Tel-Aviv. Le quartier de Florentine, un ailleurs dans la ville
Rozenholc Caroline ; Céleste Patrick
CREAPHIS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782354281236
Fruit d'une collaboration entre une géographe et un architecte-urbaniste, cet ouvrage propose une lecture inédite de Tel-Aviv. En trois parties et sept chapitres, il fait découvrir au lecteur l'histoire urbaine, sociale et forcément politique de cette ville " globale " du Moyen-Orient, éminemment méditerranéenne et maintenant mondialement reconnue pour son patrimoine architectural et la modernité de son plan d'urbanisme, celui dessiné par P. Geddes en 1925. Ce récit renouvelé de la ville, de son développement au début du XXe siècle et de ses transformations les plus contemporaines, est porté par une géographie urbaine et sociale minutieuse et de longue haleine du quartier de Florentine : un ancien quartier dit juif de Jaffa, de migrants d'abord venus de Salonique, puis d'Iran et aujourd'hui d'Afrique comme d'Asie, longtemps abandonné des services publics et particulièrement défavorisé malgré sa centralité. L'auteur montre, déambulation graphique à l'appui (dessins d'analyse et d'ambiance dans ses rues, arrière-cours et intérieurs), comment ce quartier a en réalité été l'un des pivots, peu connus, du développement de Tel-Aviv comme ville à part entière et prospère de la Palestine mandataire avant même la création de l'Etat d'Israël. Premier quartier commerçant puis industriel d'une ville qui se voulait à ses débuts uniquement résidentielle, Florentine contribuera en effet à établir à la fois la centralité économique et l'autonomie politique de Tel-Aviv. Cela étant, après la conquête de Jaffa et la fin de la guerre de 1948, ce quartier va progressivement être " effacé " de la carte de la ville. Il réapparaîtra un demi-siècle plus tard, au début des années 2000, comme espace de mobilisation civile et culturelle pour la jeunesse du pays et pour les milliers de travailleurs immigrés européens, asiatiques et africains qui y vivent. Porté par ces transformations, Florentine fait maintenant l'objet d'un véritable engouement et d'une fièvre immobilière et de rénovation particulièrement intense et rapide. Articulant enjeux locaux, nationaux et globaux, cet ouvrage met ainsi en regard la géohistoire du quartier, les traces déposées dans ses rues et ses commerces par ses populations successives et les manifestations les plus banales de l'identification au lieu recueillies dans de nombreux entretiens approfondis aussi bien avec des habitants, des militants associatifs que des décideurs politiques. En circulant entre différents registres de sens et niveaux de lecture, il dépasse la simple étude de cas pour nourrir également les débats sur l'urbain et la mondialisation. Comment comprendre, à partir de cet exemple singulier mais emblématique la quête toujours plus forte de lieux et d'espaces d'identification ? Comment, encore, y déchiffrer, la manière dont se nouent le local et le global ? C'est aussi à cette double interrogation que l'ouvrage propose de répondre, pour repenser le sens du lieu et sa place dans la ville.
Nombre de pages
237
Date de parution
14/06/2018
Poids
416g
Largeur
166mm
Plus d'informations
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EAN
9782354281236
Titre
Tel-Aviv. Le quartier de Florentine, un ailleurs dans la ville
Auteur
Rozenholc Caroline ; Céleste Patrick
Editeur
CREAPHIS
Largeur
166
Poids
416
Date de parution
20180614
Nombre de pages
237,00 €
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Dans la France de l'entre-deux-guerres, l'immigration juive venue d'Europe de l'est, se dirige dans sa grande majorité vers Paris. La grande ville met à l'épreuve une identité fondée sur la religion, l'ascendance et la culture. Shmuel Bunim analyse ce moment de recomposition sociale à travers les journaux quotidiens en yiddish de cette époque. Cette presse a représenté plus de cent titres et couvert tous les aspects de l'existence du groupe immigré : la vie familiale, le couple, le travail, l'éducation, les enfants, le quartier et les lieux de rencontre offerts par la métropole. Entre les espaces privés et intimes et les espaces publics, Shmuel Bunim offre une réflexion sur le vécu de la migration.
