En raison du mouvement de grève à Bpost, nous vous recommandons de privilégier les envois par Mondial Relay sur notre site.
L'action extérieure de la Communauté européenne en matière de droits de propriété intellectuelle. Ap
Ruzek Vincent ; Warusfel Bertrand
APOGEE
18,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782843982682
Si le processus d'internationalisation du droit de la propriété intellectuelle n'est pas nouveau, il tend à prendre une toute autre dimension depuis que l'OMC l'a repris en main en 1995, faisant basculer la matière dans l'ère de la mondialisation. On observe parallèlement un mouvement de communautarisation graduelle de ce domaine. Les régimes nationaux ont ainsi fait l'objet d'une conciliation avec les objectifs du marché intérieur ainsi que d'une importante vague d'harmonisation. De façon plus remarquable encore, des titres uniformes de protection ont été institués au niveau communautaire en matière de marques, d'obtentions végétales, d'indications géographiques ou encore de dessins et modèles. L'ouvrage de Vincent Ruzek, issu d'un mémoire de 3e cycle réalisé dans le cadre du Centre de recherches européennes de Rennes, présente l'intérêt de mettre en inter-relations les deux processus. L'auteur s'interroge en effet sur le point fondamental de savoir si la CE dispose des instruments nécessaires, au plan institutionnel, pour s'imposer en tant qu'acteur international du droit de la propriété intellectuelle. Vincent Ruzek se livre tout d'abord à une analyse du système de compétences externes de la CE en la matière; il en met en lumière les lacunes et incohérences, en dépit des réformes des traités d'Amsterdam et de Nice consécutives à l'illustre Avis 1/94 de la Cour de Luxembourg. Il décèle dans le traité constitutionnel - malheureusement moribond- les premiers soubresauts d'une refonte globale qu'il appelle de ses souhaits. L'auteur avance ensuite que le plein exercice de compétences communautaires externes chèrement acquises auprès des États membres, se révèle tributaire de l'inégal degré d'acceptation de la CE dans des enceintes internationales conçues pour regrouper des États et non des organisations internationales, fussent-elles d'intégration. Il nous montre ainsi les obstacles auxquels elle se heurte pour faire valoir sa capacité d'influence dans les forums spécialisés, principalement à l'OMPI et à l'OEB. Vincent Ruzek voit en revanche en l'OMC une enceinte particulièrement adaptée à l'entité communautaire, au sein de laquelle elle a d'ores et déjà eu l'occasion de témoigner de sa puissance de négociation. L'auteur redoute cependant au final que cette conjoncture institutionnelle endogène et exogène ne conduise la CE à se focaliser sur la dimension commerciale de la propriété intellectuelle, au détriment des enjeux sociaux et culturels inhérents à la matière.
La production mondiale de données croit à un rythme exponentiel. Elle double tous les 3 ans. Cette masse d'informations est stockée dans des "data centers", d'immenses usines numériques extrêmement énergivores. A terme, cette profusion de données risque de rendre la facture énergétique de ces entrepôts de données insoutenable. Dans ce contexte, l'ADN synthétique apparaît comme une alternative prometteuse. L'ADN est extrêmement dense, se conserve très longtemps et, une fois synthétisé, ne demande plus d'apport énergétique. Bien protégés, quelques grammes d'ADN à température ambiante peuvent stocker l'équivalent de plusieurs milliers de disques durs sur des centaines d'années. Ainsi, à grande échelle, l'archivage d'information sur des molécules d'ADN synthétique est une réponse efficace à la fois pour réduire la consommation énergétique et limiter la prolifération des centres de données.
Le Boulanger Jean-Michel ; Gaudé Laurent ; Ory Pas
3e édition Nouvel avant-propos de Laurent Gaudé Nouvelle postface de Michel de Pascal Ory Tant d'oeuvres d'art détruites, d'artistes censurés, de paroles interdites. Tant de budgets dédiés à la culture diminués, dans un monde en manque de repères. Il est temps de sonner le tocsin et d'en appeler à l'instauration d'un véritable état d'urgence pour la création artistique et les politiques culturelles ! Il faut réenchanter le monde et réenchanter l'avenir. " Rallumer tous les soleils ", disait Jaurès, dans son fameux discours à la jeunesse. Les artistes, amateurs ou professionnels, les passeurs de culture, les militant associatifs, les bénévoles passionnés, oeuvrent au quotidien pour une utopie qui les dépasse. La responsabilité des collectivités publiques est de les soutenir. Avec ardeur, sans faiblesse. Et de faire vivre les droits culturels, enjeu majeur des politiques culturelles à réinventer.
