La croix, la baleine et le canon. La France face à la Corée au milieu du XIXe siècle
Roux Pierre-Emmanuel
CERF
35,00 €
Epuisé
EAN :9782204095082
« Pays du matin calme et royaume ermite » : voilà à quoi se résument bien souvent nos représentations mentales de la Corée. De tels clichés furent néanmoins forgés au cours du XIXe siècle pour désigner le Choson, un vieux royaume pluricentenaire qui refusait apparemment tout contact avec les puissances occidentales, à commencer par la France. Il faut dire que nos missionnaires y prêchaient clandestinement l'Évangile, que nos marins y pourchassaient les cétacés aux abords des côtes, tandis que nos consuls et officiers de marine tentaient d'apporter aux uns et aux autres secours et protection, s'imaginant même y établir une colonie ou un protectorat. Les représentants de Paris agissaient-ils toutefois par simple devoir ou par humanisme envers leurs compatriotes ? Rien n'est moins sûr. Car si la Corée de ce temps-là passait pour un territoire pauvre et enclavé où réduction en esclavage et exécution sommaire guettaient naufragés et missionnaires, sa situation géographique l'élevait précisément au statut de carrefour stratégique, attisant par là même l'intérêt de ses voisins immédiats, ainsi que de toute puissance désirant s'affirmer sur la scène extrême-orientale. Fondé sur des sources pour la plupart méconnues sinon inédites, cet ouvrage éclaire d'un jour nouveau l'histoire des relations internationales et de l'expansion du catholicisme en Asie à cette époque charnière que fut le milieu du XIXe siècle, balayant ainsi l'idée longtemps acceptée d'un simple choc de civilisations entre l'Occident, chrétien et impérialiste, et l'Extrême-Orient, confucéen et refermé sur lui-même. Ce faisant, l'auteur apporte un regard neuf sur l'actualité des relations franco-coréennes au XXIe siècle.--?A country of peaceful mornings, a hermit kingdom' - very often, this is how we perceive Korea in our mind's eye. Yet those clichés took form in the 19th century to describe Joseon, an ancient, centuries-old kingdom which seemingly shunned all contact with western powers, beginning with France. It must be confessed that French missionaries preached the Gospel there clandestinely, and France's sailors hunted cetaceans off its coasts while its consuls and naval officers attempted to provide help and protection to both these groups, imagining that a colony or protectorate might even be established there one day. But were Paris's agents acting purely out of duty, or humanist concern for their compatriots? The point is highly debatable. Korea in those days was regarded as an impoverished and isolated land where slavery or summary execution awaited shipwrecked survivors and missionaries, but its precise geographical situation gave it the status of a strategic crossroads, arousing the interest of both its immediate neighbours and every power wishing to establish itself in the Far East. Based on mostly little-known or unpublished sources, this volume casts a new light on the history of international relations and the expansion of Catholicism in Asia during the pivotal period that was the mid-19th century. The author sweeps aside the long-held concept of a simple clash of civilisations between the Christian, imperialist West and the Confucian, inward-looking Far East and in doing so, casts new light on Franco-Korean relations today.
«La Description illustrée des enfers vivants», publiée à Canton en 1875, est l'un des premiers ouvrages à informer les Chinois de l'existence d'une large gamme de « supplices occidentaux » pratiqués sur leurs compatriotes expatriés. L'ouvrage est une version grand public de deux commissions d'enquête sino-occidentales qui se sont rendues l'année précédente à Cuba et au Pérou afin d'examiner les conditions de vie déplorables des coolies chinois, essentiellement dans les plantations de canne à sucre, mais aussi au sein de compagnies ferroviaires ou sur les îles à guano. Rares sont ceux à avoir pu consulter cet ouvrage, et aucune étude ne lui a encore été dédiée. Le moment nous semble donc propice pour redonner vie à ces « enfers vivants » grâce à une traduction française, qui se justifie d'autant plus que trois des huit exemplaires retrouvés à ce jour sont conservés à Paris.
Mourir en martyr à l'issue de supplices chinois aussi cruels que raffinés : tel est le sort qu'on pourrait croire réservé à tous les missionnaires et leurs convertis dans une Chine impériale tardive où le catholicisme était officiellement proscrit. Pourtant, rien n'est moins sûr. En explorant l'interdiction de cette religion dans l'empire des Qing (1644-1911), ce livre fondé sur un vaste ensemble de sources asiatiques et européennes vient repenser les questions de la répression religieuse et de la rencontre jalonnée de tensions entre la Chine et l'Occident. Il dévoile ce faisant l'émergence d'un panasiatisme antichrétien au sein duquel "repentir" et "abjuration" s'avéraient en réalité les maîtres-mots des autorités. L'auteur offre ainsi une histoire inédite du catholicisme en Chine et chez ses proches voisins d'Asie orientale.
Tiens, regardez-moi cet imbécile ! Il ferait mieux de nous aider à éponger au lieu de se pavaner dans la rue". Le 12 juin 2018, j'ai reçu cette phrase comme un électrochoc : je ne voulais plus être maire, je ne me représenterais pas. Depuis 5 heures du matin, avec mes équipes, nous étions sur le pied de guerre pour limiter les dégâts causés par la crue du ruisseau qui traverse Saâcy-sur-Marne, le village dont je suis le maire. Malgré nos efforts, une vague de boue avait finalement envahi la commune. C'était grave, mais le pire avait été évité. J'étais le maire de ce village, et si les caves étaient inondées, c'était entièrement ma faute... Tout mon engagement au service de ma commune venait de voler en éclats. Je ne voulais plus de cette lutte quotidienne, pris en étau entre les exigences toujours plus grandes des administrés et le désengagement notoire de l'Etat. Je n'en pouvais plus d'essayer de faire mieux avec moins, d'endosser toujours plus de responsabilités avec moins de reconnaissance. Je n'avais plus le courage de continuer. Dans cet ouvrage, j'ai voulu restituer la vie quotidienne du jeune maire d'une commune de 1 800 âmes, mon expérience du terrain, mes indignations comme mes joies, ma solitude face à l'Etat absent ou incompréhensible, ma souffrance devant l'égoïsme des administrés et la violence de la fonction, mes satisfactions aussi, quand je réussis à améliorer la vie du village, ma lutte pour faire revenir des commerçants, pour réhabiliter les rues, renforcer la sécurité... Les maires sont les premiers témoins de l'évolution de notre société et, pour beaucoup, il s'agit même du plus beau mandat de notre République. Je souhaite que mon témoignage, mes suggestions fassent qu'ils soient mieux entendus et, bien sûr, davantage soutenus par leur village, par leur ville, par l'Etat. Pierre-Emmanuel Bégny
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Un document pour accompagner les adultes au sacrement du baptême. Une proposition d'itinéraire en plusieurs rencontres, qui peut élargie aux recommençants.