Qu'est-ce qu'habiter une ville soumise à l'entrechoquement des temporalités, au contraste des rythmes urbains et aux gouvernances discordantes ? Pour qui s'intéresse à la fabrique urbaine, le phénomène de l'événementialisation constitue un sujet de choix. Les grands événements, sportifs ou culturels, sont des exemples emblématiques des contradictions urbaines étudiées ici à partir des catégories du pérenne et du temporaire. Ce livre explore, dans une démarche résolument critique et comparative, des situations aussi variées que les Jeux olympiques à Rio, Pékin, Athènes et Turin, l'exposition universelle à Shanghai, la Biennale internationale de design à Saint-Etienne et le label "Capitale européenne de la culture" à Marseille. Au milieu de la frénésie événementielle devenue routinière dans des villes sous injonction permanente de performance et dans un monde urbain où le bouleversement de l'ordre et des choses a intégré le quotidien de manière accélérée, n'assistons-nous pas à un changement de pensée sur la ville ?
Réunis autour des questions de mobilités urbaines, quelques amis ont observé le cas de l'Ile-de-France.Territoire multiple, en déplacement continuel par le fait même de l'histoire de son aménagement, cette région capitale a connu au cours du xxe siècle l'une de ses plus importantes mutations, faisant de Paris et de ses banlieues une gigantesque métropole. Des transports en commun parmi les plus performants du monde (du moins pour la ville centre) viennent ?réticuler? cet espace. Ainsi, depuis cent cinquante ans, au fur et à mesure de l'extension de ses réseaux et de l?émergence de nouvelles centralités, la ville a gagné sur la campagne, changeant durablement la démographie, les paysages et les modes de vie des ?déplacés?. Prise dans un immense palimpseste, la région, métropolisée, offre une image stratifiée où peuvent se lire au quotidien les parcours et les trajectoires, (accidents et courts-circuits compris) de millions de ?Transiliens? qui ?bougent? sur des territoires complexes, à différentes échelles de mobilités. Ces pratiques font apparaître une culture du déplacement et des formes de territorialisation liées à la résidence, à l'emploi, à la famille, à la province ou au pays d'origine, ou encore aux modes de consommation et de loisirs. Cette culture et ces formes urbaines, avec toutes leurs composantes, sont-elles spécifiques de la région Ile-de-France...Dans le temps même de la transformation et de la ?fabrication? de ce territoire, les multiples représentations que s'en font ses habitants sont appréhendées par les musées et écomusées répartis tout autour. Quelques-unes de ces structures culturelles réunies de manière informelle dans un groupe nommé ?Neufs de Transilie? ont abordé ces questions de société à leur manière. Leur approche, originale, sensible, à partir de récits de vie, d'enquêtes de terrain, d'objets issus des collections ou collectés pour l'occasion, est caractéristique du style des musées de société.Ce livre, dans lequel sont également invités des chercheurs en sciences sociales, rend compte d'une partie des interrogations et des travaux engagés par ce groupe depuis l'an 2000.Ville mobile accompagne l'opération ?Bouge la ville, bouge? qui regroupe plusieurs expositions imaginées et réalisées par les ?Neufs de Transilie?.Cette opération a reçu le soutien de la Fondation Crédit Coopératif.
Soichet Hortense ; Choplin Antoine ; Petitjean Tho
Aux Fenassiers se distingue d'abord par une empreinte graphique forte, avec une typographie contrastée insistant sur un lieu. Le livre porte le nom d'un lieu dit, celui sur lequel s'est construit une cité à Colomiers en Haute-Garonne.Aux Fenassiers se distingue aussi par une durée: le temps d'un séjour sous forme de résidence d'artiste d'octobre 2011 à avril 2012. La photographe Hortense Soichet y a rencontré des habitants de la cité des Fenassiers. Les photographies et les récits des résidents racontent l'histoire de ce quartier créé dans les années 1960 et appelé à être réhabilité. Les images des espaces domestiques issus de ce travail ne laissent voir aucune présence humaine. Elles dialoguent avec les paroles des habitants et invitent à imaginer qui occupe ces lieux. Les photographies des extérieurs, prises depuis chez les habitants, donnent à voir le quartier depuis l'intérieur.Ce n'est pas véritablement un livre comme les autres: conçu par le graphiste Thomas Petitjean, c'est un ouvrage d'artiste conjuguant graphisme, photographie, littérature et anthropologie urbaine: l'ouvrage laisse une large place aux images et aux témoignages des habitants et l?édition se démembre pour qu'habitants et publics puissent la lire ou l'afficher.
