
Hobbes et le sujet du droit. Contractualisme et consentement
Une pensée juridique qui a révolutionné l?histoire de la philosophie. Un maître ouvrage, le Léviathan, qui fonde l?ordre social sur un pacte entre les individus : animé par la crainte et le désir, l?homme doit sortir de l?état primitif et construire une organisation sociale sur les bases de la raison, et de la raison seule. Passage de l?état de nature à l?état civil. Passage d?une conception providentialiste de la souveraineté à une théorie qui fonde la légitimité du pouvoir sur autre chose que la religion ou la tradition. Hobbes, ou la volonté individuelle comme fondement de l?obligation. Hobbes, ou la tradition sceptique contre Aristote et les stoïciens. Hobbes, notre contemporain.Faisant dialoguer l?histoire, la philosophie et la théorie du droit, Julie Saada signe une étude de grand style sur le fondateur du positivisme juridique, dont la pensée nourrit aujourd?hui les débats sur la notion d?obéissance, la détention préventive ou l?Etat de droit. Comprendre Hobbes pour comprendre le présent. Un grand livre de philosophie.
| EAN | 9782271069603 |
|---|---|
| Titre | Hobbes et le sujet du droit. Contractualisme et consentement |
| Auteur | Saada Julie ; Kervégan Jean-François |
| Editeur | CNRS EDITIONS |
| Largeur | 151 |
| Poids | 403 |
| Date de parution | 20100909 |
| Nombre de pages | 250,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La guerre en question. Conflits contemporains, théorie politique et débats normatifs
Saada JulieAlors qu'elle constitue un phénomène majeur sur la scène mondiale, la guerre n'est plus pensée comme telle dans le droit international - qui la qualifie par d'autres termes - tandis qu'elle fait l'objet, ces dernières années, d'un renouveau dans le champ de la réflexion éthique. Le concept de guerre est-il encore pertinent pour la compréhension du politique ? Les théorisations normatives, éthiques ou juridiques, dont la guerre est l'objet permettent-elles de trancher les dilemmes pratiques qu'elle pose et de déterminer les responsabilités qu'elle engage ? Comment penser l'après-guerre, alors que se développent de nouvelles théories de la justice - transitionnelle, pénale, réparatrice ? Ce volume examine les transformations récentes des conflits armés, les usages de la violence et leurs conceptualisations en philosophie, en droit et en science politique. Il rassemble des contributions internationales, dont des traductions inédites de Michael Walzer et de Jürgen Habermas.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER22,00 € -

Enseigner le passé violent. Conflit, après-conflit et justice à l'école
Saada Julie ; Aït Saadi-Bouras LydiaAu sortir des conflits violents, ou après de graves atteintes aux droits de l'homme, se pose la question de ce que les sociétés peuvent faire de leur passé criminel. Parmi les dispositifs de justice mis en place dans ces contextes transitionnels figurent, lorsqu'ils ont lieu, des processus judiciaires ou extra-judicaires et des instruments relevant de la justice transitionnelle. Mais ce que les sociétés font de leur passé criminel, les récits relevant de l'histoire ou de la mémoire publique, se trouve aussi à l'école. L'enseignement de l'histoire revêt une fonction d'instruction, mais aussi de mémoire et de formation civique. Il est souvent le lieu d'une refondation de la nation - fut-il celui d'un imaginaire partagé. Comment enseigne-t-on le passé violent, son jugement par la justice pénale internationale, ou les droits de l'homme ? A partir d'une série d'études, cet ouvrage enquête sur la manière dont on enseigne le passé violent et sa saisie par la justice pénale ou par des institutions extra-judiciaires. Parce que l'espace scolaire cristallise des questions qui vont au-delà des questions pédagogiques, il s'inscrit à la croisée d'une réflexion sur la justice et sur l'éducation. Avec les contributions de Magali Bessone, Emiliano Buis, Claude Carpentier, Bertrand Lécureur, Lydia Aït Saadi-Bouras, introduction de Julie Saada.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,00 € -

Guerre juste, guerre injuste. Histoire, théories et critiques
Nadeau Christian ; Saada JulieLe retour des doctrines de la "'guerre juste'" dans les discours des grandes puissances pourrait suffire à en condamner le concept: ces doctrines ne servent-elles pas à justifier leurs entreprises impérialistes? Si vouloir la justice au prix de la guerre revient souvent à imposer sa propre conception du juste, la réalité de la guerre (violence armée à des fins politiques) la couperait néanmoins du droit et de la morale. Faut-il pour autant condamner toute réflexion sur la guerre juste? Toute évaluation normative comme toute critique politique deviendrait alors impossible. Dénoncer une guerre comme injuste ou refuser les usages politiques qu'on peut en faire, suppose des catégories morales et juridiques permettant de dégager des critères de justice applicables à la guerre. Les trois axes de la théorie sont présentés: le droit de la guerre, le droit dans la guerre, le droit d'après la guerre. Biographie de l'auteur Christian NADEAU est professeur de philosophie politique à l'Université de Montréal. Spécialiste de philosophie politique et de philosophie du droit, Julie SAADA enseigne aux Universités de Paris IV et Paris IX.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER13,50 € -

