Comment la tolérance zéro , d'importation américaine, s'est imposée dans la pratique judiciaire française ; comment l'idéologie techno-sécuritaire a remplacé la notion du juste par celle du rendement chiffré de la justice ; pourquoi le nouveau système pénal doit développer des cycles de plus en plus courts pour ramener dans les filets judiciaires - en temps réel - les inscrits dans les fichiers de suspects ; comment on en arrive à punir des infractions qui n'existent pas, comme les incivilités ; comment une bonne partie de nos élites - criminologues d'État, hommes politiques républicains , syndicats de policiers, médias asservis, et même certains pans de l'armée - se trouve réunie dans l'activisme sécuritaire : telles sont quelques-unes des questions auxquelles répond ce livre.. Juges managers et comptables, mécanisation de la peine, pouvoir démesuré de la police dans la chaîne pénale , nouvelles techniques de tatouage des populations: l'irréversible est en train de se commettre, nous faisant oublier que si la sûreté était inscrite dans la Constitution de 1791, il s'agissait de protéger les individus contre l'arbitraire du pouvoir. . . Gilles Sainati, secrétaire général du Syndicat de la magistrature de 1999 à 2000, a codirigé La Machine à punir (L'Esprit frappeur, 2000 & 2004). Ulrich Schalchli a été secrétaire général du Syndicat de la magistrature de 2001 à 2002.
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Date de parution
26/09/2007
Poids
132g
Largeur
130mm
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EAN
9782913372658
Titre
La décadence sécuritaire
Auteur
Sainati Gilles ; Schalchli Ulrich
Editeur
FABRIQUE
Largeur
130
Poids
132
Date de parution
20070926
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Manceron Gilles ; Comte Antoine ; Sainati Gilles ;
Le but est d'établir une liste de "11 mesures" proposer dans le domaine judiciaire et policier, pour lutter efficacement contre la violence d'Etat. La liste s'établit ainsi: 1. Suppression de la garde à vue; 2. Détention préventive, surpopulation carcérale; 3. Abolition des lois et juridictions d'exception; 4. Fichiers et surveillance de la vie quotidienne; 5. Compétence universelle; 6. La question du parquet; 7. Contrôle de la police - Suppression des polices d'exception; 8. Lutte contre le racisme d'Etat; 9. La dite gestion des flux migratoires; 10. L'utilisation policière de la psychiatrie; 11. La fin de la protection des mineurs. Chaque partie présente un court état des lieux et donne à voir quelles mesures nous proposons (sans souci de leur possibilité de réalisation).
Dix ans après l'accord de Paris, qui fixait l'objectif de réduire drastiquement les émissions mondiales de CO2 pour contenir le réchauffement climatique, le monde a atteint un réchauffement de 1, 5 °C, soit exactement l'augmentation qu'il s'était engagé à éviter. Avant même le dépassement de cette limite, les catastrophes climatiques ont frappé avec une force toujours plus dévastatrice, tandis que l'industrie des combustibles fossiles enregistrait les plus gros profits jamais réalisés. Et pourtant, l'idée s'est imposée que la cause était désormais perdue : l'intolérable est devenu inévitable. Nous fonçons désormais vers un réchauffement de +2 °C et le mieux que nous pourrons faire sera d'essayer de refroidir la Terre, vers la fin du siècle, à l'aide de technologies qui sont très loin d'avoir fait leurs preuves. Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment l'idée du dépassement a-t-elle pu gagner autant de terrain ? Quelles forces nous poussent vers un climat auquel les populations, en particulier les populations pauvres du Sud, ne pourront pas faire face ? Andreas Malm et Wim Carton dressent une histoire radicale de notre présent écologique. Ils montrent avec force détails comment la logique du dépassement a affecté tous ceux qui travaillent sur le changement climatique, des décideurs politiques aux journalistes en passant par les universitaires et les investisseurs dans le domaine des énergies propres. Tandis que l'argent continue d'affluer vers la construction de pipelines, de plateformes, de terminaux, de mines, une chaleur excessive est devenue officiellement acceptable, pour la seule raison qu'un changement révolutionnaire de mode de production ne l'est pas. Mais devonsnous nous plier à cette priorité ? Critique sans concession du statu quo et des appels à la capitulation, ce livre expose les enjeux de la lutte climatique pour les années à venir.
