Cet ouvrage dévoile les causes de l'un des holdups historiques les plus stupéfiants de l'Algérie contemporaine. Comment les islamo-conservateurs qui s'accommodaient de l'ordre colonial, pour peu que celui-ci tolère leurs rites et privilèges, ont-ils pu effacer leur compromission avant d'imposer leur projet ? Phénomène encore plus surprenant, ils réduiront au statut de dhimis les acteurs qui avaient mené le combat pour une indépendance indissociable de la modernité qu'ils avaient déserté quand ils ne s'y étaient pas opposés !En revisitant les cinq dernières années qu'il a passées à la tête du RCD, ainsi que celles qui ont précédé l'insurrection citoyenne de 2019, Said Sadi nous offre une radioscopie rigoureuse et solidement documentée d'un écosystème oligarchique qui a pris en otage la nation et qui a fait de la manipulation de l'Histoire le premier outil de sa reproduction. On découvre à quel point les luttes de pouvoir en Algérie se confondent avec les interprétations conflictuelles des clans qui se disputent le récit national. Cette imposture a son pendant extérieur : les polémiques minant les relations avec l'Occident et plus particulièrement avec la France par lesquelles le régime fait prospérer le statut de colonisé, déploré par ailleurs, qui l'exonère de toute responsabilité. Repère structurant dans ces turbulences mémorielles, le congrès de la Soummam, pourtant mis sous embargo par la doxa officielle, a irrigué le combat de la génération d'après-guerre à laquelle appartient l'auteur. En présentant le miroir des réalités occultées à un peuple malade de son histoire, ce cinquième et dernier tome des Mémoires de Saïd Sadi nous rappelle que la vérité est la condition de la liberté et que le contre-développement qui ronge le pays n'est pas une fatalité.
Nombre de pages
396
Date de parution
22/09/2025
Poids
650g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9789931876335
Auteur
Sadi Saïd
Editeur
FRANTZ FANON
Largeur
160
Date de parution
20250922
Nombre de pages
396,00 €
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Une ère nouvelle vient de s'ouvrir pour la vie politique algérienne. Les élections présidentielles de novembre 1995 - si elles n'ont pas permis de changer de régime - ont révélé une profonde aspiration républicaine et l'existence d'une génération de cadres politiques en train de créer l'Algérie de demain. Cette génération d'après-guerre a su faire entendre sa voix dans la consultation. Son émancipation à l'égard de l'ancien personnel politique et son opposition au pouvoir actuel - instigateur du racket économique et de la manipulation médiatique organisée, coupable d'avoir abandonné des pans entiers de la vie publique à un intégrisme d'importation - peuvent amorcer la résurrection démocratique dans le pays. Emprisonnements, attentat, menaces : rien n'a pu décider Saïd Sadi à quitter son pays. C'est une parole de l'intérieur qu'il fait entendre ici. Celle d'un militant physiquement engagé dans les luttes de ces trente dernières années. Son témoignage vient rectifier l'image partielle, souvent déformée par des relents de culpabilité postcoloniale, que se font de ce jeune Etat certains intellectuels français. En Algérie, il faudra désormais compter avec l'émergence d'une vraie conscience citoyenne.
Depuis l'indépendance, Amirouche subit les mêmes accusations que celles dont l'accabla l'armée française. Il fut décrit, au mieux, comme un chef de guerre sans foi ni loi, au pire, comme un maquisard violent et sanguinaire, cultivant une détestation primaire contre les intellectuels, attributs qu'il tiendrait de prétendus penchants islamistes. Comme pour justifier ces anathèmes, Boumediene fit déterrer clandestinement ses ossements et ceux de son compagnon Haoues et ordonna de les séquestrer à jamais. Comment une telle forfaiture a-t-elle été possible? Pourquoi les élites l'ont-elles tue ou, pire, légitimée? Amirouche, une vie, deux morts, un testament invite à méditer sur un pouvoir qui a acclimaté le citoyen à l'horreur avant de l'engager dans le sens interdit de l'Histoire. Saïd Sadi est un politique qui a toujours refusé de succomber à la facilité et aux thèses faussement consensuelles. Pour lui, Amirouche, la légende vivante chantée par nos mères, ne pouvait pas, c'est un euphémisme, être le monstre que présentaient les services de Boussouf et de Boumediene. Une recherche menée durant des dizaines d'années révèle Amirouche comme un stratège militaire, rigoureux mais altruiste, ferme mais sage, privé de grandes études mais sacralisant le savoir. Doté d'une vraie culture politique, cet autodidacte d'exception avait un sens élevé de l'Etat. Ainsi dépeint, Amirouche retrouve enfin dans l'écrit le statut que lui a toujours réservé la littérature orale; ce qui n'ira pas sans quelques grincements de dents. Le colonel de la wilaya III se rendait à Tunis pour désamorcer la menace que faisaient peser sur la nation l'armée des frontières et le MALG quand il fut stoppé le 28 mars 1959 à Bou-Sâada par une armada déployée en renfort par le général Massu quelques jours auparavant. Sans concession ni rancoeur, cet ouvrage, riche en témoignages et documents de première main, est précieux: en interrogeant la mémoire, il parle à l'avenir.