Résumé : "Soyez mobiles ! ", c'est l'idéologie de notre temps mais elle est, de toute part, assaillie de contradictions. Oui, la mobilité est une conquête de la démocratie et elle ouvre encore les horizons de la découverte. Mais elle épuise les citadins comme les ruraux et rompt les liens entre ceux qui sautent d'une ville à l'autre et ceux qui sont prisonniers de leur quartier ou de leur commune. C'est à présent aux citoyens de se saisir de ces questions dans l'arène du débat politique.
Résumé : Symbole du droit international des droits de l'Homme qui a connu un développement remarquable depuis la Seconde Guerre mondiale, la Déclaration universelle des droits de l'Homme cristallise également les interrogations qu'il suscite. Des droits peuvent-ils réellement être universels ? Droits civils et politiques, droits économiques, sociaux et culturels peuvent-ils être pensés ensemble ? Quelle est la portée d'une déclaration de droits ? La protection effective des droits suppose-t-elle la régionalisation ?
Les institutions européennes à l'ère du post-Brexit Ce Mémento regroupe l'étude du Conseil de l'Europe et de l'Union européenne qui constituent, sur le plan juridique, les deux plus impor tantes institutions européennes. La première partie, consacrée au Conseil de l'Europe, présente cette organisation européenne de coopération dont la principale réalisation demeure la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et insiste sur l'interprétation dynamique des droits opérée par la Cour européenne des droits de l'homme. La seconde partie est consacrée à l'Union européenne, issue d'un processus historique débuté avec la Communauté européenne du charbon et de l'acier. Sont donc non seulement abordées les questions structurelles : Etats membres, institutions, compétences, moyens, mais également d'autres aspects comme la citoyenneté, la protection des droits fondamentaux, l'ordre juridique et spécialement ses relations avec les systèmes nationaux. Ce Mémento s'adresse à tout étudiant souhaitant appréhender efficacement les principes généraux du droit européen, ainsi qu'aux candidats aux concours administratifs. Cette nouvelle édition intègre les développements les plus récents qui ont notamment trait à la jurisprudence de la CEDH, aux évolutions institutionnelles de l'Union européenne, à la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne et aux enjeux liés au respect des valeurs de l'Union.
D'abord conçu comme un droit de l'Etat souverain d'accorder, sur son territoire, sa protection à qui il le souhaitait, le droit d'asile s'est affirmé au XXesiècle comme un " droit à l'asile ". Encadré par le droit européen, il est au coeur du débat politique où se confrontent la souveraineté nationale d'Etats, qui privilégient des logiques gestionnaire et sécuritaire dans leur politique migratoire au détriment de l'exercice du droit d'asile, et les valeurs des droits de l'homme, qui prônent des mesures de protection comme fondement du droit d'asile. Ce sont ces dynamiques et ces tensions que Catherine Teitgen-Colly s'attache à comprendre en retraçant l'histoire du droit d'asile et les diverses modalités de sa mise en oeuvre, mais aussi en analysant les interrogations qu'il suscite, sans ignorer l'ampleur des débats qu'il provoque.
C'est dans un monde marqué par l'Holocauste et divisé par le colonialisme et la logique des blocs que la Déclaration universelle des droits de l'homme est adoptée en 1948. C'est dire si ces droits ont d'abord été un projet à défendre plutôt qu'un patrimoine à sauvegarder. Depuis, des conventions internationales ont contribué à faire des droits de l'homme une obligation morale et juridique. Mais, aujourd'hui encore, ce corpus de défense de la dignité humaine est loin d'être une évidence dans les régimes autoritaires comme dans les démocraties cédant à l'illibéralisme. Pour éclairer les débats actuels, Magali Lafourcade approfondit deux questions : celle de la délimitation du champ des droits de l'homme et celle de leur mise en pratique. Elle montre que, même soumis à des vents contraires et parfois dissimulés derrière le foisonnement des textes, des acteurs et des attentes, les droits de l'homme sont plus que jamais au coeur des préoccupations du monde globalisé et multipolaire qui est le nôtre, comme en atteste la reconnaissance récente du droit à un environnement sain.