Monsieur K survit dans une ville méditerranéenne. Une cité trempée dans le formol. Il est jeune. Il n'est pas spécialement heureux. Il n'est pas malheureux non plus. De toute façon, il n'a pas d'ambition particulière. Il est absent à lui-même. Il observe et attend puisque la vie est déconseillée sous ces latitudes. Dans un taxi, il a une sorte de révélation. Il doit émigrer. Pour aller oùA ? Il n'en sait rien. Simplement l'appel de la vie, celle qu'on a " devant soiA ". Il va alors entreprendre un périple en quinze stations comme autant de chapitres, chacun portant le titre d'un roman ou d'une nouvelle du maître Franz Kafka. Il essaiera de construire son destin malgré les obstacles aussi multiples qu'ubuesques. Obstacles s'obstinant à le ramener à la case départ dans ce qui s'apparente au grand jeu de l'oie de la vie. Il découvrira la solidarité autant que la violence, l'amour et la vanité aussi, l'indifférence beaucoup, mais surtout un vaste champ où chacun doit fournir un effort surhumain pour se déplacer d'une seule case car il faut bien le dire, toutes les cases sont déjà occupées et personne ne vous attend jamais nulle part. Cette épopée de la migration chez les jeunes des pays du Sud est une véritable comédie humaine où le temps ne s'écoule pas comme ailleurs. Monsieur K va accomplir son parcours mais aussi le raconter. Il manie avec brio une analyse cynique pour ne pas sombrer dans la folie du désespoir.
Nombre de pages
200
Date de parution
11/07/2023
Poids
194g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782365123686
Titre
Monsieur K
Auteur
Sadoun Mohamed
Editeur
CROQUANT
Largeur
140
Poids
194
Date de parution
20230711
Nombre de pages
200,00 €
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11 décembre 1960, 5 octobre 1988, 22 février 2019 : par trois fois le peuple algérien est descendu dans la rue massivement, devant des observateurs médusés par l'unité d'un peuple que l'on disait immanquablement résigné. Chaque fois la population se réapproprie l'espace public avec des revendications voisines : l'affranchissement, la liberté, la vie. L'adversaire, lui aussi, est immuable : l'ordre "étranger", qu'il soit le fait d'une puissance coloniale ou d'une caste locale. Ces dynamiques successives d'union et de fragmentation qui ont jalonné l'histoire de l'Algérie façonnent ce pays. Ce sont ces permanences qu'analyse l'auteur, depuis les débuts de la résistance populaire contre les forces ottomanes puis françaises jusqu'aux récentes prémices qui ont donné naissance au Hirak?le mouvement populaire ? de 2019. Véritable chronique sociale d'une situation au bord de l'implosion.
L'histoire emblématique du "bon juge" Paul Magnaud qui fait la jurisprudence d'acquitter une mère de famille ayant volé du pain pour nourrir ses enfants, en 1898. Héros des uns, salaud des autres, le portrait d'un grand monsieur oublié, cerné par un magistrat et souligné par maître Henri Leclerc dans sa préface. - Un portrait emblématique d'un grand juge, Paul Magnaud, qui a fait jurisprudence en acquittant une voleuse "par nécessité" en 1898 - Une biographie historique écrite par un magistrat - Une préface d'un grand avocat engagé, maître Henri Leclerc, à la Ligue des droits de l'Homme - Le 7e titre de la collection de poche "Pépites" - Un environnement graphique original signé de l'artiste France Dumas
Qui est responsable de la délinquance ? L'individu qui s'affranchit de règles communes démocratiquement établies ou la société qui produit cet individu et ne lui laisse d'autre choix pour sa survie que d'agir en dehors de ses lois ? Paul Magnaud, président du tribunal de Château-Thierry en cette année 1898, répond de manière fracassante à cette question en acquittant une mère de famille ayant volé un pain, Louise Ménard. Tout ce qui compte alors comme hommes politiques, écrivains ou journalistes loue son courage ou au contraire le voue aux gémonies. En construisant une jurisprudence originale particulièrement favorable aux faibles, il cristallisera sur sa personnalité orgueilleuse tous les affrontements idéologiques d'une époque particulièrement fertile en la matière. On croisera sur sa route des personnalités aussi différentes que Georges Clemenceau ou Jules Renard, Courteline ou Marguerite Durand. Après une courte carrière d'élu, il tombera malheureusement dans l'oubli. L'histoire retiendra les noms des illustres républicains qui ont donné au pays les lois libérales reconnues aujourd'hui comme intangibles. Les noms de Gambetta, Ferry, Combes, Briand, Jaurès ou Clemenceau brillent au firmament. D'autres moins illustres sont encore cités mais Magnaud, lui, a disparu des mémoires. Ce portrait fugace a pour ambition de faire revivre celui qui jeta un pavé dans la mare judiciaire provoquant une onde de choc toujours d'actualité et qu'on appelait : le bon juge.
L'intérêt porté ici conjointement à l'automobile et au supermarché a pour ambition de réfléchir à l'évolution de nos modes de consommation depuis cinquante ans. La particularité de l'objet automobile est d'entretenir tous les fantasmes, le premier d'entre eux étant de pouvoir circuler librement. Si l'automobile recouvre un certain nombre de fonctionnalités, il n'en demeure pas moins qu'elle implique aussi certaines contraintes. Associer l'automobile à la consommation est devenu un acte d'une évidence déconcertante, le consommateur moderne ne pense plus son rapport à l'achat de produits courants, dont l'alimentation, qu'au travers d'un déplacement en véhicule à quatre roues (automobile ou chariot libre-service en grande surface d'ailleurs)
Le présent ouvrage est l´??histoire de la fédération dudans les différentes étapes de son existence, traitant essentiellement de la part prise par ce parti dans les combats ayant jalonné sa vie intense contre la colonisation capitaliste, le sous-développement, la spéculation et la pression immobilière sur le littoral notamment par le tourisme, la stigmatisation de la culture et la langue basque, la répression des deux côtés de la frontière, la violence institutionnelle en politique, etc. Ce sont quelques dizaines de militants acharnés qui ont persévéré pour l´??autodétermination de ce territoire dans une voie étroite consistant à mettre en tension autonomie et autogestion, nationalisme et socialisme, sans concession démagogique ou électoraliste refusant à la fois un nationalisme apolitique et une lutte de classes sans racine nationale. L´??ouvrage est bâti à partir d´??entretiens et de documents personnels, d´??archives nationales et locales, ainsi que de celles des héritiers du PSU,
Les lois de 2008 sur la réforme de la représentativité syndicale et de 2015 sur le dialogue social ont instauré de nouvelles obligations de négociation en entreprise ponant sur la "conciliation" de l'activité syndicale et professionnelle. Comment expliquer cette soudaine attention des pouvoirs publics à la "discrimination syndicale"? Assiste-t-on à une rupture historique dans les relations professionnelles à la française ? Fondée sur six monographies de grandes entreprises aux pratiques sociales contrastées, cet ouvrage montre comment la négociation d'accords de droit syndical et de " gestion des parcours syndicaux " est aussi une réponse a la croissance des contentieux. menés notamment par la CGT depuis les années 1990, qui ont contribué à une prise de conscience de leurs droits par les syndicalistes. Si ces accords d'entreprise protègent désormais mieux les mandatés les plus investis dans le jeu du dialogue social, qui signent des accords, ils ne modifient pas radicalement les pratiques managériales de terrain qui continuent à stigmatiser les syndicalistes de proximité. surtout quand ils s'opposent aux restructurations ou dénoncent la dégradation des conditions de travail par des pratiques protestataires.