Avec la globalisation des marchés et la consolidation de leur interdépendance, l'information financière est au centre de l'économie moderne. L'avènement de l'économie globalisée a généré une mutation, donnant lieu notamment à une harmonisation internationale des principes comptables et à de nouvelles exigences qualitatives de l'information financière. Ces changements ont favorisé l'émergence d'un nouveau corpus théorique en comptabilité, et fait évoluer la science comptable vers un outil de management par les chiffres. Ils ont également donné naissance à de nouveaux modes de pensée, à de nouveaux comportements managériaux, ainsi qu'à un système comptable international (IAS-IFRS) qui a bouleversé le monde de la comptabilité. L'ouvrage Innovations comptables internationales et analyse des états financiers fait le point sur les modifications introduites par le référentiel IFRS et illustre ses effets dans la comptabilité générale d'entreprise, la comptabilité de groupe, et l'analyse financière.
En juillet 1966, Bob Dylan, né en 1941 sous le nom de Robert Zimmerman, est victime d'un grave accident de moto. Il disparaît durant neuf mois. Plusieurs théories circulent : accident véritable, cure de désintoxication, ou autre. Et s'il s'était envolé pour Alger, après Cuba, et avait rencontré Che Guevara, Fidel Castro, Ahmed Ben Bella, Myriam Makeba, Stéphane Hessel, Mahmoud Darwish, Shlomo Sand et d'autres ? Et s'il avait combattu en Bosnie, avait peint des fresques murales sous le nom de Banksy, s'était transformé lors d'un séjour à Bâle et avait changé son regard sur Israël en se découvrant "diasporiste" ? Et s'il était devenu poète yiddish et gardien d'une bibliothèque bimillénaire de manuscrits enfouie sous un hôtel d'Alger ? Et si l'Algérie retrouvait son passé juif et lui inventait un avenir ? Et si à quatre-vingt ans, il cherchait à faire ce qu'il n'avait pas voulu tenter à vingt ans, changer le monde, ou juste un peu, pousser Israël vers une mutation et aider les Palestiniens à s'offrir un avenir ? Ce sont toutes ces passionnantes pérégrinations, et bien d'autres, que l'auteur raconte avec un style limpide et puissant en revisitant la "véritable histoire" de Bob Dylan.
Qu'est-ce que l'islamisme ? Quelles sont les frontières qui le séparent de l'islam ? Le concept d'islam des Lumières a-t-il un sens aujourd'hui ? Quels sont les liens qui se sont tissés entre l'islam en tant que civilisation et l'Occident empêtré dans son hégémonie traditionnelle ? La civilisation occidentale, ancrée dans le judéo-christianisme, peut-elle dialoguer avec la civilisation musulmane dans son expression fondamentaliste actuelle qui nie toute forme d'altérité ? Quelles attitudes adopter face au fondamentalisme islamique qui, mettant à profit les valeurs démocratiques occidentales pour s'instiller sournoisement dans le monde, travaille à ruiner l'Occident de l'intérieur ? Kamel Bencheikh, militant laïque franco-algérien, né au sein d'une famille musulmane, a vu l'islam traditionnel s'effacer progressivement sous l'impulsion du frérisme et du wahhabisme avant de céder complétement la place à ces idéologies meurtrières qui ont fait plus de 200. 000 morts dans son pays d'origine, l'Algérie. Au fait de la mécanique islamiste et s'appuyant sur son expérience personnelle mais aussi sur son observation de l'évolution du phénomène dans le monde, il alerte dans ce livre sur le danger que court l'Occident en s'accommodant du fanatisme islamique. Conscient que l'islamisme peut changer de méthodes mais jamais d'objectifs, il appelle à une remise en cause totale de la gestion démocratique d'une pensée extrémiste dont la fin première et principale est d'assassiner la démocratie et instaurer le règne d'Allah sur Terre.
Les douze enseignantes assassinées par les islamistes en 1997 à Sidi Bel Abbès sont les collègues de Lamia. Leur seul tort est d'être des femmes et de croire en l'école de la République. Echappée miraculeusement à ce massacre, Lamia n'arrive pas à faire le deuil de ses amies. Obsédée par le souvenir de leur massacre, écrasée par la honte et la culpabilité de leur survivre, elle ne pense qu'à les venger ou, à défaut, honorer leur mémoire. Mais face à la terreur qui se dresse devant elle de toutes part, elle finit par quitter le pays avec, dans sa tête, la décision ferme de faire de sa vie un défi à l'islamisme. Ecrit à partir d'un fait réel, ce roman mêle avec élégance et lucidité trois sujets essentiels de notre temps : l'islamisme ; la condition de la femme dans le monde moderne ; l'immigration. Sur des sujets aussi sensibles, Myassa Messaoudi nous propose une réflexion audacieuse, intransigeante et sincère.