Je suis enceinte ! Ma grossesse au jour le jour avec les conseils d'un spécialiste
Mahé Véronique ; Saada JulienVous êtes enceinte ? Félicitations ! Vous allez vivre 9 mois uniques. Mais vous ne savez pas très bien à quoi il faut vous attendre... Partagez les pensées, les doutes et les envies d'une future maman qui vous ressemble et confie à son journal absolument tout ce qui lui passe par la tête, au fil de sa grossesse ! Du test de grossesse à l'accouchement, le Dr Julien Saada, gynécologue-obstétricien, commente les confidences de Laure et répond à toutes les questions de toutes les futures mamans.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,11 €
Du même éditeur
-

LE SACRE DU MUSICIEN. La référence à l'Antiquité chez Beethoven
Brisson ElisabethRésumé : Beethoven se pensait aède révélateur d'un' monde meilleur. Cette fonction sacrée de guide de l'humanité vers le bonheur a conféré à ses ?uvres une organisation musicale particulière. Celle-ci répond aux catégories éthiques et esthétiques du temps, notamment l'initiation par la Bildung, et à celles élaborées, à la fin du XVIIIe siècle, sur le modèle antique : la simplicité et la grandeur, la jeunesse et la liberté, l'éducation esthétique et le bouleversement émotionnel, la République. La présente étude de la culture antique de Beethoven, qui n'avait pas encore été prise en considération de manière systématique, permet de mettre en évidence un aspect essentiel, mais le plus souvent passé sous silence, du compositeur : au-delà de l'identification au héros ou même au grand homme (celui qui infléchit l'Histoire dans un sens nouveau), Beethoven a cherché par sa musique et ses différentes ?uvres, à offrir à ses concitoyens l'équivalent des "exercices spirituels" proposés par la philosophie antique.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,50 € -

A qui appartient la Bible ? Le livre des livres à travers les âges
Pelikan Jaroslav ; Canal Denis-ArmandQuelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 € -

Le bonheur. Dictionnaire historique et critique
Gally MichèleC'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER15,00 € -

Histoire des pirates et des corsaires. De l'Antiquité à nos jours
Buti Gilbert ; Hrodej PhilippePour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER28,01 €
De la même catégorie
-

Eloge de la culture en temps de crise. 3e édition
Le Boulanger Jean-Michel ; Gaudé Laurent ; Ory Pas3e édition Nouvel avant-propos de Laurent Gaudé Nouvelle postface de Michel de Pascal Ory Tant d'oeuvres d'art détruites, d'artistes censurés, de paroles interdites. Tant de budgets dédiés à la culture diminués, dans un monde en manque de repères. Il est temps de sonner le tocsin et d'en appeler à l'instauration d'un véritable état d'urgence pour la création artistique et les politiques culturelles ! Il faut réenchanter le monde et réenchanter l'avenir. " Rallumer tous les soleils ", disait Jaurès, dans son fameux discours à la jeunesse. Les artistes, amateurs ou professionnels, les passeurs de culture, les militant associatifs, les bénévoles passionnés, oeuvrent au quotidien pour une utopie qui les dépasse. La responsabilité des collectivités publiques est de les soutenir. Avec ardeur, sans faiblesse. Et de faire vivre les droits culturels, enjeu majeur des politiques culturelles à réinventer.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER10,00 € -