Horan-Koiransky Georges ; Klarsfeld Serge ; Koiran
Résumé : Original et essentiel dans la connaissance du camp de Drancy, le recueil de cinquante-six estampes de Georges Horan-Koiransky, Le Camp de Drancy, seuil de l'enfer juif publié en 1947 était à peine connu il y a seulement quelques années. N'ayant jamais fait l'objet de réédition depuis sa publication, seules quelques estampes extraites de ce livre étaient diffusées sans être présentées comme partie d'un tout. La réédition et l'analyse de son oeuvre ont été permises par la découverture de très nombreux croquis, esquisses et dessins préparatoires et du journal de Georges Horan-Koiransky (publié en parallèle par les éditions Créaphis). Ce foisonnement nouveau d'archives et d'informations et leur capacité à faciliter la compréhension d'une oeuvre à la fois douloureuse et elliptique nous ont amenés à réaliser une réédition augmentée des sources de ce " témoignage graphique " unique. En effet, ce récit dessiné sur Drancy, novateur et méconnu, constitue un document exceptionnel qui relate avec émotion et talent la misère quotidienne et l'effroi vécus par les internés et les déportés de ce camp majeur dans la persécution des juifs de France entre août 1941 et août 1944. La réédition respecte la conception originale de l'édition de 1947 et la reproduit intégralement mais dans une version augmentée avec un appareil critique et des documents inédits. Le livre est composé d'une préface de Serge Klarsfeld, qui rappelle toute l'importance de l'oeuvre de Georges Horan-Koiransky dans la connaissance du camp de Drancy ; d'une introduction générale de Benoît Pouvreau ; du fac simile de l'édition de 1947 et d'une analyse approfondie de l'oeuvre de Georges Horan accompagnée de dessins et croquis inédits et d'extraits du journal. Benoît Pouvreau, est historien et chercheur au service du patrimoine culturel du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis. Il travaille sur l'histoire du logement, le patrimoine du XXe siècle et les lieux de mémoire de la Seconde Guerre mondiale. Il a notamment publié Eugène Claudius-Petit, un politique en architecture (2004), dirigé Les graffiti du camp de Drancy (2014) et co-écrit Drancy, un camp en France (2015).
Résumé : En 1880, à la suite du congrès de Milan ? réuni officiellement " pour l'amélioration du sort des sourds-muets " ? le gouvernement français décide de proscrire la langue des signes des écoles pour sourds et d'y imposer l'usage du français oral, tant pour la transmission des connaissances que pour les échanges quotidiens des professeurs et des élèves, y compris des élèves entre eux. Aujourd'hui encore, aux yeux des sourds, ce congrès symbolise une véritable " révolution négative ", incompréhensible et aux conséquences lourdes puisqu'elles sont encore perceptibles en ce début de XXIe siècle. Comment expliquer une telle décision ? La langue des signes est victime de l'idée de progrès. Entre 1830 et 1860, Ferdinand Berthier et ses " frères " sourds parviennent à faire entendre à la société qu'ils sont en mesure d'accéder à l'égalité civile grâce à l'utilisation de la langue des signes. L'idée de progrès n'a pas encore de grandes implications. En cette période des débuts de la révolution industrielle, tout est encore possible et les sourds peuvent revendiquer l'utilisation de la langue des signes dans tous les domaines. Entre 1860 et 1880, l'idée de progrès conquiert peu à peu presque tous les domaines de la société et au lendemain du Congrès de Milan en 1880, les sourds ne peuvent plus revendiquer l'utilisation de la langue des signes comme c'était le cas après la révolution de 1830. Paradoxe surprenant au premier abord : alors que la société progresse vers davantage d'égalité civile, comment expliquer que les sourds se sentent en situation d'inégalité et demandent à être à nouveau considérés comme ils l'étaient auparavant ? Telle est l'interrogation centrale de ce livre. Un lien avec une lecture du livre en langues des signes sera disponible à partir d'un flash code apposé dans l'ouvrage.