Tout le monde n'a pas la chance d'être orphelin. " C'est ainsi qu'un père orphelin, survivant de la Shoah, s'adressait à sa fille. Des années plus tard, Marianne Rubinstein, l'adolescente d'alors, a voulu sonder la complexité généalogique de cette antiphrase caustique. Mêlant sa propre histoire à celle d'une quinzaine de fils et filles d'orphelins juifs de la Seconde Guerre mondiale, l'auteur esquisse le portrait d'une génération hantée par l'histoire familiale et la quête d'identité. " Non seulement la lecture est rapide et captivante, mais le soubassement du travail de recherche de Marianne Rubinstein est solide. Elle ne retient que l'essentiel du récit de ses interlocuteurs et ce sont eux-mêmes qui, dévoilant et découvrant leur histoire personnelle, expriment avec force et lucidité la spécificité de leur cas. " Serge Klarsfeld (extrait de la préface)
Nombre de pages
128
Date de parution
21/09/2002
Poids
182g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782843351464
Titre
TOUT LE MONDE N'A PAS LA CHANCE D'ETRE ORPHELIN
ISBN
2843351464
Auteur
Rubinstein Marianne
Editeur
VERTICALES
Largeur
140
Poids
182
Date de parution
20020921
Nombre de pages
128,00 €
Disponibilité
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Qu'écrire encore sur la Shoah qui ne l'a déjà été? Peut-être son empreinte sur le présent. Comprenant que toute trace de l'existence de ses grands-parents paternels n'a pu disparaître, Marianne Rubinstein décide de savoir ce qu'il reste d'eux. Elle exhume de rares documents d'époque conservés dans une "boîte en fer bleue" et finit même par esquisser un arbre généalogique. Mais alors qu'elle fouille dans te passé, sa recherche ne cesse de déborder sur le présent, de "travailler" sa relation avec son père, de renouveler sa perception de la place et des origines. Récit en forme d'enquête fragmentaire, C'est maintenant du passé récolte les bribes d'une histoire forcément incomplète, ces destins brisés par la Shoah. Et c'est en s'adossant à la tradition littéraire japonaise du haïku que l'auteur parvient à restituer un peu de la vie des siens, pour recueillir la douleur et trouver l'apaisement.
Maître de conférences en économie à Paris VII, Marianne Rubinstein poursuit parallèlement une carrière littéraire prometteuse, entamée avec la publication de son essai-enquête sur les enfants des orphelins juifs de la Shoah, Tout le monde n a pas la chance d être orphelin (2002, Verticales, préface de Serge Klarsfeld), suivi de C est maintenant du passé, sur le même sujet. Son premier roman, En famille, paraît en 2005, suivi en 2007 par le Journal de Yaël Koppman où elle met en scène son double littéraire, que l on retrouve dix ans plus tard dans Les arbres ne montent pas jusqu au ciel.
Ils ont trente ans, ils sont jumeaux et vont se marier en même temps, dans un an. D'ici là leur vie va être bouleversée, celle de leurs parents et de leurs beaux-parents aussi. Pas si simple de former un couple quand d'autres se défont, quand on a été perçu toute son enfance comme une seule entité, quand on est confronté à ce qui restreint le désir de liberté.
Marianne Rubinstein rêve d'une littérature qui ne dirait rien, ou presque rien: une littérature en quête d'effacement... mais où se donnerait à entendre entre les mots, et comme sous les mots, la chanson ténue mais vibrante de ce que nous ne nous risquons presque jamais à confier aux autres - et qu'il nous arrive si souvent de taire à nous-mêmes. Une semaine de mai réunit trois générations d'une même famille dans une maison au bord de la mer (Louise, la vieille Louise, va mourir). Les enfants ont fait leur vie; comme on dit, et se sentent plus ou moins défaits par elle. Entre eux, beaucoup de souvenirs que l'oubli est en train d'effacer... ruais dont certains refusent de passer, persistent à les faire boiter comme un mauvais caillou glissé dans une chaussure. Car chacun, dans l'histoire, ne peut faire autrement que d'évoquer cet été d'autrefois où tant de fils se sont noués... C'était en 1901, sur la fin d'une sale guerre (en Algérie) qui avait meurtri les corps mais aussi blessé les âmes. Cet été-là, un frère et une s'ur avaient découvert, en se retrouvant, qu'ils pouvaient s'aimer plus que de raison
Munich, 1918. Hermine Moos, costumière de théâtre, reçoit du peintre Oskar Kokoschka une étrange commande: fabriquer une poupée grandeur nature à l'image exacte d'Alma Mahler, sa maîtresse perdue. Tandis que la marionnette prend corps, sa conceptrice note dans un cahier le trouble que lui inspire cette folle entreprise. D'autant que les exigences du "maître" ne semblent connaître aucune limite... Mais au fil de ce journal intime, l'obsédante créature de chiffon cède bientôt la place à l'auto-portrait d'une artiste bohème dans une société allemande entre débâcle et révolution. Et la jeune femme qui se dessine alors, modeste et iconoclaste, solitaire et émancipée, nous entraîne dans le libre dédale de ses désirs les plus insoupçonnés. S'inspirant d'une histoire authentique, La poupée de Kokoschka réinvente sa version secrètement féminine au moyen d'une langue émotive et concrète. Une fiction qui interroge, dans l'acte de création comme dans le pacte amoureux, la monstruosité de tout fantasme de possession.
Ils jouent. De temps en temps ils gagnent, le plus souvent ils perdent. Et puis vient cette fois où les chiffres tombent, le gros lot, la chance avec tout au bout des millions, des dizaines et des centaines de millions, et alors là, c est sûr, depuis le temps qu ils en rêvent, on espère que pour eux la vie va changer.Ph. A.
« J ai un secret inexplicable, difficile à décrire. Pour résumer, on ne me trouve pas sympathique. »Journal de cavale, carnet de métamorphose ou confessions d un antihéros, Un ange noir se joue des genres littéraires, du polar sans flic au roman métaphysique. Brouillant progressivement les pistes, François Beaune nous entraîne dans la logique implacable d un homme a priori sans histoires, qui vient tout juste d entrouvrir les portes de sa nature profonde.
En juillet 1968, Gaëtane Vadel rencontre Bernard Lamarche. Très vite, ils enchaînent les meublés et associent, hors mariage, leurs noms respectifs en un seul bloc, créant ainsi une sorte de trait d'union amoureux qui deviendra leur signature. "Le nouveau nom, issu de la fusion clandestine et magique de deux états civils, les positionne tous les deux au début d'un cycle de vie. Ils sont co-auteurs du roman de leur vie, d'une fiction et d'une imposture juridique". Avec délicatesse et pudeur, l'auteure narre les circonstances de ce "hold-up patronymique" aux conséquences troublantes, et mène de front une réflexion sur ce geste transgressif envers les normes de la nomination, pour mieux éclairer deux destins et une époque.