Au coeur des sociétés. Raison utilitaire et raison culturelle
Sahlins Marshall
GALLIMARD
27,90 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782070288021
Les cultures humaines se sont-elles constituées en se fondant sur les activités pratiques et sur l'intérêt utilitaire ? L'auteur critique cette thèse et défend l'interprétation symbolique de la culture contre les utilitarismes de toutes sortes. Il propose ainsi une conclusion nouvelle au débat séculaire du matérialisme et de l'idéalisme. Quand il s'agit d'analyser les sociétés dites primitives, le matérialisme historique a ses limites. Aussi marxisme et structuralisme sont-ils destinés à rester deux perspectives théoriques distinctes. Les questions qui divisent marxisme et théorie culturelle ont leurs analogues dans l'histoire de la pensée anthropologique, et l'auteur nous invite à les déceler chez Morgan, Bons, Malinowski, Durkheim, Radcliffe-Brown et d'autres. Dans cette controverse entre raison pratique et raison culturelle, la conception matérialiste de l'histoire est en procès. La découverte de la culture fait apparaître que, si le matérialisme historique est la conscience de la société occidentale, il l'est dans les termes et dans les limites de cette société. Sahlins, examinant tels aspects de l'alimentation ou de la mode, avance que la production elle-même n'est pas une logique pratique d'efficacité matérielle, mais une intention culturelle. La rationalité matérielle se fonde sur des relations signifiantes entre personnes et objets.
Nombre de pages
303
Date de parution
20/03/1980
Poids
345g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070288021
Titre
Au coeur des sociétés. Raison utilitaire et raison culturelle
Auteur
Sahlins Marshall
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
345
Date de parution
19800320
Nombre de pages
303,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Qu'en est-il de l'économie dans les sociétés primitives? A cette question fondamentale, la réponse classique de l'anthropologie économique est la suivante: l'économie archaïque est une économie de subsistance et de pauvreté, elle parvient au mieux à assurer la survie du groupe incapable de sortir du sous-développement technique. Le sauvage écrasé par son environnement écologique et sans cesse guetté par la famine et l'angoisse, telle est l'image habituellement répandue.Travestissement théorique et idéologique des faits, réplique ici tranquillement un anthropologue et économiste américain de réputation internationale. Passant des chasseurs australiens et Bochimans aux sociétés néolithiques d'agriculteurs primitifs telles qu'on peut encore les observer en Afrique ou en Mélanésie, au Viêt-Nam ou en Amérique du Sud, relisant sans parti pris les textes connus et y ajoutant des données chiffrées, Marshall Sablins affirme, avec autant d'esprit que d'érudition: non seulement l'économie primitive n'est pas une économie de misère, mais elle est la première et jusqu'à présent la seule société d'abondance.Comme le dit Pierre Clastres dans sa présentation: "Si l'homme primitif ne rentabilise pas son activité, c'est non pas par ce qu'il ne sait pas le faire, mais parce qu'il n'en a pas envie." Tout le dossier de la question est à reprendre. Une affaire à suivre.
Voici venu le temps de nous apitoyer sur notre misérable sort. Depuis deux millénaires, nous avons toujours été hantés par le spectre de notre propre nature: une nature humaine si cupide et si violente qu elle livrerait la société à l anarchie si on ne la soumettait pas à quelque gouvernement. Cet ouvrage montre qu il s agit d une conception typiquement occidentale, où l opposition entre nature et culture est perçue comme le fondement de notre propre tradition (et de nos propres sciences sociales) et de notre différence par rapport à tous ceux qui considèrent que les bêtes sont fondamentalement humaines, et non que les hommes sont fondamentalement des bêtes.Et ces derniers ont raison, du moins au sens où l espèce humaine moderne, l homo sapiens, est apparue il y a relativement peu de temps dans une histoire culturelle humaine beaucoup plus ancienne. La paléontologie nous l apprend: nous sommes des animaux de culture; notre patrimoine biologique, c est de créer des symboles. Croire que nous sommes à la merci de nos penchants animaux est une illusion qui s enracine aussi dans la culture.
Sahlins Marshall ; Henry Jr. Frederick B. ; Gersch
Durant la majeure partie de l'histoire et au sein de la plupart des sociétés, la vie humaine a été soumise à des dieux, des puissances ou des esprits, partout présents dans l'expérience quotidienne. En abordant ces sociétés qui évoluent dans un univers enchanté avec les outils et les préjugés de notre propre monde désenchanté, l'anthropologie n'a cessé de les défigurer. Car pour comprendre les conceptions de ces innombrables hommes et femmes, il faut en réalité rompre avec les notions modernes de religion, de croyance, de surnaturel ou de mythe. Ainsi seulement peut-on ouvrir la voie à une "science nouvelle" attentive aux diverses ontologies. Revisite et synthèse de l'histoire de la discipline, tour du monde conduisant des Inuit du cercle arctique aux Dinka d'Afrique de l'Est, en passant par les Araweté d'Amazonie ou les habitants des îles Trobriand, ce texte posthume de Marshall Sahlins met en lumière ce qui est le coeur battant de la recherche à laquelle il a consacré sa vie : une "double illumination", où la compréhension de sociétés différentes est toujours aussi une manière de mieux se connaître.
Les gens ne comprennent pas. Ils pensent que j'exagère. Mais en fait, je cherche quelque chose qui a disparu. Quelque chose de pur, de limpide... qui n'existe plus". Qui est Romane Monnier ? D'elle, il ne reste qu'un téléphone portable. Des notes, des messages, des souvenirs, des enregistrements, autant de traces confiées à un inconnu, un samedi soir dans un bar.
De ces nuits et de ces vies, de ces femmes qui courent, de ces coeurs qui luttent, de ces instants qui sont si accablants qu'ils ne rentrent pas dans la mesure du temps, il a fallu faire quelque chose. Il y a l'impossibilité de la vérité entière à chaque page mais la quête désespérée d'une justesse au plus près de la vie, de la nuit, du coeur, du corps, de l'esprit. De ces trois femmes, il a fallu commencer par la première, celle qui vient d'avoir vingt-cinq ans quand elle court et qui est la seule à être encore en vie aujourd'hui. Cette femme, c'est moi". La nuit au coeur entrelace trois histoires de femmes victimes de la violence de leur compagnon. Sur le fil entre force et humilité, Nathacha Appanah scrute l'énigme insupportable du féminicide conjugal, quand la nuit noire prend la place de l'amour.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.
Le richissime Philip Brooke vient de mourir, laissant derrière lui un patrimoine grandiose : le plus beau manoir du Sussex, datant du XVIII ? siècle et comprenant pas moins d'une vingtaine de chambres, entouré d'un domaine luxuriant de centaines d'hectares. Mari volage et père absent, il n'est regretté ni de sa femme ni de ses trois enfants. En revanche, sa vaste fortune déclenche des conflits galopants dans la famille car chacun veut mettre la main sur cette succession hors norme. Le clan Brooke réussira-t-il à ne pas voler en éclats avant le jour de l'enterrement ? Drame familial haut en couleur et en tensions, Nos héritages nous plonge dans les arcanes fascinants d'une famille d'aristocrates britanniques tiraillée par l'argent et les secrets du passé. Anna Hope signe ici son grand retour au roman, qui comblera les lecteurs de Nos espérances.