Germaine Tillion, Jacques Berque, Jean Servier et Pierre Bourdieu. Des ethnologues dans la guerre d'
Sacriste Fabien ; Cantier Jacques
L'HARMATTAN
36,50 €
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EAN :9782296543928
Producteurs de savoir ", Germaine Tillion, Jacques Berque, Jean Servier et Pierre Bourdieu furent aussi des acteurs de la guerre d'indépendance algérienne. Ethnographe et résistante, Germaine Tillion s'engage dès 1955 contre ce qu'elle nomme la clochardisation des populations algériennes, s'oppose aux violences de la guerre et apporte finalement son soutien à la politique du général de Gaulle. Ancien administrateur colonial et professeur au Collège de France, Jacques Berque défend dès 1956 la création d'une nation algérienne, considérant les décolonisations comme la nouvelle phase d'une révolution anthropologique devant entraîner, via l'avènement du Tiers monde, l'unification de l'humanité dans sa diversité. Après sept années d'enquêtes ethnographiques, Jean Servier s'engage pour la défense de la souveraineté française en Algérie, offrant à plusieurs reprises son expertise aux autorités coloniales. Récemment agrégé de philosophie et envoyé en Algérie pour son service militaire, Pierre Bourdieu choisit d'étudier l'impact des politiques coloniales sur les populations algériennes, avant de prendre parti pour l'indépendance. En proposant de suivre ces trajectoires, cette étude tente de mettre en valeur le dialogue qui s'instaure entre savoir et engagement pour ces quatre chercheurs, confrontés à une guerre qui remet en cause autant leurs valeurs que leurs représentations de la situation coloniale.
Nombre de pages
375
Date de parution
04/04/2011
Poids
555g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296543928
Titre
Germaine Tillion, Jacques Berque, Jean Servier et Pierre Bourdieu. Des ethnologues dans la guerre d'
Auteur
Sacriste Fabien ; Cantier Jacques
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
555
Date de parution
20110404
Nombre de pages
375,00 €
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De 1954 à 1962, l'armée et l'administration françaises entreprennent de "regrouper" plus de deux millions d'Algériennes et d'Algériens dans quelque deux mille camps. En pleine guerre d'indépendance, les autorités cherchent à priver le Front de libération nationale (FLN) de tout soutien logistique et politique et à placer sous surveillance une population suspectée de soutenir les insurgés. Précarité et surmortalité infantile s'abattent alors sur une population coupée de ses terres et dépendante des secours publics. Certains responsables ont voulu présenter cette politique de déplacement forcé de civils, l'une des plus massives du XXe siècle, comme l'outil d'une modernisation des campagnes. En réalité, la création arbitraire et non planifiée de ces "nouveaux villages" a accéléré la dépaysannisation et la déstructuration d'une société algérienne déjà bouleversée par un siècle et demi de colonisation, dont les effets sont toujours perceptibles aujourd'hui.
Les cours constitutionnelles se sont affirmées comme les garantes des valeurs fondamentales de nos démocraties modernes, même en France où, malgré une tradition peu favorable à la justice constitutionnelle, le Conseil constitutionnel est parvenu à s'imposer comme un acteur politique central. L'un des protagonistes de cette montée en puissance, le constitutionnaliste lui-même, passe en général inaperçu. Cet ouvrage retrace l'invention du constitutionnaliste, ce professeur de droit spécialiste des constitutions politiques qui apparaît en France à la fin du XIXe siècle en même temps que la République naissante. Il démontre combien ces professeurs ont joué un rôle crucial dans l'avènement du nouveau régime, dans sa consolidation et ses remises en cause, et analyse les tensions permanentes entre droit et politique émaillant la création du corpus constitutionnel au fondement juridique de notre système politique actuel. Ce faisant, Guillaume Sacriste révèle un pan essentiel, et pourtant oublié, de l'histoire juridique et constitutionnelle de la France.
Pourquoi fais-tu ça avec cet objet là? Pourquoi y a-t-il des objets à soi et d'autres qui ne le sont pas ; qu'en fait-on ? Quand, où, avec ou contre qui, pour quoi ? Autant de questions qui résument le contenu de ce livre : l'étude de nos relations aux objets dans la vie quotidienne. Sujet banal sur du banal. Mais le banal regorge d'insolite et appelle à l'enquête sociologique. Et c'est bien ce dont il s'agit ici : un ouvrage qui déplie les résultats d'une étude menée par les étudiants du master Chargé d'EtudeS en Sociologie appliquée (CESSA) de l'Université Paris Descartes sur des objets et des pratiques divers et variés : des casques, des e-cigarettes, des tablettes, du café Nespresso, des vêtements, des livres de cuisine, des régimeuses, du do it yourself, du flexitarisme, des tweets, des MDD, de la bière, des magazines "pour les vrais mecs", des romans érotiques pour les femmes, des fans de Dieudonné, sans oublier évidemment la télé, les séries, les émissions de télé-réalité, le smartphone, les peluches et nos rapports aux héros d'aujourd'hui.
Pour le second Prix des Partenaires organisé au Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne, le jury a choisi de mettre en avant le travail d'Anne Laure Sacriste. Elle réinvente un romantisme contemporain dans lequel la nature est omniprésente, et donne à voir un état de conscience autant qu'un paysage, que ce soit à partir de lieux réels, ou en référence à l'histoire de l'art (Poussin, Friedrich, Bôcklin...). Le catalogue Reverse Island documente l'installation produite à l'occasion de l'exposition, mais aussi un ensemble de références, un vocabulaire propre à l'artiste, un univers particulier visible au travers d'oeuvres antérieures.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.