Politique européenne N° 50/2015 : Faut-il continuer à étudier l'Union européenne ?
Rozenberg Olivier
L'HARMATTAN
33,50 €
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EAN :9782343085722
Oui, il faut continuer à étudier l'Union européenne mais la gravité et la multidimensionnalité des crises que connaît l'Union imposent de questionner le logiciel des études européennes. Comment les sciences sociales peuvent-elles analyser le désenchantement vis-à-vis de la construction européenne ? Ne sont-elles pas, elles aussi, victimes des pannes de l'Europe ? Faut-il au contraire entonner l'air du "vive la crise !" et voir dans les incertitudes de l'actualité une occasion unique de rendre les études européennes plus scientifiques et objectives, en rompant avec le normativisme implicite de l'époque glorieuse dont est issu ce journal ? Politique européenne fête son cinquantième numéro en soulevant ces graves questions sur un mode résolument pluraliste. Un curieux numéro où se côtoient entretien, exercice de politique-fiction, lettre ouverte, auto-analyse... Mais aussi un numéro curieux qui s'efforce de regarder au-delà de la science politique de langue française en s'intéressant à différentes approches disciplinaires et en ouvrant des perspectives internationales. Il associe des compagnons de route qui ont participé à la revue ou l'ont soutenue depuis quinze ans.
Nombre de pages
294
Date de parution
25/02/2016
Poids
440g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343085722
Titre
Politique européenne N° 50/2015 : Faut-il continuer à étudier l'Union européenne ?
Auteur
Rozenberg Olivier
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
440
Date de parution
20160225
Nombre de pages
294,00 €
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Le constat est patent : le métier de député a changé. Cherchant à analyser les effets de l'intégration européenne sur l'Assemblée nationale, Olivier Rozenberg a interrogé une soixantaine de députés sur leur conception de l'activité parlementaire. Sous la pression de l'Europe, le rapport de l'élu à son électeur, à la loi, aux ministres ou à lui-même s'est modifié. Il doit monter des dossiers de subvention, se faire le relais des griefs des électeurs, agir en lobbyiste à Bruxelles, ourdir des "coups" politiques autour des enjeux européens, etc. Ainsi, différents profils de parlementaires s'européanisent. Entrepreneurs locaux, défenseurs du terroir, souverainistes, présidentiables ou experts peuplent de "tristes hémicycles", théâtres d'une profonde transformation depuis Maastricht. Une tristesse qui doit autant aux difficultés d'adaptation des deux assemblées à l'Union européenne qu'aux émotions que les représentants mobilisent quotidiennement dans l'action.
Les contributions de ce numéro de Politique européenne tentent d'éclairer la corrélation entre des élections européennes qui suscitent peu d'enthousiasme auprès des électeurs et restent ancrées dans des préoccupations nationales et le pouvoir grandissant du Parlement et sa quête de légitimation.
Parce qu'elles organisent la parole et la représentation du pluralisme, les assemblées sont des lieux d'ordre. Pourtant, du chahut dans l'hémicycle aux échanges d'insultes et parfois de coups, l'ordre parlementaire est souvent troublé. Les exemples récents des rixes à la Rada Suprême d'Ukraine ou des tensions au Congrès américain lors de la réforme de la politique de santé montrent que les épisodes de violence n'appartiennent pas qu'au passé. Ce numéro interroge le rapport spécifique que les assemblées parlementaires entretiennent avec le processus de pacification des moeurs politiques. Ses contributions envisagent ainsi les diverses facettes institutionnelles, historiques et sociologiques de ce phénomène. La rubrique " Sources ", enfin, souligne les efforts paradoxaux de l'institution parlementaire pour contrôler la violence de ses membres en la codifiant aussi bien qu'en la publicisant.
Nous vous aimons, Madame" : les mots élogieux prononcés par Jean d'Ormesson lors de la réception de Simone Veil à l'Académie française, en 2010, résonnent aujourd'hui comme une déclaration partagée par des millions de personnes. Femme politique et populaire, Simone Veil est une pionnière. Première femme ministre de la Ve République en 1974, première présidente du Parlement européen en 1979, elle a occupé pendant quarante ans une place à part dans la vie politique française. Avant cet engagement, elle fut une magistrate passionnée et une militante de l'amélioration des conditions de vie des prisonniers. Tout au long de sa carrière, elle ouvrira la voie aux femmes avec sérénité et détermination, deux traits caractéristiques de sa personnalité. Grâce à de nombreux documents -pour certains inédits-, dont ses archives privées confiées aux Archives nationales en 2012, ce livre rappelle qu'avant de devenir une icône, la jeune Niçoise Simone Jacob fut plongée dans l'enfer d'Auschwitz à l'âge de 16 ans. Ce traumatisme constitue la matrice d'un destin unique marqué par un souci constant de la dignité humaine. Au fil des étapes de sa vie d'adulte, Simone Veil aura transcendé sa condition de victime pour devenir actrice de son histoire et de celle de la France.