Genre et socialisation de l'enfance à l'âge adulte. Expliquer les différences, penser l'égalité
Rouyer Véronique ; Croity-Belz Sandrine ; Prêteur
ERES
25,50 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782749212937
Extrait de l'introduction de Véronique Rouyer, Sandrine Croity-Belz et Yves PrêteurSocialisation de genre: le point de vue du sujetC'est sous l'égide de l'idéal égalitaire sur lequel reposent les valeurs affichées de notre société contemporaine, que l'on assiste, depuis quelques années déjà, à des changements liés aux rapports entre les sexes et aux rôles des hommes et des femmes dans la société. Le souci de parité, de réduction des discriminations entre les sexes, et plus généralement d'égalité des conditions, a suscité la publication de nombreux travaux et analyses ces quarante dernières années. C'est de façon plus prononcée ces vingt dernières années, que la question du genre et des rapports sociaux de sexe a particulièrement interpellé des disciplines telles que la sociologie, l'histoire ou les sciences de l'éducation. Le genre est ainsi devenu une catégorie d'analyse centrale dans les sciences humaines et sociales, conduisant à effacer quelque peu la catégorie des classes sociales, si présente jusqu'alors (Pfefferkorn, 2007a). Ces publications ont permis de mettre au jour la dynamique des rapports sociaux de sexe qui continuent d'exercer leurs effets sur la construction des identités sexuées, en dépit de l'évolution socioculturelle (Bihr et Pfefferkorn, 2002; Hurtig et coll., 2003; Löwy, 2006; Löwy et Marry, 2007). «L'arrangement des sexes» (Goffman, 2002), en ce début de XXIe siècle, n'en reste pas moins marqué par les inégalités persistantes entre les hommes et les femmes, les filles et les garçons (Milewski, 2005). Les travaux menés en sociologie permettent d'éclairer les logiques socioculturelles et structurelles, ainsi que les mécanismes sociaux et relationnels à l'oeuvre dans le genre. De cette façon, ils permettent de «penser le genre comme un processus et non comme un donné naturel» (Guionnet et Neveu, 2009; Pfefferkorn, 2007a). C'est à travers le processus de socialisation différenciée, ou socialisation de genre, que l'individu est amené à intérioriser les normes et les codes sociaux relatifs au masculin et au féminin, et que les identités sexuées des personnes des deux sexes se développent. Ce versant de l'acculturation est fort bien documenté, en particulier en ce qui concerne les questions de production et de reproduction au coeur des débats sur l'égalité hommes-femmes (Blöss, 2002; Dafflon Novelle, 2006; Guionnet et Neveu, 2009; Laufer et coll., 2001; Maruani, 2005). Les travaux auxquels nous faisons référence rendent compte des modalités de construction des trajectoires différenciées des filles et des garçons, des femmes et des hommes, et de leurs effets, tant au niveau individuel que collectif, en termes notamment de rapports sociaux de sexe. Pour autant, peu de place est laissée au sujet dans cette perspective sociologique de l'acculturation: celui-ci semble restreint à construire passivement, ou devrions-nous dire, à intérioriser ces rôles de sexe en fonction des codes et normes du masculin et du féminin, véritable «prêt-à-porter» du genre. Entre déterminisme biologique (le sexe) et déterminisme social (le genre), les individus des deux sexes semblent avoir peu de marges de manoeuvre, reproduisant dans une logique implacable le genre: au plan individuel de l'identité sexuée, et au plan sociétal en termes de rapports sociaux de sexe. Pourtant, au regard des changements socioculturels, le pluriel semble s'imposer, comme l'illustre le titre de l'ouvrage Féminins, masculins. Sociologie du genre (Guionnet et Neveu, 2009): le féminin et le masculin seraient pluriels, et non plus ces entités singulières et immuables. Mais la logique des rapports sociaux de sexe perpétue les inégalités, celles-ci se déplaçant: exemples bien connus de la réussite scolaire des filles, ou de l'accession croissante des femmes dans le domaine professionnel, qui pour autant ne s'accompagnent pas d'une mobilité professionnelle ascendante, en raison notamment de la demande - implicite et marquée du sceau de l'histoire - qui est adressée aux femmes - et non aux hommes - de concilier famille et travail (Junter-Loiseau, 1999; Revillard, 2006). Ainsi, on ne peut que partager le constat de Pfefferkorn (2007a) sur «la nature contradictoire et variable des changements» socioculturels relatifs à l'égalité des sexes, et ce d'autant plus si l'on considère les effets des différents milieux socioculturels: le genre n'a pas non plus le même impact, notamment en termes de pression à la conformité aux rôles de sexe, et de tolérance à la transgression, selon que l'on grandit dans un milieu populaire ou aisé par exemple.