Les nazis ont-ils survécu ? Enquête sur les internationales fascistes et les croisés de la race ...
Lebourg NicolasQuand, le 8 mai 1945, le Troisième Reich s'effondre enfin, on veut croire à la mort du nazisme. C'est pourtant loin d'être le cas : organisations, militants, théories, ils sont nombreux à avoir survécu à la victoire des Alliés. Très vite émerge la crainte de voir se constituer une "Internationale noire" , laquelle va devenir un thème récurrent de l'industrie pop-culturelle - l'organisation Hydra de l'univers Marvel en est aujourd'hui le cas le plus fameux. Le contexte de guerre froide favorise bientôt la construction d'organisations internationales prônant le "nationalisme européen" , voire le "nazisme universel" . Ces mouvements se réfèrent généralement à l'Europe (le Mouvement social européen, le Nouvel Ordre européen, Jeune Europe étant les plus connus), mais il faut encore y ajouter leurs homologues américains, africains, parfois australiens. Le racisme nazi évolue donc vers une idéologie de préservation de la spécificité du "monde blanc" , hélas encore à l'oeuvre aujourd'hui. Grâce à des archives (surtout françaises et américaines) jamais exploitées, le présent ouvrage se propose de suivre ce ballet incessant et halluciné où se mêlent anciens nazis, collabos et jeunes convertis, pour lesquels le "Reich de mille ans" n'en est qu'à ses débuts. Spécialiste de l'extrême droite, Nicolas Lebourg est historien, chercheur associé au CEPEL (CNRS-Université de Montpellier). Cet ouvrage prolonge les travaux qu'il mène depuis 2015 dans le cadre du programme sur l'histoire des fascismes de l'Université George Washington. Il a notamment publié au Seuil avec Jean-Yves Camus Les Droites extrêmes en Europe (2015).Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER23,50 € -

La Grande Transformation. Aux origines politiques et économiques de notre temps
Polanyi Karl ; Malamoud Catherine ; Angeno MauriceLa "Grande Transformation", Polanyi le montre, c'est ce qui est arrivé au monde à travers la grande crise économique et politique des années 1930-1945: la mort du libéralisme économique. Apparu un siècle plus tôt avec la révolution industrielle, ce libéralisme était une puissante innovation du monde occidental, un cas unique dans l'histoire de l'humanité: jusque-là élément secondaire de la vie économique, le marché s'était rendu indépendant des autres fonctions et posé en élément autorégulateur. L'innovation consistait essentiellement en un mode de pensée. Pour la première fois, on se représentait une sorte particulière de phénomènes sociaux, les phénomènes économiques, comme séparés et constituant à eux seuls un système distinct auquel tout le reste du social - à commencer par la terre, le travail et l'argent - devait être soumis. On avait désocialisé l'économie; la grande crise des années trente imposa au monde une resocialisation de l'économie. Cette analyse du marché comme institution non naturelle suscite désormais un véritable regain d'intérêt dans un monde globalisé où le néolibéralisme est à son tour entré dans une crise dont on attend qu'il en résulte une nouvelle "grande transformation".Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER15,50 € -

Le mythe de l'Etat
Cassirer Ernst ; Hendel Charles W ; Vergely BertraRésumé : Avril 1945. Ernst Cassirer achève peu avant de mourir Le mythe de l'Etat : un ouvrage réalisé à la demande de ses amis afin de tenter de comprendre les origines et les causes du nazisme. Sans jamais prétendre réduire le tragique de l'Histoire, mais sans renoncer non plus à toute explication, il invite la modernité à repenser son rapport au mythe. Les déformations qu'il fait subir à la pensée ne sont-elles pas la préfiguration, voire la caution, des violences politiques qui viennent ensanglanter les sociétés ? L'obscur besoin d'ordre qu'il véhicule et qui hante les fondements de la culture n'est-il pas responsable de la transformation de celle-ci en cauchemar, lorsqu'elle s'avise de ne plus lui résister mais de se confondre avec lui ? Le XXe siècle n'a-t-il pas basculé dans le tragique parce que subitement la culture s'est mise à célébrer le culte du héros, de la race et de l'Etat tout en versant dans un pessimisme dénigrant la Raison ? Ce livre peut être considéré, à bien des égards, comme le testament philosophique de l'un des plus grands penseurs de ce siècle, et en tout cas du plus digne héritier des Lumières. Livre savant attaché à reconstituer la mémoire de la Raison en refaisant l'histoire de toute la pensée politique, c'est aussi un livre de philosophe plaidant, à travers une critique du mythe, pour que la raison politique ne déroge pas à la plus haute de ses fonctions : réaffirmer la culture contre les tentations d'ériger l'idéologie, et donc la violence, en raison. Pour Cassirer, trois cultes particuliers ont propagé la déraison en politique : 1/ le culte du héros qui défend la nécessité de dirigeants politiques forts, voire d'hommes providentiels ; 2/ le culte de la race, véhiculé par Gobineau ; 3/ la conception hégélienne de l'Etat, dans laquelle l'institution étatique n'a pas à être limitée par les droits individuels, car elle est une réalité suprême, transcendante, divine, qui n'a sa finalité qu'en elle-même. Cassirer reproche à cette théorie de fournir une justification à la toute-puissance de l'Etat totalitaire.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER15,00 €
