Enseigner le passé violent. Conflit, après-conflit et justice à l'école
Saada Julie ; Aït Saadi-Bouras Lydia
PU ARTOIS
15,00 €
Epuisé
EAN :9782848321936
Au sortir des conflits violents, ou après de graves atteintes aux droits de l'homme, se pose la question de ce que les sociétés peuvent faire de leur passé criminel. Parmi les dispositifs de justice mis en place dans ces contextes transitionnels figurent, lorsqu'ils ont lieu, des processus judiciaires ou extra-judicaires et des instruments relevant de la justice transitionnelle. Mais ce que les sociétés font de leur passé criminel, les récits relevant de l'histoire ou de la mémoire publique, se trouve aussi à l'école. L'enseignement de l'histoire revêt une fonction d'instruction, mais aussi de mémoire et de formation civique. Il est souvent le lieu d'une refondation de la nation - fut-il celui d'un imaginaire partagé. Comment enseigne-t-on le passé violent, son jugement par la justice pénale internationale, ou les droits de l'homme ? A partir d'une série d'études, cet ouvrage enquête sur la manière dont on enseigne le passé violent et sa saisie par la justice pénale ou par des institutions extra-judiciaires. Parce que l'espace scolaire cristallise des questions qui vont au-delà des questions pédagogiques, il s'inscrit à la croisée d'une réflexion sur la justice et sur l'éducation. Avec les contributions de Magali Bessone, Emiliano Buis, Claude Carpentier, Bertrand Lécureur, Lydia Aït Saadi-Bouras, introduction de Julie Saada.
Nombre de pages
144
Date de parution
05/12/2014
Poids
264g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782848321936
Titre
Enseigner le passé violent. Conflit, après-conflit et justice à l'école
Auteur
Saada Julie ; Aït Saadi-Bouras Lydia
Editeur
PU ARTOIS
Largeur
160
Poids
264
Date de parution
20141205
Nombre de pages
144,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Alors qu'elle constitue un phénomène majeur sur la scène mondiale, la guerre n'est plus pensée comme telle dans le droit international - qui la qualifie par d'autres termes - tandis qu'elle fait l'objet, ces dernières années, d'un renouveau dans le champ de la réflexion éthique. Le concept de guerre est-il encore pertinent pour la compréhension du politique ? Les théorisations normatives, éthiques ou juridiques, dont la guerre est l'objet permettent-elles de trancher les dilemmes pratiques qu'elle pose et de déterminer les responsabilités qu'elle engage ? Comment penser l'après-guerre, alors que se développent de nouvelles théories de la justice - transitionnelle, pénale, réparatrice ? Ce volume examine les transformations récentes des conflits armés, les usages de la violence et leurs conceptualisations en philosophie, en droit et en science politique. Il rassemble des contributions internationales, dont des traductions inédites de Michael Walzer et de Jürgen Habermas.
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Le retour des doctrines de la "'guerre juste'" dans les discours des grandes puissances pourrait suffire à en condamner le concept: ces doctrines ne servent-elles pas à justifier leurs entreprises impérialistes? Si vouloir la justice au prix de la guerre revient souvent à imposer sa propre conception du juste, la réalité de la guerre (violence armée à des fins politiques) la couperait néanmoins du droit et de la morale. Faut-il pour autant condamner toute réflexion sur la guerre juste? Toute évaluation normative comme toute critique politique deviendrait alors impossible. Dénoncer une guerre comme injuste ou refuser les usages politiques qu'on peut en faire, suppose des catégories morales et juridiques permettant de dégager des critères de justice applicables à la guerre. Les trois axes de la théorie sont présentés: le droit de la guerre, le droit dans la guerre, le droit d'après la guerre. Biographie de l'auteur Christian NADEAU est professeur de philosophie politique à l'Université de Montréal. Spécialiste de philosophie politique et de philosophie du droit, Julie SAADA enseigne aux Universités de Paris IV et Paris IX.
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