Comment l'enfant se construit-il en tant que fille ou garçon, femme ou homme? Entre le sexe et le genre, le biologique et le social, quelle est la part du sujet? Si les questions relatives aux rapports sociaux, à la différence et l'égalité des sexes font l'objet de multiples publications, la construction de l'identité sexuée de l'enfant reste paradoxalement peu abordée en tant que telle. L'objectif de cet ouvrage est de combler cette lacune. À la lumière des travaux récents menés en psychologie du développement, il propose une analyse exhaustive de l'ensemble des facteurs à l'oeuvre dans la construction de l'identité sexuée. L'auteur nous présente tout d'abord les principaux modèles théoriques, en précisant leurs contributions et leurs limites respectives, et les controverses relatives aux perspectives intégratives. Puis elle décrit les différentes étapes de la construction de l'identité sexuée (de la petite enfance à l'adolescence). Enfin, la conclusion analyse les apports de ces travaux dans les débats actuels sur la problématique de la différence et de l'égalité des sexes. L'ouvrage est destiné aux étudiants de premier cycle en psychologie, mais il s'adresse également aux chercheurs, aux professionnels et aux travailleurs sociaux qui s'intéressent à la socialisation différenciée des filles et des garçons ainsi qu'aux rapports sociaux de sexe. Biographie de l'auteur Véronique Rouyer est maître de conférences en psychologie du développement à l'université de Toulouse-Le-Mirail. Ses travaux portent sur les processus de socialisation et de construction identitaire du jeune enfant dans ses milieux de vie, et en particulier au sein de la triade père-mère-enfant.
La thématique "Citoyenneté et éducation" fait l'objet d'enjeux importants sur le plan sociétal (repli sur soi, montée du nationalisme...). Sur le terrain scolaire, les demandes dans le cadre de la mise en place de nouveaux dispositifs d'éducation à la citoyenneté se multiplient. Dans le domaine scientifique, les recherches sont nombreuses mais menées de manière isolée, ce qui explique la rareté des publications qui élargissent la réflexion au delà du champ scolaire. Cet ouvrage est le fruit de travaux menés au sein du "Réseau d'études pluridisciplinaires citoyenneté et éducation" (REPCITé) fondé en 2014 par des enseignants-chercheurs en sciences humaines et sociales et des professionnels intervenant dans des dispositifs d'éducation à la citoyenneté. Il comporte trois volets : - des réflexions sur les liens entre citoyenneté, éducation et socialisation, dans une perspective sociohistorique et culturelle ; - des analyses de pratiques et de dispositifs dédiés à l'éducation à la citoyenneté (ateliers philosophiques, conseils d'élèves, conseils de vie lycéenne, conseils municipaux d'enfants, création d'un parcours citoyen de l'école élémentaire à à l'âge adulte...) ; - des résultats d'enquêtes focalisées sur la construction du rapport à la citoyenneté vue du point de vue des enfants, adolescents et jeunes adultes dans divers cadres éducatifs et de socialisation.
Les articles de ce numéro abordent l'éducation à la citoyenneté au sein des familles en privilégiant l'approche psychologique et la prise de conscience progressive de leur citoyenneté par les enfants et les adolescents. Le dossier analyse les points de vue des enfants, des adolescents et des jeunes adultes sur la citoyenneté ainsi que leur pratiques citoyennes en lien avec différents contextes de vie (famille, école, loisirs) acteurs et dispositifs éducatifs.
