Quel lien entre les Gilets jaunes, la contestation sociale au Chili, la mobilisation soignante face à la pandémie ou le Hirak en Algérie ? Le retour de la spontanéité sociale. D'abord envisagée comme dynamique révolutionnaire de l'émancipation du prolétariat, la lutte spontanée a ensuite été largement refoulée dans la compréhension du mouvement social, suspectée notamment de substituer le hasard à la recherche des causalités. Pourtant, il devient difficile de prétendre qu'un mouvement social n'a de sens que s'il est le fruit d'une intentionnalité, d'une expertise militante et d'une planification collective, sans penser sa part d'improvisation et d'inventivité. Sous la forme de notices brèves, organisées en quatre volets thématiques, ce livre propose un examen des clefs d'analyse de cet objet instable qu'est la lutte spontanée. Il invite pour cela à mieux accepter la part d'ombre des organisations politiques, syndicales ou associatives, dont les buts et les moyens existent en partie indépendamment des mouvements qu'ils côtoient et qu'ils n'hésitent pas, le cas échéant, à freiner - sans pour autant faire l'économie de tout projet collectif, car la lutte spontanée a également ses limites...
Nombre de pages
182
Date de parution
18/06/2020
Poids
229g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782365122344
Titre
Petit bréviaire de la lutte spontanée
Auteur
Sainsaulieu Ivan
Editeur
CROQUANT
Largeur
140
Poids
229
Date de parution
20200618
Nombre de pages
182,00 €
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Mise en concurrence, différenciation sociale, double marché du travail, migrations, tertiarisation, individualisation et flexibilité : le monde du travail a changé. Les bastions combatifs du salariat et les milieux professionnels protégés sont plus isolés et fragilisés qu'hier. Pourtant, le conflit au travail est loin d'être absent, comme l'ont rappelé les mobilisations contre la loi Travail en 2016. Il épouse différents contextes et prend de nouvelles formes qui s'apparentent parfois plus à de la résistance qu'à un conflit classique. C'est cette diversification des oppressions vécues - de classe, de genre, de sexe et de race - comme leurs traductions politiques qu'Ivan Sainsaulieu invite à comprendre. Il montre ainsi combien la contestation au travail conserve tout son potentiel subversif.
L'hôpital est à la fois garant de la cohésion sociale (via le traitement de la maladie et la prévention des épidémies), en quête d'une plus grande performance (via la qualité de soins) et lieu symbolique fort (via l'égalité d'accès aux soins et la performance technique offerte à tous). Les acteurs hospitaliers se différencient de plus en plus entre "décideurs" et "acteurs sociaux". Autrefois dominants, médecins et syndicats de salariés ont vu leur rôle s'amoindrir, les décideurs étant de plus en plus extérieurs aux établissements - agences régionales d'hospitalisation, associations de victimes, lobbies économiques. Pour le personnel hospitalier, il faut aller vite, relever les défis de la modernisation, de l'évaluation, de l'automatisation, de la rentabilité, dans une relation avec les patients tantôt gratifiante, tantôt éprouvante. Aux logiques professionnelles s'ajoutent les appartenances de service, les dispositifs participatifs et les nouveaux droits des patients. Comment les soignants combinent-ils les particularités de leur travail avec leurs nouvelles missions? Quel type d'équilibre organisationnel émerge de leur coopération? Quelles sont les avancées de la "démocratie sanitaire" et quel écho trouve-t-elle dans leurs pratiques? Quel fondement légitime donner à l'institution spécifique de la santé publique? C'est pour répondre à ces questions que cet ouvrage se focalise sur l'hôpital, lieu de concentration de la production soignante, en croisant sociologie du travail organisé et sociologie politique.
L'intérêt porté ici conjointement à l'automobile et au supermarché a pour ambition de réfléchir à l'évolution de nos modes de consommation depuis cinquante ans. La particularité de l'objet automobile est d'entretenir tous les fantasmes, le premier d'entre eux étant de pouvoir circuler librement. Si l'automobile recouvre un certain nombre de fonctionnalités, il n'en demeure pas moins qu'elle implique aussi certaines contraintes. Associer l'automobile à la consommation est devenu un acte d'une évidence déconcertante, le consommateur moderne ne pense plus son rapport à l'achat de produits courants, dont l'alimentation, qu'au travers d'un déplacement en véhicule à quatre roues (automobile ou chariot libre-service en grande surface d'ailleurs)
Le présent ouvrage est l´??histoire de la fédération dudans les différentes étapes de son existence, traitant essentiellement de la part prise par ce parti dans les combats ayant jalonné sa vie intense contre la colonisation capitaliste, le sous-développement, la spéculation et la pression immobilière sur le littoral notamment par le tourisme, la stigmatisation de la culture et la langue basque, la répression des deux côtés de la frontière, la violence institutionnelle en politique, etc. Ce sont quelques dizaines de militants acharnés qui ont persévéré pour l´??autodétermination de ce territoire dans une voie étroite consistant à mettre en tension autonomie et autogestion, nationalisme et socialisme, sans concession démagogique ou électoraliste refusant à la fois un nationalisme apolitique et une lutte de classes sans racine nationale. L´??ouvrage est bâti à partir d´??entretiens et de documents personnels, d´??archives nationales et locales, ainsi que de celles des héritiers du PSU,
Les lois de 2008 sur la réforme de la représentativité syndicale et de 2015 sur le dialogue social ont instauré de nouvelles obligations de négociation en entreprise ponant sur la "conciliation" de l'activité syndicale et professionnelle. Comment expliquer cette soudaine attention des pouvoirs publics à la "discrimination syndicale"? Assiste-t-on à une rupture historique dans les relations professionnelles à la française ? Fondée sur six monographies de grandes entreprises aux pratiques sociales contrastées, cet ouvrage montre comment la négociation d'accords de droit syndical et de " gestion des parcours syndicaux " est aussi une réponse a la croissance des contentieux. menés notamment par la CGT depuis les années 1990, qui ont contribué à une prise de conscience de leurs droits par les syndicalistes. Si ces accords d'entreprise protègent désormais mieux les mandatés les plus investis dans le jeu du dialogue social, qui signent des accords, ils ne modifient pas radicalement les pratiques managériales de terrain qui continuent à stigmatiser les syndicalistes de proximité. surtout quand ils s'opposent aux restructurations ou dénoncent la dégradation des conditions de travail par des pratiques protestataires.