On connaît tout, ou presque, du spectacle enregistré (cinéma, télévision, disque). Il n'en est pas de même du spectacle vivant, celui qui vient de la rencontre d'un ou plusieurs artistes sur scène avec le public. Univers éclaté et multipolaire (théâtre, danse, musique, variétés...), il est fragile en dépit de ses 10,7 milliards de francs dépensés en 1987, soit un quart de l'ensemble des flux financiers de l'économie culturelle). Au-delà des difficultés de méthode et d'investigation, on sait que la fréquentation du spectacle vivant se maintient positivement au moment même où les entrées au cinéma n'en finissent pas de baisser. Cela s'explique par la diversification des actions culturelles, la multiplication des représentations et des manifestations, la floraison de salles et la demande d'équipements nouveaux et adaptés. La question capitale tourne en fait autour du mode de gestion des ressources humaines de création, de protection et de diffusion ; Bernard Roux met ainsi l'accent sur la politique des emplois et pose le problème du statut des intermittents, même si la gestion doit être améliorée. Ne se contentant pas de fournir beaucoup d'informations inédites, et d'analyser la montée des coûts, la croissance et la diversification des financements publics et privés, l'auteur formule un programme d'action. L'économie du spectacle vivant repose sur deux notions peu liées à la vocation économique : le désir d'une part, la générosité de l'autre. Cela autorise Claude Santelli à réaffirmer : "L'auteur n'est pas mort, l'inspiration libre change d'un coup la couleur d'une époque."
Nombre de pages
192
Date de parution
09/06/1991
Poids
268g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738417695
Titre
L'économie contemporaine du spectacle vivant
ISBN
2738417698
Auteur
Roux Bernard
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
268
Date de parution
19910609
Nombre de pages
192,00 €
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Imaginez ! Vous coulez une vie paisible dans le Var jusqu'au jour où votre quiétude est interrompue par l'arrivée d'un couple sympathique de professeurs d'histoire et d'archéologie. Ceux-ci viennent en effet vous convaincre que votre propriété dissimule un trésor ! C'est ce qui advient à notre héros en semi-retraite, Hippolyte Bousquet, dont l'emploi du temps consistait en quelques travaux des champs, repas roboratifs et relations campagnardes. Sa vie, mais aussi son terrain, vont être bouleversés par la recherche du trésor, source inépuisable de péripéties et de surprises. La collision des deux mondes, paysans versus intellectuels, rats des champs contre rats des villes, est au coeur de cette fable narrée avec une verve toute pagnolesque. Elle s'accompagne d'une petite leçon d'histoire de France, en particulier sur nos ancêtres les Francs.
Personne ne songe à réduire le nombre des décideurs de l'impôt alors qu'ils sont presque 40000. Le faire, modifierait profondément le paysage local et enrichirait l'avenir de la décentralisation. Quel que soit l'intérêt du bilan des départements, leur " évanouissement " libérerait une masse de financements, de moyens, d'énergie au profit des regroupements de communes et des régions. Il en résulterait des modifications importantes pour les communes plus que jamais cellules de base de la vie publique, et pour l'Etat.
Entre 1919 et 1939, dans les murs de l'Académie d'agriculture de France (AAF), l'agriculture a été abordée sous ses aspects économique, sociologique, politique. Quelle vision en résulte-t-il ? Les agriculteurs membres de l'Académie sont des représentants de la grande exploitation à salariés, que soutiennent aussi la majorité des autres membres. L'exploitation familiale est cependant reconnue comme portant les vertus morales que requiert la "démocratie rurale". Le fait social considéré comme le plus marquant de la période est l'exode rural : il constitue une quasi-obsession, en accord avec une réalité productive que ne parvient pas encore à battre en brèche la mécanisation et encore moins une motorisation balbutiante. Jouant son rôle dans la défense de l'agriculture, l'Académie est une tribune où s'exprime la stigmatisation de la fiscalité. La revendication est systématique en faveur de mesures protectionnistes aux frontières. Certaines politiques publiques sont appréciées, comme c'est le cas pour le Crédit agricole mutuel mais, au contraire, d'autres sont fermement critiquées comme celle du Front Populaire et son ONIB (Office national interprofessionnel du blé). Des marchés domestiques, l'Académie a une vision critique, défendant les agriculteurs dans des filières où la commercialisation est dominée par les intermédiaires. Conservatisme, protectionnisme, humanisme vis-à-vis des groupes agricoles défavorisés, défense de l'exploitation à salariés plutôt que l'exploitation familiale, louanges à l'égard de la "démocratie rurale", tels sont les comportements qui conduisent à la vision de l'Académie d'agriculture de France dans l'entre-deux-guerres Un ouvrage important pour comprendre la France rurale de l'entre-deux-guerres et la façon dont certaines élites appréhendent la société de leur temps. Un livre d'histoire qui vient compléter notre connaissance.
Avec le phénomène de différenciation spatiale qui accompagne le fonctionnement de l'économie de marché, s'est dessiné : au cours des dernières décennies, un espace méditerranéen marginal, essentiellement rural, couramment qualifia de "défavorisé". Dans certaines zones, sur la rive nord, on assiste à une dépopulation quasi complète qui remet en question l'utilité sociale de ces territoires. Sur la rive sud, où une nombreuse population demeure présente, tes problèmes sociaux, économiques et environnementaux sont encore plus aigus. Dans ces conditions, envisager le développement dans ces zones en soie d'exclusion semble une gageure face à la puissance des forces économiques dominantes. Pourtant, des volontés et des initiatives d'individus. de communautés, des pouvoirs publics s'efforcent do s'opposer ace mouvement qui semble imparable. d'organisation la "résistance à la marginalisation". Par les travaux qu'il réunit, ce livre veut contribuer à nourrir le dossier de cette "résistance". Il comporte un ensemble de réflexions et de résultats montrant les difficultés rencontrées par ceux qui, dans ces régions, dans tes pays du sud de l'Union européenne et au Maghreb, ne renoncent pas à s'engager dans la voie du développement. Mais il donne aussi des exemples de réussite, d'innovation, de solidarité, en un mot il apporte des raisons d'espérer et au-delà des énorme différences existant entre les deux rives, il invite à renforcer les actions communes pour contribuer à un même objectif : maintenir sur ces territoires une population et une économie dont les fonctions sociale ne soient pas contestées.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...