Cet ouvrage fait le point sur les produits, classiques ou plus récents, proposés par les banques aux entreprises pour optimiser leur politique financière. En les situant dans le cadre de la relation banque-entreprise, ce livre expose les formules de financement et de placement, puis analyse les avantages et les limites des instruments de gestion du risque de taux et du risque de change, tant pour les établissements de crédit que pour les entreprises. Cet ouvrage s'adresse aux cadres de banque, aux financiers d'entreprise et aux étudiants en gestion qui cherchent à mettre à jour leurs connaissances dans un domaine en constante évolution.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
Aujourd'hui, de plus en plus de personnes sont aidées sous influence, sous injonction, sous contrainte. Sans qu'ils ne l'aient réellement voulu ou demandé, nombre de nos concitoyens sont invités, voire convoqués chez des éducateurs, travailleurs sociaux ou psychologues (que l'injonction soit médicale, administrative ou judiciaire). Véritable oxymore, l'aide contrainte trouve sa justification dans la protection des enfants, des adolescents, des femmes battues, des personnes fragiles, des aînés... La gestion de toute déviance, de toute délinquance, y conduit inéluctablement, ce dont témoigne le glissement législatif tant en Suisse, qu'en France, en Belgique ou encore au Québec. A travers sa pratique dans le domaine de la protection de l'enfance, l'auteur décrit l'inconfort de la position des "aidants" professionnels et analyse la double contrainte à laquelle elle conduit. Pour dépasser ce paradoxe, les intervenants sociaux doivent envisager des changements profonds dans leurs approches, leurs méthodologies. Ce livre ouvre des pistes de réflexion sur l'étendue des possibles et la création de nouvelles marges de manoeuvre. Il présente sans complaisance les démarches alternatives mises en oeuvre au sein du centre d'intervention psycho-médico-social Carpe, dans lesquelles ni le juge, ni les parents, ni les enfants ne sont disqualifiés.
Résumé : Danièle Linhart analyse en quoi la logique du management moderne n'est pas si éloignée de celle qui a prévalu dans le taylorisme. Dans les deux cas - déshumanisation et sur-humanisation - c'est la dimension professionnelle des salariés qui se trouve attaquée. Désormais le management moderne revendique l'idée que le salarié est avant tout un être humain dont il faut prendre en considération les besoins, les aspirations, comme les faiblesses. Ce livre montre que derrière cette idée louable s'organise en réalité une disqualification des métiers, de la professionnalité, de l'expérience qui tend à renforcer la domination et le contrôle exercés par les dirigeants. Gérer les salariés en fonction de leur seule condition humaine, c'est nier le fait qu'au travail, ils tiennent des rôles, exercent des fonctions dont ils sont les experts et qui mettent des limites à l'envahissement de leur vie personnelle.
La 3èmeédition actualisée et augmentée de cet ouvrage aborde, de façon concrète et pragmatique, les situations d'entretien clinique, leur spécificité, leurs moments clés et les difficultés qui peuvent s'y présenter. Elle propose ainsi des mises en perspective ainsi que des conseils très concrets.
L'étude de la personnalité, domaine trés prisé en psychologie, a suscité de nombreuse théories. L'ouvrage en dresse un panorama. Résolument ancré dans des approches récentes, il aborde les approches psychodynamiques, les approches existentielles humanistes, mais surtout développe les approches cognitives, socio-cognitives ou sociales. Il illustre également l'intérêt de la question des différences individuelles dans le champ de la santé.
La contribution des méthodes projectives reste irremplaçable dans la pratique clinique et dans les activités de recherche du psychologue. Au sein des différentes conceptions de l'étude du fonctionnement psychique individuel, l'interprétation psychanalytique accorde une place essentielle à la dimension clinique qui la porte : la rencontre entre un sujet et un psychologue s'inscrit inéluctablement dans une dynamique transférentielle singulière qui les engage l'un et l'autre. C'est parce que la complémentarité du Rorschach et du TAT permet une évaluation clinique et psychopathologique plus fine et exhaustive que les auteurs de cet ouvrage ont choisi de les rassembler dans une présentation théorique, méthodologique et clinique, particulièrement détaillée et approfondie. En effet, les réponses au Rorschach et les récits au TAT, déterminés par la spécificité de chaque épreuve, mettent en évidence des composantes différentes du fonctionnement psychique.