Roland Assathiany. Un fonctionnaire militant au service de l'éducation spécialisée
Ruchat Martine ; Vilbrod Alain
L'HARMATTAN
23,00 €
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EAN :9782296553453
Roland Assathiany (1910-2008) compte parmi les personnalités les plus distinguées de l'histoire de l'éducation spécialisée du XXème siècle. Cet ouvrage, qui lui est consacré, propose plusieurs aspects de son engagement social grâce à son témoignage ; un récit autobiographique qu'il se plaisait à raconter. On est ici à la fois dans l'appel aux souvenirs et dans le rappel de cette histoire des débuts de l'action sociale et des transformations du secteur de l'enfance dite "inadaptée". Mais c'est bien le regard d'un homme posé sur cette histoire, et c'est une vie qui se raconte. A la suite, les deux auteurs s'attachent à analyser le fondement de ses idées, de son réseau social et de ses choix. Martine Ruchat porte son attention à son enfance genevoise entre pédagogie nouvelle et quakerisme. Alain Vilbrod analyse son militantisme et une alliance peu commune entre son statut de haut-fonctionnaire et sa pleine participation aux réseaux associatifs qui n'ont jamais cessé d'irriguer ce secteur de la protection de l'enfance en danger. Cet ouvrage est affaire autant de questionnements que de récits. Et les réponses sont parfois obliques, car le chemin de la vie de Roland Assathiany le fut aussi : entre traverses géographiques (de la Géorgie à Paris en passant par Genève) et institutionnelles, du fonctionnaire au service de l'Etat au militant engagé dans des associations pour servir des idées. Voyager ainsi dans l'espace et le temps, c'est aussi s'ouvrir à des rencontres et transmettre des idées. Et des idées, ce livre en contient, et de belles.
Nombre de pages
224
Date de parution
20/07/2011
Poids
295g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296553453
Titre
Roland Assathiany. Un fonctionnaire militant au service de l'éducation spécialisée
Auteur
Ruchat Martine ; Vilbrod Alain
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
295
Date de parution
20110720
Nombre de pages
224,00 €
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Aucune vie n'échappe à la traversée du deuil quelle qu'en soit la cause. Cependant, l'être humain ne sait pas bien comment faire face à cette situation. Il renâcle, s'enferre, cherche à se déprendre trop vite, et désespère encore davantage. La question demeure de trouver des appuis adéquats pour vivre ce temps en souffrant le moins possible, pour garder l'espoir de parvenir un jour à s'en libérer, à retrouver son goût de vivre, son élan, sa joie. Certains préfèrent vivre ces temps dans la solitude. D'autres rejoignent des groupes pour endeuillées et endeuillés. Pour leur part, les deux héroïnes du présent livre ont essayé de traverser ce temps comme on découvre un territoire, mais en partageant leur deuil causé par un événement différent, à travers l'échange d'une correspondance. Elles ont donc tenté de dire à l'autre les étapes de leur chemin, leurs progrès, leurs régressions, leurs découragements ou la confiance regagnée. En même temps, elles en ont dressé la carte pour que d'autres intéressées et intéressés puissent s'en servir. C'est ce double mouvement de l'élaboration du deuil et du repérage des étapes de la guérison, qui constitue l'originalité du propos de ce livre.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, des communautés pédagogiques exceptionnelles sont créées pour accueillir des enfants orphelins ou se retrouvant brutalement séparés de leurs parents. Vocation humanitaire et expérimentations pédagogiques se heurtent et se renforcent. En écho à la vogue des pédagogies alternatives, ce point aveugle de l'histoire devait être mis au jour. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, des millions d'enfants, orphelins ou brutalement séparés de leurs parents, sont recueillis dans des camps ou villages d'enfants. Cette aide humanitaire se double d'une utopie pédagogique. Instituteurs, prêtres, médecins ou psychiatres fondent, dans l'urgence et le dénuement, des communautés largement inspirées de l'éducation nouvelle et de l'autogestion : des " républiques d'enfants ". De l'Italie à la Hongrie, en France comme en Allemagne, les enfants se muent en jeunes travailleurs, ils élisent gouvernements et tribunaux. Dans l'esprit internationaliste d'après-guerre, ces citoyens doivent contribuer au relèvement de l'Europe anéantie. Les auteurs ont défriché les archives pour tisser le récit vivant, incarné et parfois terrifiant de cet épisode méconnu. En quelques années, alors que le monde des adultes bascule dans la guerre froide et les Trente glorieuses, ce moment de foisonnement et d'expérimentation intenses tombe en effet dans l'oubli. Véritable point aveugle des années d'après-guerre, de l'histoire des pédagogies alternatives et des politiques humanitaires, il méritait d'être mis au jour.
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...