Mémoires et Histoire : tensions, enjeux et fonctions sociales
Saïdi Hédi ; Jovelin Emmanuel ; Bouzid Adel
L'HARMATTAN
36,00 €
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EAN :9782336609331
Ce livre collectif est un hommage au Professeur honoré, Hedi Saidi. Il rassemble les contributions des spécialistes autour des thèmes qui lui sont chers. Le colloque qui se tient dans la ville de Sousse (Tunisie) célèbre la carrière et les écrits de Hedi Saidi. Des amis et collègues sont venus de loin pour rendre hommage à son travail. Ses recherches, ses publications, ses enseignements ont marqué la communauté académique et il laisse une empreinte indéniable dans le domaine de la socio-histoire de par ses ouvrages qui ont inspiré de nombreux chercheurs et sociologues. L'historien Hedi Saidi a éclairé les zones d'ombre de l'histoire avec rigueur et passion. Ses travaux sur l'historiographie, l'histoire coloniale, la mémoire de l'immigration, l'interculturalité, la radicalisation et les rapports Nord/ Sud ont favorisé une meilleure compréhension du passé et contribué à un dialogue plus nuancé entre les cultures. Son engagement pour la vérité, sa capacité à questionner les récits établis et à donner la parole aux muets de l'histoire, est une inspiration évidente pour beaucoup d'historiens et de sociologues. Dans cet ouvrage ses amis et collègues expriment leur reconnaissance pour son dévouement, sa passion, son amitié et sa loyauté. Son travail continue d'inspirer ses nombreux collègues et étudiants. Cet ouvrage est issu du colloque international en hommage à Hedi Saidi le 17/18 et 19 avril 2025 à Sousse-Tunisie.
Nombre de pages
354
Date de parution
23/04/2026
Poids
540g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336609331
Auteur
Saïdi Hédi ; Jovelin Emmanuel ; Bouzid Adel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Date de parution
20260423
Nombre de pages
354,00 €
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Ecrire sur l'histoire des civilisations, l'immigration et la révolution tunisienne, c'est rendre accessible des événements encore trop récents et qui échappent pour l'instant à l'archivage national. Exhumer ces faits oubliés, c'est explorer "l'arrière-pays" de ces évènements, sans faire pour autant le procès de quiconque. Evoquer la mémoire de ces étrangers, expliquer la révolution tunisienne, c'est tenter de contribuer à un dessein de science sociale.
A une époque où la pensée est en crise et où l'utilité sociale du savoir est sans cesse contestée, cet ouvrage collectif entend non seulement rappeler que le savoir a plus que jamais sa place dans la société d'aujourd'hui mais aussi que la société de la connaissance ne peut exister, évoluer sans celles et ceux qui cherchent et produisent de nouvelles connaissances. Ce recueil s'inscrit dans un contexte éditorial enclin à questionner l'utilité des savoirs "A quoi servent les sciences humaines ? " ou "Usages et mésusages publics de l'histoire ? "
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Depuis les années 80 les explications culturalistes des problèmes sociaux ont commencé à s'installer dans les discours intellectuel, politique et médiatique. L'écart culturel", la "différence religieuse", les "origines ethniques" seraient devenus les causes des difficultés que rencontrent des générations nées, scolarisées et socialisées en France. L'émergence de l'ethnicisation des liens sociaux au sein de la société française est un moyen pour déplacer les problèmes et éviter les vraies questions. En jouant sur les symboles, en répétant sans cesse ces explications culturalistes et en prononçant d'une façon permanente un discours accusateur, certains pensent avoir trouvé à travers ces justifications les solutions adéquates à leur peur. A ces difficultés sociales s'ajoutent des difficultés liées à la mémoire et à l'histoire, une histoire impensée.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...