L'ouvrage de Jacques est un précieux témoignage sans concession: celui du Haut-Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie en poste lors des années durant lesquelles va se jouer l'avenir de ce grand territoire français de l'Océanie; celui d'un élu socialiste devenu représentant de l'Etat, peu sensible aux logiques politiciennes de l'appareil. Rares sont les acteurs de l'histoire politique et administrative de la France qui, avec autant de modestie et de conviction, ont apporté un témoignage aussi honnête et passionné de ce qu'est, au quotidien, l'obligation d'excellence qui s'impose à ceux qui acceptent les responsabilités de la représentation démocratique et de la charge d'Etat. Jacques Roynette a été, à Nouméa, l'interlocuteur de tous les acteurs du "théâtre" calédonien et, en particulier, de Jean-Marie Tjibaou dans les années qui ont précédé l'assassinat de ce dernier. En liaison directe avec les Ministres et le Chef de l'Etat François Mitterrand, investi de l'autorité publique, il a dû faire face à la violence endémique de la société calédonienne, à l'hypocrisie des hautes sphères de l'Etat et à la richesse et la pesanteur de la Coutume dans un territoire si attachant. Le doute de l'homme politique, la fierté et l'humilité de la fonction d'Etat et la vie d'un citoyen ordinaire plongé dans l'Histoire se mêlent dans ce récit peu commun d'un acteur de la vie publique locale et nationale du début des années quatre-vingt. Biographie de l'auteur A l'origine membre de l'enseignement, Président du Conseil Général de Seine-et-Marne de 1979 à 1982, Jacques Roynette a été appelé par le Gouvernement à exercer les fonctions de Haut-Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie de 1982 à 1984. Il a été ensuite successivement Préfet des Départements des Côtes d'Armor, de la Vendée et du Gard.
Nombre de pages
216
Date de parution
20/01/2009
Poids
380g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296073593
Titre
Le piège calédonien
Auteur
Roynette Jacques
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
380
Date de parution
20090120
Nombre de pages
216,00 €
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43°73 Sud 75.57° Ouest, la mer est très dure, les vagues frappent le bateau. L'alarme retentit. Il est 3h du matin... Tang a dormi 1h27, son temps de sommeil moyen depuis son départ du Vendée Globe sur Initiatives-Coeur ! Vite, il sort vérifier le pont et ça caille sec dehors! La petite voile d'avant encaisse un vent violent. Le cap est bon, les îles Kerguelen au sud, le pilote automatique fait son boulot mais la météo forcit et il faut rester très vigilant. Tang oriente sa lampe-torche sur la tête de mat et check tous les réglages. Ca va être l'heure de la connexion avec l'équipe à terre et la sécurité de la Course. Au dessus de la table à carte un nounours de Mécénat Chirurgie Cardiaque se balance sacrément. Premier mail. Waouhhhhh... c'est incroyable ! Facebook affiche 133 771 clic ! Tanguy n'en croit pas ses yeux... la chaîne de solidarité marche à fond ! Il découvre la photo d'un petit brin de fille à l'oeil inquiet et le visage mangé par de lourdes cernes bleues. Cette enfant, à la santé menacée, est la douzième qui va pouvoir être sauvée ! La mobilisation pour Initiatives-Coeur est inouïe. De clic en partages, cette incroyable communauté est en train de grandir et de faire un tabac et surtout plein de petits miracles. C'est un truc énorme que vit Tanguy, si seul sur ces méchantes mers du Sud. Ce petit bout de bonne femme, qui va être opérée et sauvée grâce à l'aventure de son bateau, est pour lui la plus belle des victoires !
On croyait tout connaître de Louis-Ferdinand Céline un peu plus de cinquante ans après sa disparition, en 1961. L'enquête ici réalisée démontre le contraire. Elle prend pour hypothèse le rôle matriciel de la Grande Guerre dans l'émergence d'une personnalité et d'une oeuvre qui n'ont cessé de questionner le sens de l'événement guerrier et sa résurgence pendant les années 1939-1945. Elle montre l'ampleur de la déformation ou de la reconstruction de l'expérience personnelle de la guerre des années 1914-1915 dans Voyage au bout de la nuit (1932) mais aussi dans l'ensemble des entretiens et témoignages accordés ou lettres adressées par le docteur Destouches à partir du moment où il est devenu célèbre en 1932 sous le pseudonyme de Louis-Ferdinand Céline. Le brouillage de la réalité vécue de la guerre et la construction d'une mythologie personnelle ont jusqu'à nos jours été largement avalisés par les biographes. L'enjeu est ici celui de la démythologisation de la biographie. L'ouvrage s'interroge sur les multiples raisons de cette reconstruction biographique en avançant que la dimension officiellement héroïque de l'expérience célinienne de la première guerre est d'autant plus nécessaire à l'identité du combattant que celle-ci sera après 1944 constamment revendiquée et présentée comme une pièce à décharge dans le procès intenté à Céline par la justice de l'Epuration pour ses pamphlets antisémites des années 1937-1941 (republiés jusqu'en 1944) et ses prises de position publiques dans la presse collaboratrice entre 1940 et 1944. En d'autres termes, l'expérience subie d'une première guerre se prolonge sous forme d'argument juridique à l'issue du deuxième conflit mondial. Est aussi en exergue toute la question du pacifisme de Céline comme justification donnée de l'entrée en écriture pamphlétaire à partir de 1937. La connaissance historienne de l'expérience de la guerre est d'autant plus importante que la guerre est elle-même l'origine traumatique revendiquée de l'écriture, du choix de la langue argotique mais aussi et plus fondamentalement de la construction du temps et de l'histoire communes que les romans de Céline construisent.
1872. Après le choc de la défaite contre l'Allemagne et le traumatisme laissé par la Commune, le service militaire est placé au centre d'un dispositif qui vise à régénérer la nation meurtrie. La disparition des remplaçants, payés pour accomplir le service à la place des citoyens plus aisés, puis l'extension progressive des obligations militaires à l'ensemble de la jeunesse masculine avant 1914, promeuvent la caserne, dans le prolongement de l'école, à l'avant-garde des institutions républicaines. L'objet de ce livre, qui reparaît aujourd'hui, revu et augmenté d'une postface de l'auteure, est d'analyser les formes et les enjeux de cette expérience partagée. Il examine les épreuves traversées par les soldats pour s'approprier les disciplines du corps et de l'âme imposées à la caserne. Il éclaire d'un jour nouveau l'histoire des hommes et des masculinités avant 1914.
Avant 1870 le service militaire ne concernait qu'une minorité d'une classe d'âge, les hommes qui partaient étaient tirés au sort et les malchanceux pouvaient se payer un remplaçant. A la suite de la défaite contre la Prusse, la France met en place un nouveau système : désormais, un jeune Français sur deux passe une ou plusieurs années de sa vie sous l'uniforme et se trouve confronté à cette épreuve qui prend des allures initiatiques. Ce livre montre comment les casernes et la vie militaire ont été organisées pour recevoir cette nouvelle masse de conscrits. Il analyse aussi toutes les souffrances, physiques et morales des hommes encasernés qui sont confrontés au " dressage " que leur impose l'armée car : " les bons mâles font les bons soldats et les filles aiment les bons soldats [...]. Le soldat sort plus fort, plus vigoureux, plus mâle de l'armée que lorsqu'il y est entré [...]. C'est donc une bonne chose que la vie militaire ; elle endurcit le corps ; elle affermit le c?ur ; elle forme à l'obéissance ; elle accoutume au dévouement ; en faisant des soldats, elle fait aussi des hommes. " (E Coralys, L'éducation morale du soldat, 1890).
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...