Alias, Blaise de son prénom, orphelin à la charge d'une riche tante excentrique, sort à seize ans du collège où il était pensionnaire pour aller vivre à Paris chez M. Adelair, un ami de sa tante. Ce dernier est un homosexuel qui vit de petits trafics, d'expédients et accueille l'argent du jeune Blaise comme une bénédiction - bénédiction qu'il s'empresse de dilapider sans lui. Alias parcourt Paris avec un ami de collège, Montcalm. Tous deux, cherchant à perdre leur pucelage charnel ou leur pucelage d'esprit, hésitent entre se rendre au "bordel" ou dans le "salon" de Mme Charpon. De retour chez Adelair, Alias rencontre une belle femme avec laquelle il passe la nuit. Plus tard, appauvri, sale et affamé, il suit le conseil de Mme Charpon et entre au séminaire. Il se persuade alors que c'est sa vocation. Mais sa tante, riche et mondaine, vient le sortir de là et l'emmène en vacances dans le Midi, où il troque bien vite sa soutane contre un maillot de bain. De retour à Paris, il se confesse au Père Issoire qui l'envoie en retraite dans un monastère. Il y fera la connaissance de César Blum - ami de Picasso, Braque, Max Jacob -, à la fois très croyant et très homosexuel, qui le prend sous son aile. Récit en grande partie autobiographique, Alias n'était pour Maurice Sachs que "l'introduction à une oeuvre infiniment plus vaste". Mais Sachs voyait beaucoup et savait voir, et révèle, à travers ce parcours initiatique, une certaine faune de l'entre-deux-guerres, celle qui précède Le Sabbat.
Nombre de pages
222
Date de parution
09/10/1935
Poids
280g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070256419
Titre
Alias
Auteur
Sachs Marilyn
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
280
Date de parution
19351009
Nombre de pages
222,00 €
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Résumé : Maurice Sachs avait composé lui-même pour ce livre écrit en prison, à Hambourg, pendant la guerre, la prière d'insérer que voici : D'autres nations ont leurs poètes, leurs philosophes, leurs dramaturges et leurs romanciers ; mais la France s'est fait connaître entre toutes par ses moralistes. Les Caractères de La Bruyère et les Caricatures de Daumier n'ont-elles pas fait le tour du monde ? Afin de tenter à nouveau une si vaste entreprise, il fallait une profonde connaissance des hommes, l'esprit du mémorialiste, la causticité de l'anecdotier et puis les talents du conteur avec un fond de philosophie. Explorateur des sociétés, voyageur infatigable, aventurier qui ne redoute ni les compromissions ni les périls, Maurice Sachs est l'homme d'une telle oeuvre. Ses dons en faisaient un curieux et un écrivain ; les traverses de son existence en ont fait un moraliste. Cet ouvrage, qui sera célèbre, comporte une galerie de portraits littéraires où la vivacité du style égale la vérité des peintures et l'ingénieuse finesse de l'observation psychologique. On trouvera dans ce livre, d'une lecture si légère qu'on s'étonne qu'il soit si lourd d'expériences humaines, sept cents portraits (répartis en vingt-cinq catégories) dont l'ensemble forme le plus saisissant des documents sur la société occidentale du XXe siècle. Ajoutons que des mille portraits prévus (après sept cents), pour le seul Occident, il ne nous reste que trois cent soixante-huit. La mort emporta Maurice Sachs avant qu'il eût terminé son ouvrage.
Résumé : Ce livre, si volumineux soit-il, est inachevé. Entrepris au début de 1942, quarante-sept chapitres seulement ont été écrits par l'auteur. Toutefois, malgré les lacunes, on suit sans peine l'attachant héros de Maurice Sachs. C'est qu'il s'agit ici d'un roman picaresque, composé d'aventures aisément détachables l'une de l'autre. Avec ses quatre cents pages, le manuscrit a été mené assez loin pour que John Cooper d'Albany se forme devant nous, nous intéresse et nous entraîne. John Cooper d'Albany est un moderne Gil BIas, et la perfection, l'intérêt constant du récit nous font mesurer une fois de plus la perte que les lettres ont faite en la personne de Maurice Sachs. Mais laissons parler un peu l'auteur. Nul mieux que lui ne peut nous présenter son héros. C'est, dit-il, "un homme comme beaucoup d'autres, moins bon que vous, meilleur jamais. S'il traîne de-ci de-là dans cet ouvrage quelque immoralité, il faut en accuser la vie et la société. Et s'il est une moralité à tirer de cet ouvrage, vous la trouverez au dernier mot de l'épilogue". Quel est donc ce dernier mot ? Le voici : "Puissiez-vous rencontrer sur votre chemin l'amour et l'amitié unis en un seul être, ou l'amour d'un côté, l'amitié de l'autre ! Le reste ne vaut pas la peine d'être vécu".
Molly n'a pas revu sa soeur depuis huit ans, depuis l'accident qui a coûté la vie à ses parents. Elle est très émue à l'annonce de l'arrivée de Beth, inquiète aussi, qu'ont-elles à partager après tant d'années? Pourquoi Beth est-elle si agressive? Quel est le secret qui la tenaille?
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.