettre celles-ci en perspective. Dans ce premier volume (1877-1903), Vincent d'Indy aborde, d'une plume alerte et souvent cinglante, tous les grands sujets de son temps : wagnérisme, théâtre lyrique, musique religieuse, chanson populaire, musique ancienne et modernité, enseignement, mais aussi éducation populaire et décentralisation, rapports entre l'art et l'État... Il révèle une âme de romantique attaché à l'expressivité comme aux grandes lois de l'architecture musicale, convaincu de sa mission éducatrice et de la dimension religieuse de l'art. S'employant à redonner vie aux chefs-d'oeuvre du passé comme à promouvoir la musique de ses contemporains, il se montre admirateur de l'époque gothique et du chant grégorien, de Palestrina, de Monteverdi, des tragédies lyriques de Rameau et de Gluck, de Beethoven et de Schumann, mais aussi du «Pelléas et Mélisande» de Debussy.
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
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George Sand découvre Tamaris, petite bourgade provençale de la commune de La Seyne-sur-Mer, et s'enthousiasme pour le caractère sauvage et rustique du paysage. Michel Pacha (1819-1907), après avoir été directeur des phares et balises de l'Empire ottoman, constructeur des quais et docks de Constantinople, transforme le lieu en ville de saison. Il achète les terrains, comble les marécages, édifie son château entouré d'un somptueux jardin. Il bâtit un décor qui suggère le voyage : palais italiens, chalets suisses, maisons orientales ; en front de mer, il plante le Grand Hôtel et le casino et, presque sur l'eau, l'Institut de biologie marine. Il aménage les accès terrestres et maritimes et exploite toutes les ressources du territoire. Dans son principe d'élaboration d'un paysage urbain harmonieux, Tamaris associe le jardin et la ville et annonce l'optique des cités idéales du XXe siècle. Au carrefour de l'orient et de l'Occident est née une architecture de la Méditerranée.