Résumé : Dans cet ouvrage majeur, Ilan Pappé, historien israélien de renom, revient sur la formation de l'Etat d'Israël : entre 1947 et 1949, plus de 400 villages palestiniens ont été délibérément détruits, des civils ont été massacrés et près d'un million d'hommes, de femmes et d'enfants ont été chassés de chez eux sous la menace des armes. Ce nettoyage ethnique a été passé sous silence pendant plus de soixante ans et peine encore à être considéré dans sa pleine mesure. S'appuyant sur quantité d'archives, Ilan Pappé réfute indubitablement le mythe selon lequel la population palestinienne serait partie d'elle-même et démontre que, dès ses prémices, l'idéologie fondatrice d'Israël a oeuvré pour l'expulsion forcée de la population autochtone. Ce qui fut un grand livre d'histoire est aujourd'hui une lecture indispensable hélas éminemment d'actualité. Publié pour la 1 re fois en français en 2006 chez Fayard, il a été mis en arrêt de commercialisation à la fin de 2023 alors que les bombes pleuvaient sur Gaza.
Des grandes entreprises qui font condamner des Etats pour avoir entravé leurs profits en adoptant des législations sociales ou environnementales : telle est la scène qui se rejoue quotidiennement dans les tribunaux privés de l'arbitrage d'investissement (ou RDIE, "Règlement des différends entre investisseurs et Etats"), pièce maîtresse du capitalisme globalisé. Façonnée au coeur des empires déclinants pour préserver, "par la magie du droit", le pillage des ressources dans les pays décolonisés, cette justice du capital n'a cessé d'étendre sa toile par le truchement d'accords internationaux et de traités de libre-échange. Dans ses tribunaux, on tranche en secret des affaires qui concernent le plus grand nombre... au bénéfice des multinationales et des "marchands de droit" qui font tourner la machine. Amina Hassani rassemble toutes les pièces de l'intrigue et montre comment l'arbitrage érode la souveraineté des Etats et dépossède les populations pour protéger la circulation et l'accumulation du capital en tout temps et en tout lieu. Alors que le scandale s'est fait jour, ses défenseurs rêvent d'étendre encore ses tentacules, menaçant tout projet de transition écologique et de justice sociale.
Le réchauffement climatique est le problème vital de notre époque. Chaque nouvelle étude scientifique vient confirmer que la situation est pire que prévu, presque irréversible. Pourtant au premier rang des responsables identifiés, l'économie fossile continue de tourner à plein régime, comme si de rien était, avec le soutien affirmé ou discret des dirigeants politiques dont l'incapacité à faire face à l'écueil se révèle, de COP en COP, plus évidente. Le paradoxe est d'autant plus saisissant que le mouvement pour le climat a pris une ampleur sans précédent, organisant ces derniers mois dans les pays du Nord global des rassemblements massifs pour exiger des mesures des gouvernements. Dans le même temps, les investissements dans les énergies fossiles n'ont pas cessé d'augmenter. Comment cesser d'être à ce point inoffensif ? C'est en tant qu'acteur de ces luttes qu'Andreas Malm entreprend ici une discussion critique des principes et des pratiques du mouvement pour le climat, dont la plupart des théoriciens plaident pour la non-violence et revendiquent l'héritage des Suffragettes, de Gandhi ou de Martin Luther King. Replongeant dans l'histoire de la désobéissance civile, Malm rappelle que la mise en oeuvre de stratégies non violentes a toujours eu pour condition de possibilité l'existence d'une aile radicale, laquelle manque aujourd'hui à des organisations telle qu'Extinction Rébellion qui s'en trouvent neutralisées. La question n'est pas de choisir entre violence ou non-violence, mais de distinguer entre différents types de violence ? et de savoir quand, comment, y recourir à dessein. Or lutter contre le réchauffement climatique n'est pas la même chose que combattre un dictateur, une armée d'occupation ou un Etat ségrégationniste. C'est à l'infrastructure fossile qu'il faut s'attaquer en premier lieu, l'occasion de raviver toute une tradition de sabotage des équipements pétroliers et gaziers ? jusqu'à celui récent opéré avec succès par deux militantes catholiques contre un pipeline dans l'Iowa. La consommation est l'autre versant du problème et Malm invite à faire la différence entre les émissions de CO2 "de subsistance" ? auxquelles Macron a cru bon de s'attaquer, déclenchant la révolte des Gilets jaunes ? et celles "de luxe" des ultra-riches, véritable "étendard idéologique" qui transforme un crime contre la planète et ses habitants en idéal de vie. Là encore, le mouvement pour le climat doit savoir identifier ses cibles et intégrer à sa grille politique les rapports de classe et de race. Enfin s'il doit ajouter à son répertoire tactique la destruction matérielle, il lui faut garder à l'esprit les périls d'un extrémisme qui serait contre-productif, du substitionnisme et de la répression étatique. Nous n'avons plus le temps d'attendre, tout ce qui n'a pas été tenté doit l'être, et les militants pour le climat de demain ? potentiellement des millions ? doivent apprendre dès maintenant à lutter dans un monde en feu.